Environ une cinquantaine de participants, venus essentiellement du Togo, prennent part les 10 et 11 juillet à Lomé à un atelier de formation sur le schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO (SLEC). La rencontre, organisée par l’Association Ouest-Africaine du Commerce Transfrontalier des produits alimentaires, agro-sylvo-pastoraux et halieutiques (AOCTAH), s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme de commerce agricole de la CEDEAO. Financé par la coopération allemande à travers la GIZ, cet atelier vise à permettre aux organisations professionnelles de mieux comprendre le schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO (SLEC) afin qu’elles puissent maîtriser les procédures et bénéficier de ses opportunités.

« La libre circulation des personnes et des biens constitue un grand défi pour la région. C’est dans cette logique que l’AOCTAH a initié une opération Fluidité routière afin de permettre aux acteurs du commerce de vaquer le plus aisément possible à leurs occupations et que la communauté puisse parvenir à un commerce fluide et intégré qui tient compte de la femme dans le commerce transfrontalier », a indiqué Motchosso Justin MATITOMA, Secrétaire permanent de l’AOCTAH. Et d’expliquer le schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO : « Le SLEC est cet outil qui donne un cadre réglementaire à la région afin de permettre à un commerçant de quitter son pays pour un autre pays sans subir autant de tracasseries routières et administratives et qui allège le commerce aux acteurs dans la région ». Cela permettrait, dit-il, de faire passer des denrées alimentaires des pays où il y a de l’excédent à des pays où il y a un déficit, sachant qu’au-delà des questions de denrées alimentaires, les États sont interdépendants et intercomplémentaires.

Détenu par les femmes à hauteur de plus de 90 % selon les études, le commerce transfrontalier des produits alimentaires présente des conditions peu favorables pour les femmes du secteur. D’après le Secrétaire permanent, ces conditions de commerce offrent plus d’opportunités aux hommes qu’aux femmes, ce qui justifie la prise en compte de l’approche genre avec un accent particulier sur les femmes et aussi les jeunes et les personnes à mobilité réduite. Cet atelier de formation intervient à un moment où la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest célèbre ses 50 ans d’existence.

Jacob

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