Un gros camion de collecte des ordures ménagères qui a quitté la direction de la capitale pour se rendre au Centre d’Enfouissement Technique d’Aképé s’est renversé dans l’après-midi de ce mardi 5 août 2025 aux environs de 16 heures à Adidogomé Molo-Molo.

Selon un témoin oculaire de la scène, une riveraine qui était auprès de son étalage de marchandises au moment où le drame se produisait en face de la Pharmacie EL-NISSI, le conducteur de l’engin lourd tentait de se rabattre sur la voie dans le sens normal après avoir emprunté la déviation dans le sens interdit. C’est alors que l’accident est survenu. D’après notre source, le drame n’a pas occasionné de pertes en vies humaines. Toutefois, selon notre constat sur place, le camion est endommagé.
Le contenu du véhicule qui s’est également déversé sur le goudron, répandant une odeur nauséabonde et suffocante dans les parages, a été vite chargé par un autre camion pour la destination finale.
Les forces de l’ordre et de sécurité se sont dépêchées sur les lieux pour faire le constat et assurer l’ordre.

Adidogomé Molo-Molo, un point névralgique

Cet endroit est devenu une zone à haut risque pour la sécurité routière depuis plus de 5 ans. En effet, depuis le début des travaux de réhabilitation de la route Nationale N°5, Lomé-Kpalimé en juin 2020, le sens aller (Lomé-Kpalimé) de la route est bloqué afin de permettre à l’entreprise contractante Ebomaf de pouvoir disposer de l’espace pour ses engins. Mais depuis lors, bien que les travaux ont pris fin, la situation est demeurée telle. L’entreprise a continué son occupation de la voie, entraînant régulièrement des cas d’accidents soldés des moments par des décès et des blessés graves. ‘Ce que nous voyons ici régulièrement est indescriptible. Beaucoup de sang a coulé ici et beaucoup d’âmes ont péri. Aujourd’hui, il a fallu de peu, ce gros camion allait se renverser sur une voiture d’une Auto-école’, a confié la revendeuse.

Une occupation inopportune

Beaucoup d’usagers de cette route s’interrogent au quotidien sur la nécessité d’occupation de cette partie de la voie par l’entreprise. Alors que les travaux ont pris fin (ou pratiquement pris fin), on se demande si l’État togolais n’a pas intérêt à trouver un accord avec l’entreprise Ebomaf afin que la route soit libérée à cet endroit aussi pour éradiquer ou du moins réduire les cas d’accidents dans cette zone.
‘Au cas où Ebomaf aurait toujours besoin d’espace pour ses engins, il y a un terrain vide juste à côté de la Base que l’entreprise pourrait négocier auprès du propriétaire pour le stationnement de ses camions’, a conseillé un passant.

L’État a l’obligation de privilégier la protection, la sécurité et le bien-être de tous ses citoyens au-delà de toute autre considération.

Jacob

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