
L’Association nationale des commerçants et exportateurs de soja (ANCES-Togo) et l’Association nationale pour l’agriculture biologique (ANABIO) ont lancé lundi 11 août 2025 à Lomé, une session de formation pour les acteurs de la filière soja biologique. L’objectif est de les préparer aux nouvelles exigences réglementaires de l’Union européenne (UE) en matière de certification biologique.
Le Togo, leader en Afrique de l’Ouest dans l’exportation de produits biologiques, a occupé à plusieurs reprises la première place régionale et la deuxième à l’échelle continentale. Selon Kokou Tewou, président de l’ANCES-Togo, « l’UE est un marché de richesse qui nous permet de valoriser et rentabiliser notre agriculture ». Cependant, « celui qui détient le marché fixe ses règles ; nous devons nous y conformer pour y accéder ».
Depuis 2022, l’UE a renforcé sa réglementation sur la certification biologique, exigeant des pays fournisseurs qu’ils s’alignent sur de nouvelles normes avant toute exportation. Pour accompagner cette transition, l’ANCES-Togo et l’ANABIO ont invité le CCPB Maroc, organisme de contrôle et de certification agréé selon les standards européens.
Le directeur général du CCPB Maroc, Badr El Fartass, a présenté les principales évolutions réglementaires, notamment celles concernant la certification des groupes de producteurs. « Notre rôle est d’informer nos opérateurs déjà certifiés ainsi que les nouveaux venus sur les changements qui les concernent directement », a-t-il souligné.
Les organisateurs prévoient de multiplier ces sessions pour que tous les acteurs soient prêts lors des collectes et des ventes. « Une réforme n’est jamais facile, mais si nous voulons rester sur ce marché, nous avons l’obligation d’être à jour », a rappelé Kokou Tewou.
Jacob
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