Dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption dans les curricula d’enseignement et de formation au Togo, la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA) a entamé, ce jeudi 21 et ce jusqu’au 22 août 2025, un atelier de validation des outils pédagogiques de l’enseignement secondaire général et technique, l’enseignement supérieur et les centres de formation. Selon le président de la HAPLUCIA, Kimelabalou ABA, ce projet est historique, car il incarne la volonté de notre pays d’investir dans ce qu’il a de plus précieux : sa jeunesse, son avenir, et ses valeurs. ‘La corruption, nous le savons tous, est un mal insidieux qui fragilise nos institutions, détruit la confiance des citoyens dans les institutions et freine le développement. Face à ce fléau, notre pays a choisi d’agir à la racine, en éduquant les apprenants dès le plus jeune âge, aux principes d’intégrité, d’éthique, de redevabilité et de transparence’, a-t-il indiqué. Il a souligné qu’en plaçant la lutte contre la corruption au cœur de l’éducation, le Togo démontre sa volonté tournée vers une transformation profonde des mentalités et la construction d’un pays intègre et prospère. ‘Ce projet n’est pas seulement une réforme éducative. C’est un pari sur l’avenir, un acte de foi en notre jeunesse, une promesse faite aux générations futures. Il témoigne de notre volonté collective de construire un Togo où l’intégrité sera la norme, et non l’exception’, a ajouté M. Kimelabalou ABA.

Au niveau de l’enseignement supérieur, ce projet s’effectuera en fonction du grade. Trois conférences pour les étudiants en parcours Licence, deux pour ceux du parcours Master et un séminaire pour les doctorants. Il s’agira d’expliquer à ces étudiants ce que c’est que la corruption, comment lutter contre la corruption à travers l’éthique et la déontologie, a laissé entendre Candide Achille Ayayi KOUAWO, Enseignant-chercheur, Directeur du Centre de Pédagogie Universitaire (CEPU). ‘Au niveau du doctorat par exemple, nous allons leur proposer un séminaire dans lequel ils vont réfléchir sur notre contexte pour voir si notre contexte est favorable à la corruption et savoir comment, à travers les éléments contextuels de notre environnement socioculturel, nous pourrons trouver des éléments qui nous amènent à mener la lutte’, a-t-il expliqué.

De son côté, Madame Alognon Kayi, experte en élaboration des curricula de formation et inspectrice de l’enseignement technique, a souligné les avancées réalisées dans le cadre de ce projet au niveau du secondaire général et technique. ‘Nous avons élaboré un certain nombre d’outils. D’abord le programme de formation à la lutte contre la corruption, ensuite le manuel de l’apprenant et le guide pédagogique qui va permettre à l’enseignant d’exécuter le programme. Il y a eu, de façon globale, huit leçons retenues et déclinées en vingt-deux capacités’, a-t-elle déclaré, estimant qu’au terme de cet enseignement, les apprenants qui seront formés vont être aptes à devenir des citoyens intègres, incarnant des valeurs désirées pour la société togolaise.

Tout en estimant que le Togo est sur la bonne voie eu égard aux étapes franchies et en envisageant celles à venir, Monsieur Kimelabalou ABA a appelé tous les acteurs impliqués dans cette lutte à rester vigilants, persévérants et unis, car, dit-il, ‘la lutte contre la corruption est un combat de longue haleine, qui nécessite la contribution de tous’.

Jacob

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