Le 9e Congrès panafricain s’est ouvert à Lomé, au Togo, sous le thème « Renouveau du panafricanisme et rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales : mobiliser les ressources et se réinventer pour agir ». La rencontre a réuni des afrodescendants du Brésil, des Caraïbes et de Colombie, ce dernier pays étant invité d’honneur.

Le président du Conseil des ministres du Togo, Faure Gnassingbé, a souligné que l’Afrique et sa diaspora se retrouvaient « à nouveau debout, réunies, conscientes de leur puissance et de leur unité ». Il a affirmé que le renouveau panafricain constituait une nécessité stratégique, que la réforme du multilatéralisme était devenue une exigence, et que la souveraineté africaine passait aussi par la reconquête du narratif et de l’identité du continent.

« Le renouveau panafricain est une nécessité stratégique pour l’Afrique », a déclaré Faure Gnassingbé. « La réforme du multilatéralisme est devenue une exigence pour que l’Afrique puisse prendre sa place dans le monde », a-t-il ajouté.

Le congrès de Lomé est présenté comme une plateforme stratégique pour débattre du rôle de l’Afrique dans la réforme de l’architecture mondiale et du renouveau panafricain. Les travaux incluent la restitution des conférences préparatoires tenues en Afrique du Sud, au Mali, au Maroc, au Congo, en Tanzanie et au Brésil, ainsi que des débats sur plusieurs thématiques.

Les huit commissions thématiques abordent la vision panafricaine pour le XXIe siècle, la réforme du multilatéralisme, la décolonisation des esprits, ainsi que les questions de réparation et de restitution des biens culturels africains.

Le congrès se tiendra jusqu’au 12 décembre et vise à transformer les principes défendus à Lomé en « plan d’action africain crédible et unifié ».

Jacob

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