Les enseignants de l’Université de Lomé ont souligné que l’Intelligence Artificielle (IA), bien qu’utile et importante pour les recherches universitaires, ne saurait se substituer aux réflexions humaines. Réunis le vendredi 23 janvier 2026 à l’occasion d’une conférence de rentrée du Laboratoire d’Analyse des Mutations politico-juridiques, économiques et sociales (LAMPES), sous le thème « L’Afrique et l’intelligence artificielle : enjeux, opportunités et risques », les universitaires ont ouvert le débat sur la contribution d’une technologie qui suscite à la fois admirations et craintes.

Le Docteur BALOUKI Tchilabalo Joseph, Assistant administratif du LAMPES et enseignant vacataire à l’UL, a expliqué que le choix du thème n’est pas anodin. Il répond à une tradition qui consiste à débattre d’un sujet d’actualité ou d’un thème d’intérêt. « Au LAMPES, nous avons une tradition depuis près de 13 ans. Il s’agit de choisir un thème d’actualité ou un sujet qui passionne un membre du Laboratoire, dont il fait un projet d’article ou un projet de thèse de doctorat, pour en faire une conférence grand public », a-t-il souligné.

L’objectif de cette conférence est de susciter la réflexion au sein du grand public pour s’approprier un sujet d’actualité et proposer la contribution du chercheur dans la résolution des problèmes qui se présentent à lui à travers le sujet. « Depuis un certain moment, la question de l’Intelligence Artificielle mobilise les attentions des médias, des chercheurs, des utilisateurs des réseaux sociaux, etc., parce que nous l’utilisons au jour le jour à travers nos portables et autres. Au niveau du Laboratoire, on se pose la question de savoir comment en faire un outil important pour le développement de l’Afrique. La question principale qu’on s’est posée est de savoir si l’Afrique doit être en marge de cette révolution numérique ou si elle doit l’épouser, tout en tenant compte de ses risques et des opportunités qui s’offrent à elle pour pouvoir booster son développement économique, politique et social », a-t-il expliqué.

Le Docteur SONHAYE Napo, enseignant-chercheur à l’Institut des Sciences de l’information et de la Communication et des Arts (ISICA) de l’Université de Lomé, a souligné les avantages que pourrait tirer le continent africain de l’usage de l’IA. Il a notamment évoqué l’utilité de l’IA sur les plans scientifique, économique, social, linguistique, culturel, etc. « L’Intelligence Artificielle permet, tout comme l’arrivée du web, d’avoir des éléments de connaissances qui vont être générés en cas de besoin. Lorsqu’on interroge un système comme si on interrogeait un être humain on pourrait avoir des réponses », a-t-il indiqué.
Il a souligné que le continent dispose des prérequis qui sont des données endogènes mais peu connues mondialement.

À travers ces genres de rencontres, le LAMPES entend apporter des réflexions susceptibles de mûrir et d’aider les décideurs politiques à enclencher le processus de développement à partir des réponses apportées.

Du 6 février à fin mars, le Laboratoire se réunira pour débattre de divers sujets d’actualité et également des mémoires de master et de thèses de doctorat. Un colloque international en hommage à Edem KODJO est aussi prévu pour le mois de juin 2026.

Jacob

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