
Le 2 février, les Togolais ont célébré le retour du Général Gnassingbé Eyadema, quelques jours après être sorti indemne du crash d’avion de Sarakawa le 24 janvier 1974. Ce retour, qualifié de « triomphal », continue de marquer les esprits plus de vingt ans après le décès du miraculé.
Ce lundi 2 février 2026, des Togolais se sont rassemblés sur le terrain derrière le marché du quartier Doumasséssé, communément appelé Adéwui, pour honorer à travers la danse traditionnelle Kamou, la mémoire du défunt et saluer sa vision du nationalisme et son sens patriotique.
« Nous avons organisé cette danse pour commémorer un évènement particulier pour nous les Togolais. Le 2 février marquait le retour de Papa Eyadema après le crash d’avion à Sarakawa. Il avait été victime d’une conspiration du fait qu’il ne voulait pas céder le phosphate togolais aux blancs. Raison pour laquelle on avait cherché à le tuer », a souligné Madame AFO Salibatou, l’une des organisatrices de la danse Kamou.
« J’étais encore enfant. Ce jour-là, maman et moi, nous étions allées au bord de la rivière à Blitta pour laver les habits lorsque nous avons commencé à écouter des cris et pleurs dans le village et nous nous sommes précipitées pour revenir. À notre retour, on nous annonçait que Papa Eyadema était mort dans un accident. Ce n’est que quelques heures plus tard que Papa Eyadema avait annoncé qu’il n’était pas décédé », s’est-elle souvenue.
Pour elle, cette célébration est le signe de l’unité des fils et filles du Togo et la marque d’un climat de paix qui prévaut. C’est pourquoi elle rend hommage aux artisans de cette paix: « Nous remercions le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé pour son engagement en faveur de la paix. Nous disons également merci à nos soldats qui se sacrifient pour que nous dormions paisiblement durant la nuit », dit-elle.
52 ans après ce crash d’avion, les souvenirs restent encore vivaces dans les mémoires.
Le Souverainiste
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