Les travaux du 8e congrès ordinaire de l’Union Nationale des Syndicats Indépendants du Togo (UNSIT) ont démarré vendredi 20 février 2026 à Tokoin CESAL à Lomé.

Placés sous le thème :  »le syndicalisme indépendant et le démantèlement des droits et libertés des travailleurs », cette réunion se tient, selon le Secrétaire Général de l’UNSIT, SENOUVO Vissikou, dans un contexte international et national marqué par la  »primauté de la force sur le droit, pour des boulimies de pouvoirs divers, au détriment du droit qui bride la force pour la justice, pour la justice sociale ».
Pour corroborer le choix de ce thème, le syndicat s’appuie d’une part sur les  »génocides à Gaza et à Goma en RDC », l’enlèvement du couple présidentiel vénézuélien et l’offensive contre le droit de grève ; et d’autre part, sur le contexte national marqué par une vague de  »révisions liberticides et unilatérales » pour affaiblir la protection des travailleurs et leurs organisations.

 »Il n’est pas surprenant qu’une fois le terreau de la régression sociale ainsi préparé, on sort du haut-de-forme gouvernemental le lapin d’un postiche projet de Pacte de stabilité sociale pour une croissance inclusive qui n’est qu’une trêve sociale renommée et habillée pour abuser les travailleurs. L’UNSIT ne laissera pas passer ce cheval de Troyes porteur des plans de famines, plans mortifères de Bretton Woods pour notre pays qui étouffe sous la charge de la dette, conséquence de la mauvaise gouvernance et de la corruption », a mentionné le Secrétaire Général de l’UNSIT, dans son mot de bienvenue.

Le Conseil National du Patronat du Togo (CNP/T) a salué son invitation à ce congrès comme un signe de l’importance accordée au dialogue entre les partenaires sociaux, dialogue indispensable à la construction d’un environnement de travail harmonieux et productif.
 »Le thème retenu interpelle l’ensemble des acteurs du monde du travail. Il nous rappelle que la protection des droits des travailleurs et la pérennité des entreprises reposent sur des valeurs communes: le respect mutuel, la responsabilité et le dialogue sincère. En effet, il n’y a pas d’entreprise forte sans travailleurs respectés, et il n’y a pas de protection sociale durable sans entreprises performantes », a indiqué Madame KLUTSE Kékéli, responsable des affaires juridiques et sociales au Conseil National du Patronat du Togo.

De son côté, Madame TOTO Dzifa, représentante du Ministre de la fonction publique, du Travail et du Dialogue social, dans son discours d’ouverture des travaux, a souligné des mutations économiques; des impacts post-pandémie ; et des avancées technologiques comme l’intelligence artificielle, etc, qui fragilisent certains acquis sociaux. Elle a suggéré en conséquence, le renforcement des mécanismes de concertation.

Prévu pour deux jours, les 20 et 21 février, ce congrès ordinaire dont l’organisation a reçu un appui inestimable de la Régionale africaine de la Confédération syndicale internationale (CSI-Afrique) est un moment clé où le bureau va dresser son bilan d’activités, examiner les forces et faiblesses afin de donner de nouvelles orientations à la lutte syndicale.

Les travaux de ce 8e congrès vont se clôturer ce samedi par l’élection d’un nouveau bureau.

Jacob

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