Conformément aux textes et lois régissant la profession des architectes au Togo, l’Ordre National des Architectes du Togo (ONAT) a rendu public ce mercredi 29 avril 2026 à Lomé, lors d’une conférence de presse tenue en présence du préfet du Golfe, Kossivi AGBODAN, des élus locaux dont le Maire de la Commune d’Agoè-Nyivé 3, Thierry PASSOKI, le Directeur Général de l’EAMAU, Dr Malam Boukar Awa Krou et autres, le nom des architectes inscrits au Tableau de l’Ordre au titre de l’année 2026. Ce tableau référentiel, qui présente les architectes habilités à exercer la profession pour le compte de l’année en cours, comporte 168 architectes assermentés et 68 cabinets d’architecture.

Selon Charles Péyébinesso LIMAZIE, président de l’Ordre National des Architectes du Togo, au-delà d’un simple répertoire, ce tableau remplit une double mission essentielle. Il informe d’une part le grand public sur les professionnels de l’architecture enregistrés et assermentés, offrant ainsi une garantie de compétence et de qualité pour ceux qui recherchent les services d’un architecte pour des projets de construction.
D’autre part, il constitue un outil de régulation indispensable pour les autorités compétentes en fournissant la liste officielle des architectes autorisés à exercer pour l’année en cours. Il permet aux instances gouvernementales, aux organismes de réglementation et aux autres parties prenantes impliquées dans la planification urbaine et la construction de s’assurer que seuls les professionnels qualifiés sont engagés dans la conception et la réalisation des services architecturaux.

« Le tableau de l’Ordre 2026 met en lumière une dynamique encourageante : celle d’une nouvelle génération d’architectes qui rejoint nos rangs aux côtés des professionnels expérimentés dont l’expertise continue de façonner et d’embellir notre paysage bâti », a mentionné le président dans son mot de bienvenue.

De son côté, Patrick Eklu AMENDAH, porte-parole de l’ONAT, clarifie la situation et appelle les populations à penser à leur sécurité à travers la construction de bâtiments qui répondent aux exigences requises.

« Il y en a beaucoup qui exercent illégalement la profession. Et parmi ces personnes, il y a des gens qui n’ont pas la qualification mais qui disposent de la compétence, et d’autres qui n’ont ni l’un ni l’autre.

Nous rappelons qu’on construit pour l’éternité, c’est-à-dire que quand nous construisons, en tant qu’êtres mortels, les ouvrages sont appelés à nous survivre. C’est quelque chose qu’il vaut mieux prendre au sérieux. Si vous allez mettre des ressources que vous avez durement gagnées dans un bâtiment à coût de millions, et que vous ne le faites pas bien, vous n’aurez malheureusement que vos yeux pour pleurer », a-t-il averti.
Selon cet architecte aux multiples talents, toute personne qui exerce le métier sans être reconnue par l’Ordre enfreint la loi et se trouve dans un cadre illégal d’exercice de la profession d’architecte. Et dans de pareilles circonstances, la loi prévoit ce qu’il faut : « Il y a des sanctions disciplinaires qui sont prévues par l’Ordre mais il y a aussi des mesures en termes de droit civil et de droit pénal en fonction du délit qui est commis quand on exerce illégalement la profession. Et dans ce contexte, ce n’est plus l’ONAT qui s’en charge, mais c’est l’arsenal juridique de notre pays qui résout ce problème », a expliqué M. Patrick AMENDAH.

L’Ordre conseille ceux qui ont des projets de construction de se faire accompagner par un architecte dès l’étape d’achat du terrain jusqu’à la construction du bâtiment. Ceci devrait permettre à la fois d’éviter l’acquisition de zones à risques (inondables) et ensuite d’éviter des constructions qui présenteraient des dangers.

Le Souverainiste

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