
Au Togo, l’Association chrétienne pour la gestion des églises (ACGE) multiplie ses actions de formation pour une Église bien aguerrie, performante et plus efficace dans ses missions. Elle a, dans ce sens, organisé le samedi 9 mai dernier à Lomé une session de formation à l’attention des responsables et animateurs de programmes des églises et des réunions chrétiennes.

L’objectif de cette formation est d’outiller les participants, membres des administrations des églises, à approfondir leurs connaissances en vue d’une maîtrise parfaite d’un domaine exigeant rigueur et professionnalisme pour une bonne gestion du temps lors des programmes.
La formatrice, Madame Sobou Akouavi épouse Tchalla, a souligné que cette session de formation vient pallier les difficultés que rencontrent les administrations des églises dans l’organisation des réunions.
»On constate souvent des désaccords, la non-préparation, l’absence d’ordre du jour. Il y en a qui confondent les réunions aux séances de travail », a-t-elle confié. Pour elle, la réunion du jour vise à aider les participants à avoir une idée un peu plus claire et à apporter les ajustements nécessaires pour leurs prochaines activités.

Elle a insisté en outre sur certains points qu’elle juge nécessaires pour l’organisation d’une réunion : une bonne préparation, la mise en place d’un staff complet, la définition d’un ordre du jour clair, ainsi que la fixation de la date et du lieu de la réunion.
L’organisateur de la formation, M. Emmanuel Kodjo Attigan, président de l’Association chrétienne pour la gestion des églises, a convié les participants à garder les outils de la formation pour faire avancer le travail au sein de leur comité.
S’agissant de la thématique »animation des cultes ou programmes religieux », M. Attigan explique :
»Animer un culte ou un programme, c’est retenir une personne et lui transmettre quelque chose. Et pour retenir une personne sur une durée d’une à trois heures, il faut avoir des techniques. Sinon, vous allez faire perdre du temps à la personne, ou physiquement elle sera parmi vous mais ne retiendra rien ».
Selon lui, lorsque les programmes sont mal administrés, cela entraîne le dégoût des participants et les amène à boycotter les prochains rendez-vous.

M. Emmanuel Kodjo Attigan président de l’ACGE
Au terme de la formation, les participants s’en sont réjouis et ont exprimé leur satisfaction par rapport aux nouveaux outils reçus, qui serviront à améliorer leurs prestations.
»Je tiens d’abord à remercier les organisateurs de cette formation. Pour moi, elle a été très utile en ce sens que je fais mes premiers pas dans le comité au sein de mon église. Dès l’annonce de cette réunion, je me suis dit que cela pourrait répondre à mes attentes, au vu des différentes thématiques présentées. Et à la fin, je repars très satisfait du fait que j’ai eu des réponses à beaucoup de questions que je me posais. Je reste convaincu que mes attitudes aux prochaines réunions du comité vont changer et que je pourrai mieux apporter à mon église », a indiqué Dr N’Guessan Kodjo Joël-Fabrice, participant.
À sa suite, la sœur Bernice Sossa s’est déclarée aussi satisfaite d’avoir trouvé des réponses à certaines interrogations. »J’ai posé beaucoup de questions et j’ai eu des réponses. J’ai appris sur l’organisation et le déroulement d’une réunion de comité religieux. J’ai remarqué que c’est un peu différent de ce qu’on a l’habitude de voir dans nos domaines professionnels. Bref, j’ai appris de nouvelles choses que j’essaierai de mettre en pratique. Je suis membre d’un comité. Nous sommes élus nouvellement. Certes, on nous a remis un cahier des charges, mais je ne savais pas concrètement comment m’y prendre. Désormais, je suis mieux aguerrie », a-t-elle confié.

Depuis sa création, l’ACGE se positionne comme un partenaire non négligeable pour les Églises, multipliant ses actions dans les domaines tels que la formation des responsables ou des membres des comités d’églises, l’évangélisation, l’humanitaire et la logistique.
Le Souverainiste
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