
Pour une fois encore, le public togolais a démontré son intérêt pour le 7ᵉ art. Ils étaient nombreux, hommes, femmes et jeunes, à se masser ce dimanche 23 août 2026 sur l’esplanade de la Blue Zone de Cacaveli pour suivre en avant-première le chef-d’œuvre localement pensé, tourné et réalisé. Une œuvre qui répond aux aspirations profondes des citoyens togolais qui se sont vus et reconnus dans les rôles et gestes incarnés par chacun des personnages de ce film baptisé SIKAVI.
Long métrage d’une heure cinquante-cinq minutes, 1h55, cette œuvre filmique parle, selon Oureya-Molla Ismail, Producteur-Réalisateur et co-scénariste de SIKAVI, des difficultés de l’entrepreneuriat au Togo, en Afrique et dans les autres contrées du monde.
»Dans ces difficultés, il y a le combat qu’on mène pour pouvoir espérer un jour atteindre le sommet », a-t-il dit au sujet de l’œuvre, ajoutant : »C’est l’histoire de toute l’équipe qui se retrouve autour de ce projet pour faire en sorte que ce projet cinématographique rassure qu’on peut vivre du cinéma au Togo. C’est aussi le rêve de tout un chacun à travers ce film. Tout entrepreneur doit se dire que peu importe ce que j’entreprends, je dois arriver à vivre de cela ».
Cette thématique, ou mieux ces thématiques développées, ont pleinement reçu l’assentiment du public loméen qui n’a pas voulu se faire raconter l’événement.
»Pour moi, c’est un pari gagné. Je dis un sincère merci à ce public. Il est sorti massivement parce qu’il est intéressé par ce que nous lui avons proposé », a indiqué le producteur et réalisateur.

Oureya-Molla Ismail Producteur-Realisateur et Co-scénariste
M. Oureya-Molla Ismail fait également une autre lecture de la situation :
»Ça veut dire qu’en réalité on a du potentiel ici. Très souvent les gens disent qu’il n’y a pas de cinéphiles au Togo. Mais ce soir, on a la preuve qu’il y a un public qui est là et qui n’attend que de se voir représenté à la télé, qu’on ne parle que de lui à la télé, de son quotidien et non du quotidien d’autres peuples. Le Togolais a envie de se voir à l’écran à travers des acteurs de ce film. C’est ça notre quotidien. C’est ce qu’il faut porter, se valoriser et valoriser le Togo ».
Des difficultés similaires à celles des entrepreneurs
Abordant l’aspect lié aux difficultés rencontrées lors de la production de ce film, il a souligné qu’elles ne sont pas différentes de celles que rencontrent les autres entrepreneurs : la mobilisation des fonds.
»Comme tout entrepreneur, on n’a jamais le budget de ses rêves pour réaliser ses projets. On commence avec ce qu’on a, en espérant que la qualité du travail va toucher les cœurs et les âmes ».
Le rendez-vous est donné au public sur le terrain d’Adidogomé Franciscains le 25 octobre 2026 pour la prochaine projection.
Le Souverainiste
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