Lomé : la jeunesse francophone formule ses propositions avant le Sommet de Phnom Penh
Le Réseau international de la jeunesse de la Francophonie (RIJF) réunit les 1er et 2 octobre 2026 à Lomé des jeunes venus de plusieurs régions de l’espace francophone, dans le cadre de la Consultation jeunesse officielle organisée en amont du 20e Sommet de la Francophonie prévu en novembre à Phnom Penh, au Cambodge.
Organisée avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie et l’accompagnement des acteurs togolais, la rencontre, placée sous le thème « Réinvestir dans la paix pour une prospérité partagée et une stabilité durable », vise à faire émerger des propositions concrètes portées par la jeunesse et susceptibles d’être présentées aux chefs d’État et de gouvernement.
Pendant deux jours, les participants travaillent en groupes sur l’emploi, la formation professionnelle, l’entrepreneuriat et l’autonomisation, afin de transformer les constats issus des consultations menées en amont en recommandations réalistes.
À l’ouverture, Agano Dogbéda, secrétaire général du ministère délégué chargé de la Jeunesse et des Sports, a souligné que « cette rencontre ne constitue pas une simple activité préparatoire ». « Elle offre aux jeunes l’occasion de partager leurs expériences, d’exprimer leurs attentes et de formuler des propositions concrètes en faveur d’une Francophonie plus proche de leur réalité », a-t-il ajouté. Aussi a-t-il indiqué que la participation des jeunes « ne doit pas être symbolique, elle doit plutôt être effective, structurée et suivie des faits ».
Madame Caroline St-Hilaire, administratrice de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a insisté sur la nécessité d’investir dans la jeunesse : « investir dans la formation des jeunes, c’est aussi investir dans la stabilité de nos sociétés », a-t-elle soutenu, rappelant aux jeunes : « Nous ne vous avons pas réunis pour vous demander ce que vous pensez. Nous vous avons réunis pour savoir ce que vous proposez ».
Dans cet ordre d’idées, Omar Didi, président du RIJF, a exprimé aux participants les attentes du réseau à l’issue de la réunion de Lomé : « Nous souhaitons avoir des résolutions très concrètes, des propositions réalistes, qui pourront être portées lors du Sommet ».
Pour lui, l’idée est de « transformer les préoccupations en propositions, puis en actions ».
Ces travaux à Lomé servent d’étape préparatoire et constituent une occasion pour la jeunesse francophone de faire entendre sa voix lors du Sommet de Cambodge.
La rédaction