• Mobilisation des ressources financières au profit des communes:  »Nous sommes ressortis suffisamment édifiés et aguerris pour mener à bien nos responsabilités », Me Amenyenou Kokou, Maire de Golfe 6

    Des maires et représentants des mairies des Communes Golfe 1, 4, 5 et 6 ont été formés du 17 au 19 août 2026 à Lomé sur  »la mobilisation des ressources financières » des collectivités territoriales.

    Cette rencontre s’inscrit dans une série de formations menées par l’Agence Nationale de Formation des Collectivités Territoriales, ANFCT, qui vise à outiller les acteurs communaux sur les techniques de mobilisation des ressources financières.

    Au terme des trois jours de formation, formateurs et participants se sont prononcés sur l’importance de cette rencontre.

    *« On ne peut pas seulement compter sur les ressources internes »*

    Du côté de la Commune Golfe 6, Maître Amenyenou Kokou, Maire de la localité, qui a pris personnellement part à cette formation, a souligné que la mobilisation des ressources financières constitue un gros problème pour les collectivités territoriales. 
     »Nous avons besoin d’argent. Et cela doit provenir à la fois des concitoyens, des partenaires, des subventions et dotations de l’État », a-t-il indiqué, évoquant la nécessité de savoir mobiliser ces ressources pour les mettre à profit et développer les différentes communes.

    Sous l’expertise du formateur, les participants se sont imprégnés des différentes catégories de ressources financières. Ils ont également passé en revue les stratégies et les bonnes pratiques pour bien mobiliser les ressources et en faire un usage optimal.

    Par ailleurs, Me Amenyenou Kokou a salué cette formation en ces termes :  »Cette formation m’a permis de consolider certaines connaissances, surtout sur la répartition des ressources financières territoriales. Et aussi, du côté des ressources financières externes, j’ai appris comment arriver à mobiliser beaucoup plus de ressources extérieures, car on ne peut pas seulement compter sur les ressources internes pour développer la commune. Il faut s’appuyer sur les ressources internes et aller vers l’extérieur. À partir de cette formation, nous avons été outillés sur la façon dont nous pouvons aller chercher ces ressources à l’extérieur », s’est félicité le Maire, ajoutant :  »On est ressorti suffisamment édifiés et aguerris pour pouvoir mener à bien nos différentes responsabilités ».

    *3 modules au programme*

    Pour l’Inspecteur Central du Trésor, Tomassi Pirénam, Consultant, trois modules ont été principalement abordés au cours de la formation : le cadre juridique et les ressources financières des communes; l’organisation et le fonctionnement des régies et les procédures de mobilisation des ressources.

    À travers cette initiative, l’ANFCT veut permettre aux collectivités territoriales d’augmenter leurs ressources financières pour répondre aux besoins de fonctionnement et aux investissements des communes.

    Jacob Koffi ATALI

  • Environnement : L’ONG ENPRO forme les techniciens municipaux du Grand Lomé sur la réduction du sable dans les déchets

    Un atelier de formation réunit ce mercredi 19 août 2026 à Lomé des techniciens des municipalités du Grand Lomé autour de la gestion durable des déchets.

    Organisée par l’ONG ENPRO sous le thème:  »La réduction du sable dans les déchets », la rencontre vise à soutenir les efforts engagés par ces communes dans leur politique de gestion des déchets. Bien que des progrès soient palpables, le Directeur Exécutif de l’ONG ENPRO note qu’aucun accent particulier n’est mis sur la réduction du sable dans les déchets.

     »C’est un problème épineux. Le sable n’est pas en réalité un déchet. Il est important de former les représentants des services techniques afin qu’ils s’imprègnent des techniques nécessaires pour l’amélioration de la gestion des déchets dans les communes », a expliqué Adam Abdoulaye, Directeur Exécutif d’ENPRO.

    Des conséquences concrètes sur les infrastructures et les décharges

    Au cours de cette session, les participants prendront conscience de la présence du sable dans les déchets et seront dotés des outils nécessaires pour une gestion des déchets sans sable.
     »Il est aussi question de les amener à comprendre, dans leur plan communal, la nécessité de prévoir des fonds pour la réduction du sable à la base », a-t-il ajouté.

    Selon le Dr Ingénieur Tcha-Thom Maglwa, Expert contrôle qualité, eau, sol et environnement, le sable constitue 50 à 60% des déchets dans certaines communes et 30 à 40% dans d’autres communes où les cours des maisons sont moins sableuses.
     »Ces pourcentages restent toujours élevés », a-t-il insisté.

    Il a souligné les conséquences de cette problématique :  »On se rend compte que la moitié de nos déchets sont constitués de sable. Et quand ces déchets sont enlevés des maisons, on emporte aussi du sable. Du coup, les maisons peuvent s’écrouler plus facilement », dit-il.

    Par cette action, l’ONG ENPRO milite également pour le rallongement de la durée de vie des Centres d’Enfouissement Technique (CET) qui accueillent les déchets.
     »Les sites de décharge des CET sont conçus pour recevoir des déchets. Si ces déchets sont mélangés au sable, il est difficile de les gérer. Or, il existe des techniques pour les déchets fermentescibles, les déchets plastiques et autres. Mais si les déchets arrivent mélangés avec du sable, cela pose un problème de gestion et entraîne le remplissage rapide de ces centres, dont la durée de vie prévue se trouve réduite par la présence du sable », alerte M. Adam Abdoulaye.

    ADAM Abdoulaye, Directeur Exécutif ENPRO

    Capitaliser sur les expériences pilotes

    Forte des résultats concrets obtenus lors d’expériences pilotes avec les ménages en 2011, qui ont permis de faire passer le taux de présence du sable dans les déchets de 50% à moins de 10%, l’ONG compte s’appuyer sur ces outils afin de partager plusieurs stratégies : d’abord au niveau des ménages, ensuite au niveau des centres de transit communaux, et enfin dans les CET qui constituent les points finaux d’élimination de ces déchets.

    Engagée dans la protection de l’environnement à travers des actions concrètes : collecte des déchets ménagers et plastiques, transformation en compost écologique, réduction de la pollution urbaine, sensibilisation des populations aux bonnes pratiques d’hygiène et de gestion des déchets, ENPRO se donne pour mission d’améliorer durablement le cadre de vie et de contribuer à une économie circulaire locale.

    LE SOUVERAINISTE

  • Miss Grand Aflao : la nouvelle reine de beauté a pour nom BYLL CATARIA Ahlimba Catherine

    La 10ᵉ édition de Miss Grand Aflao a connu son épilogue dans la soirée du 15 août 2026 à la Maison des Jeunes d’Amadahomé. Après le suspense, le jury a porté son choix sur Mademoiselle BYLL CATARIA Ahlimba Catherine. La nouvelle reine de beauté est âgée de 20 ans, mesure 1,70 m et pèse 55 kg. Elle succède à Mlle Yawavi Christine Kpetigo qui a porté cette couronne au cours des douze derniers mois.

    Toute heureuse, BYLL CATARIA Ahlimba Catherine, candidate numéro 6, a laissé entendre que son sacre est le fruit de ses efforts, de sa détermination et de son respect à l’égard des règles.  »Je ne m’y attendais pas. Donc je suis très ravie », a-t-elle confié, invitant chacun à persévérer dans son rêve.  »Ambassadrice de la sécurité routière », elle lance un appel à tous les Togolais au respect du code de la route afin de réduire, ou mieux, éviter les accidents de circulation.

     »Qu’allons-nous faire pour réduire le taux d’accidents au Togo ? », c’est la question principale qui a permis au jury de départager les candidates.

    Cet événement, Miss Grand Aflao, qui rassemble les candidates des deux Communes de la communauté Aflao (Golfe 7 et Golfe 5), a une spécificité très fascinante. Bien qu’il fasse appel à l’identité de la communauté Aflao, il reste ouvert à toutes les jeunes filles d’ethnies différentes mais résidant sur le territoire d’Aflao. C’est justement cette opportunité qui a permis à BYLL CATARIA Ahlimba Catherine, étudiante en 2ᵉ année de Droit, de pouvoir se porter candidate avec, à la clé, le sacre.

    Comme récompense, elle remporte une moto et bénéficie d’un véhicule de fonction mis à sa disposition par le comité d’organisation pour assurer ses missions durant son mandat.

    Pour Jules Azanledji, promoteur de Miss Grand Aflao, cette initiative vise à valoriser la jeune fille d’Aflao en mettant un accent particulier sur son éducation.
     »Nous organisons cet événement chaque année pour soutenir et motiver les jeunes filles », a indiqué M. Azanledji.

    Selon le promoteur, l’accent mis lors de cette édition sur la sécurité routière s’explique par les nombreux cas d’accidents qui se produisent sur nos routes.  »Nous pensons donc qu’il est nécessaire de sensibiliser la population pour la diminution du taux d’accidents chez nous au Togo. C’est pourquoi nous avons choisi de coupler Miss Grand Aflao avec le titre d’Ambassadrice de la sécurité routière », a-t-il clarifié.

    Bien que le choix de la candidate numéro 6 n’ait pas comblé l’attente d’un nombre important du public, le promoteur estime que seul le jury a compétence à départager les concurrentes.
     »À chaque examen il y a des gens qui réussissent et d’autres qui échouent. Si le jury fait son choix, en tant qu’organisateur je ne peux rien décider. Parmi les 5, il n’y aura qu’une seule Miss », a rétorqué M. Jules Azanledji, très satisfait de l’aboutissement heureux de cette 10ᵉ édition.

    L’édition 2026, qui marque le 10ᵉ anniversaire de l’événement, a été célébrée de façon spéciale sous le regard bienveillant du représentant du ministère de la Culture, du Tourisme et des Arts, en présence de la Sénatrice-Maire Pascaline Dangbui de la Commune Golfe 7, du représentant du Maire de la Commune Golfe 5, des chefs traditionnels et autres.

    Au nom de la communauté Aflao, M. Jules Azanledji, président du comité d’organisation de l’événement, a exprimé sa gratitude à l’École Supérieure de Gestion, d’Informatique et des Sciences, ESGIS Togo, pour l’octroi chaque année de bourses aux jeunes filles de la communauté.

    Il a également renouvelé le même sentiment de gratitude à M. Roland TOMI, parrain de l’événement qui a fait honneur au comité d’organisation en revenant spécialement de la Belgique pour assister à ce 10e anniversaire.

    Acteur de développement communautaire, M. Jules Azanledji se présente comme un digne fils d’Aflao, multipliant les initiatives de rassemblement des jeunes autour des valeurs de paix et de cohésion sociale, conditions sine qua non pour enclencher la dynamique de développement à la base. En témoigne l’événement Miss Grand Aflao.

    Le Souverainiste

  • Gouvernance durable : Le Togo, pionnier en Afrique de l’Ouest, pérennise son Budget Vert pour 2027

    Pionnier en matière de budgétisation verte en Afrique de l’Ouest francophone depuis le lancement de sa phase pilote en 2024, le Togo poursuit la consolidation de ses acquis en matière de gouvernance financière durable. Du 10 au 21 août 2026, la Direction Générale du Budget et des Finances (DGBF) réunit à Lomé des points focaux sectoriels pour marquer le coup d’envoi de l’élaboration de la 4ᵉ édition du document de Budget Vert, qui sera annexée au projet de loi de finances pour l’exercice 2027. Après une première édition en 2024 axée sur 9 ministères pilotes, une deuxième en 2025 étendue à 24 ministères et institutions, puis l’institutionnalisation complète de la démarche en 2026 à l’ensemble de l’administration publique, cette quatrième édition témoigne de la pérennisation et de la maturité du dispositif togolais. Organisés avec l’appui du Projet de Modernisation de l’Administration Publique pour la Délivrance des Services (PMADS), soutenu par la Banque mondiale, et l’assistance technique du conseiller résident du Fonds Monétaire International (FMI), les travaux visent à adapter la programmation budgétaire nationale face à l’accroissement des risques climatiques tels que les inondations, les sécheresses et l’érosion côtière.

    À l’entame des travaux, M. SOVI Koku, Directeur des études et analyses budgétaires, dans son mot d’ouverture de cette rencontre, a appelé les participants à s’approprier les méthodologies de marquage conformément à ce que prévoit le guide.

    Avant de clore ses propos, il a souhaité à tous de très bons travaux, exhortant les experts à s’impliquer chacun en ce qui le concerne dans son département pour la réussite de cet atelier consacré à l’élaboration du 4ᵉ document de  »Budget Vert ».

    Pendant deux semaines, les participants, répartis en deux vagues de travail, mèneront, sous la conduite du noyau Budget Vert chapeauté par Madame KOUHOUE S. Akouvi Valérie, point focal national Budget Vert, le marquage systématique des activités, projets et lignes budgétaires. À travers des outils d’analyse affinés et l’arbre de décision méthodologique, les équipes ministérielles s’attelleront à catégoriser l’impact environnemental des dépenses, à définir des indicateurs de performance clés au sein des documents de programmation pluriannuelle (DPPD-PAP) et à rédiger le projet narratif consolidé de ce 4ᵉ document de budget vert.

     »Il sera question au cours de cet atelier d’analyser et de codifier les activités contenues dans les actions et programmes des ministères et institutions. C’est également l’occasion d’analyser les activités contenues dans les PTBA des ministères et de voir leurs impacts par rapport au climat et à l’environnement. Il s’agira de voir si l’activité contribue à la lutte contre les changements climatiques ou à la protection de l’environnement. Les activités seront analysées en fonction des 6 marqueurs du Budget Vert retenus par le Togo, à savoir l’adaptation, l’atténuation, la préservation de la biodiversité, la gestion des ressources en eau, la lutte contre la pollution et la gestion des déchets », a-t-elle expliqué.

    En poursuivant cette dynamique pionnière, le Togo réaffirme son leadership régional en matière de soutenabilité budgétaire et de transparence climatique.

    LE SOUVERAINISTE

  • Défense-Sécurité : Vaste remaniement à la tête de l’armée togolaise

    Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a procédé le lundi 17 août 2026 à un important réaménagement au sein de l’appareil militaire et sécuritaire togolais. Huit décrets ont été signés, portant nomination à des postes stratégiques au sein des Forces Armées Togolaises, FAT, des services de renseignement et de l’aviation civile.

    La nomination phare porte sur le colonel Tchakpelé Aklesso. Élevé au grade de général de brigade, il est désormais le nouveau chef d’état-major général des FAT. À ce titre, il sera chargé de coordonner l’ensemble des composantes de l’armée et d’assurer l’exécution des grandes orientations nationales en matière de défense et de sécurité.

    Le mouvement touche aussi les commandements. Le colonel Combatté la Tiambé a été nommé chef d’état-major de l’Armée de terre. Le colonel Idrissou Abdu Ahabou, lui, prend les rênes de l’Armée de l’air. Quant au colonel Kilimou Mazama Esso, il devient chef d’état-major particulier du Président du Conseil.

    Côté renseignement, un changement intervient également. Le colonel Akapo Ayewalani est nommé directeur général de l’Agence Nationale de Renseignement, ANR. Il sera secondé par Samarou Essowoè, nommé directeur général adjoint.

    Dans le secteur de l’aviation civile, le général de brigade aérienne Mama Essomna a été nommé à la tête de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile, ANAC. Il aura pour mission de poursuivre la supervision et la régulation du secteur.

    Par ces huit décrets, les autorités togolaises réorganisent plusieurs postes clés de la défense, du renseignement et de l’aviation civile. Les nominations entrent en vigueur dès leur publication au Journal officiel.

    LE SOUVERAINISTE

  • DUNENYO ZĀ 2026 : les communautés de Bè, Agoè et Aflao célèbrent la jeunesse et la femme pour un développement durable

    Dans une grande ferveur, les communautés autochtones du Grand Lomé, Bè, Agoè et Aflao, ont célébré ce samedi 15 août 2026 sur le terrain d’Adidogomé Franciscains, la 8e édition de leur fête traditionnelle DUNENYO ZĀ.

    Placée sous le thème :  »Avec Dunenyo zā, valorisons la jeunesse et la femme, acteurs de développement durable », cette rencontre à la fois culturelle et cultuelle vise à renforcer l’union et la cohésion entre les peuples de Bè, d’Agoè-Nyivé et d’Aflao. Elle est aussi une occasion majeure de transmission du patrimoine, des us et coutumes, aux nouvelles générations.

    Rassemblant chaque année autorités politiques, administratives, coutumières, religieuses, cadres et natifs de ces communautés, ainsi que les populations du Grand Lomé, Dunenyo zā constitue également un véritable moment de brassage entre autochtones et allochtones.

    Le gouvernement salue une fête d’unité et de mémoire

    Représentant le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, le ministre de la Culture, du Tourisme et des Arts, Isaac TCHIAKPE, a transmis les salutations fraternelles du Chef de l’État à l’assistance.

     »Ce rendez-vous qui nous réunit dans un même élan, nous les communautés Aflao, Agoè-Nyivé et Bè, liées par la culture et un destin partagés, mérite que la présence des plus hautes autorités soit manifeste », a-t-il déclaré. 

     »Il vous adresse ses pensées fraternelles et formule le vœu que cette 8e édition de Dunenyo zā soit un moment de joie, de paix et de renouvellement de notre engagement collectif en faveur de l’unité et du développement », a-t-il poursuivi.

    Pour le ministre, cette fête dépasse le cadre festif. C’est  »un espace de mémoire et de transmission, un moment privilégié où les fils et filles d’une même communauté, liés par la même histoire, se retrouvent pour célébrer leurs racines, raffermir leurs liens et renouveler leur attachement aux valeurs qui fondent leur identité ».

    Une édition saluée comme une réussite

    Démarrée depuis le 6 août avec plusieurs activités, la 8e édition a connu son apothéose ce samedi à Lomé.

    La présidente du comité d’organisation, Madame GOZO Assoupui épouse APEZUKE, s’est dite pleinement  »satisfaite ». Elle a profité de l’occasion pour adresser  »du fond du cœur » ses remerciements à tous ceux qui ont contribué, de près ou de loin, à la réussite parfaite de cette fête.

    La mobilisation a été forte. Étaient présents : le Président de l’Assemblée nationale, Professeur Selom Komi KLASSOU, les ministres Hodabalo AWATE, Isaac TCHIAKPE, Koamy GOMADO, le député et 4ᵉ vice-président de l’Assemblée nationale, l’honorable DZREKE Ayao, ainsi que des préfets, des maires et de nombreuses autres personnalités, venus rehausser l’éclat de cette célébration aux côtés des cadres et des filles et fils des communautés.

    Jacob Koffi ATALI

  • Kléber Dadjo : le Colonel Dokissim Gnama Latta rend hommage à l’homme et salue la mémoire de feu Président Général Gnassingbé Eyadema

    Il est aujourd’hui considéré comme la voix la plus crédible et la plus écoutée du secteur aéronautique au Togo.
    Pilote de formation, il a occupé plusieurs fonctions de direction dans le secteur de l’aviation civile au Togo, notamment à la tête de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC-Togo) et de la Société aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT). Il a également exercé des responsabilités gouvernementales comme ministre de la Sécurité et de la Protection civile

    Durant des années, le Colonel Dokissim Gnama Latta a bâti une réputation qui dépasse le cadre national et sous-régional, faisant du Togo un modèle en matière de sécurité et de sûreté aériennes en Afrique.

    Architecte de cette montée en puissance, il s’impose par son expérience et sa perspicacité. Son leadership, en phase avec la vision du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, de faire de l’Aéroport International Gnassingbé Eyadéma un véritable hub, a permis au Togo, avec à sa tête, son Président Faure Gnassingbé, d’être désigné Champion du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA) par l’Union africaine en mai 2018.

    Un témoignage sur le Président Kléber Dadjo

    En pleine période de réhabilitation des grandes figures de l’histoire nationale, le Colonel Dokissim Latta a livré un témoignage poignant sur le Colonel Kléber Dadjo, à l’occasion de la dédicace le 6 août 2026 à Lomé, de l’ouvrage « Le Soldat Kléber Dadjo » du Dr Wiyao Evalo.

    Pilote sous l’ère du Général Gnassingbé Eyadéma, il raconte l’insigne honneur qu’il a reçu : aller chercher à Niamtougou l’ancien Chef de l’État, Kléber Dadjo, malade, pour le ramener à Lomé.

     »Le feu Président Gnassingbé Eyadéma m’a appelé. J’étais lieutenant pilote à l’époque. Il m’a dit : Latta, il faut aller à Niamtougou. Le Président est malade. Il faut l’amener pour les soins à Lomé. Je lui ai répondu : À vos ordres, mon Général », se souvient-il.

    Arrivé sur place, le Président Dadjo, informé de la mission, l’accueille avec chaleur :

     »Latta, c’est Defalé ça ! C’est ton Papa le Chef Canton Latta ? »
     »Oui, mon Président », répond-il.
     »Je suis déjà guéri. C’est mon fils qui est venu me transporter pour Lomé. Je suis déjà guéri. »

    Décollage à 15h30 de Niamtougou pour Lomé. En vol, le Président quitte sa place pour venir dans le cockpit.

     »Il a dit qu’il ne savait pas que nous, les fils du Togo, on savait piloter ces avions. Dieu faisant, on a fait un vol exceptionnel », témoigne le Colonel avec émotion.
     »C’est un insigne honneur pour moi », répète-t-il.

    Hommage national à Siou le 12 août 2026

    Quelques jours plus tard, le 12 août 2026 à Siou, dans la préfecture de Doufelgou, le Colonel Latta a repris ce même témoignage devant l’assistance, lors de l’hommage national du Haut Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale, HCRRUN, au Colonel Kléber Dadjo.

    Il a salué la mémoire du Général Gnassingbé Eyadéma,  »Père de la Nation », pour sa sollicitude :
     »Le Président feu Eyadéma suivait tout le monde. Que ce soit dans la santé, le progrès, dans toutes les régions. Il suivait même le Président Kléber qui était venu rester chez lui ici à Siou. N’est-il pas un Père de la Nation ça ? »

    Le Colonel Latta a également salué la vision du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, d’honorer la mémoire du Président Kléber Dadjo. Il a enfin félicité la Présidente du HCRRUN, Madame Awa Nana Daboya, et son équipe pour le travail accompli en faveur de la réhabilitation de l’histoire du Togo.

    ATALI Koffi Jacob

  • Journée scientifique à Lomé : Quelle protection pour les enfants dans le numérique ?

    La protection des enfants dans le numérique face à la montée fulgurante des technologies dans notre monde actuel constitue un sujet de préoccupation. Pour plancher sur la question, des acteurs œuvrant dans le domaine de la protection des enfants, universitaires, magistrats, experts, organisations de la société civile et médias se sont réunis ce jeudi 06 août 2026 à l’Université de Lomé, à l’occasion d’une journée scientifique autour du thème :  » La protection des enfants et jeunes à l’ère du numérique  ».

    La rencontre, organisée par Creuset Togo en collaboration avec APPRODAF (Association pour la Promotion des Droits Africains), grâce au soutien financier de Sweden Sverige (agence suédoise pour le développement international), de Plan International Togo et de Compassion International Togo, s’inscrit dans le cadre du projet  » Space to Lead » qui vise d’une part à contribuer au renforcement des capacités des organisations de la société civile et à répondre à la situation des violences faites aux enfants et aux jeunes en milieux scolaire, extra-scolaire et familial, et d’autre part à assurer la protection des enfants. C’est donc sur le volet protection de l’enfance qu’est organisée cette journée scientifique.

    Lors de la cérémonie d’ouverture, M. Moukpè Essodéké, Directeur exécutif de Creuset Togo, a souligné que cette journée est une occasion pour  »construire une protection numérique digne pour nos enfants ».

    Pour l’ONG chrétienne Compassion International Togo, dont le Directeur national est représenté à cette occasion par la Docteure Amedegnato T. Viwotim, responsable de programme, la synergie d’actions entre les différents acteurs pour assurer la protection des enfants dans le numérique s’avère indispensable.
     » La protection des enfants dans l’environnement numérique ne peut pas être assurée par un seul acteur. Elle exige une collaboration étroite entre les pouvoirs publics, les organisations de la société civile, les communautés, les familles, les établissements scolaires, les leaders religieux, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les entreprises du numérique », a-t-elle indiqué.

    Selon Abdoul-Baki Labodja, Directeur du développement de programme et de l’influence, représentant le Représentant résident de Plan International Togo,  » Le numérique est l’une des plus grandes opportunités offertes à cette génération d’enfants et de jeunes, mais il est également devenu l’une des plus grandes menaces pour la protection de leurs droits ».

    Le cyberharcèlement, les violences basées sur le genre facilitées par les technologies, l’exploitation sexuelle en ligne, l’usurpation d’identité, les atteintes aux données personnelles, l’escroquerie, l’exposition à des contenus préjudiciables pour les enfants : ces vulnérabilités rappellent que les droits des enfants doivent être protégés de manière significative dans l’espace numérique comme dans l’espace physique, a-t-il souligné.

    Dans son allocution d’ouverture, le Directeur Général de la protection de l’enfance, Kondoh Kandalé, a souligné les avancées notables des technologies offrant des possibilités d’apprentissage et de formation aux jeunes et aux enfants. Toutefois, il a également martelé que derrière ces avancées se cachent des défis liés à la désinformation et aux contenus haineux générés par des algorithmes sophistiqués.
    Face à ces défis, il a rappelé que l’État, ayant pris des dispositions légales qui encadrent la protection de l’enfance au Togo et souscrit aux engagements internationaux, continentaux et mondiaux, à travers la ratification de certaines conventions, continuera de jouer son rôle de protection des enfants.

    Au programme de cette journée : des communications, des panels et des débats pour enrichir les réflexions.

    Les conclusions issues de cette journée scientifique devront permettre de renforcer le cadre juridique et les politiques publiques de protection des enfants dans l’environnement numérique, et de consolider une véritable alliance entre les pouvoirs publics, les universités, les organisations de la société civile, le secteur privé, les médias, les plateformes numériques et les partenaires techniques et financiers.

    Jacob Koffi ATALI

  • Blitta : les gouverneurs et préfets évaluent leur action et préparent la suite de 2026

    La ville de Blitta accueille depuis ce mercredi le Séminaire national des gouverneurs et préfets, organisé par le ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières. Pendant deux jours, à l’Agence nationale de formation des collectivités territoriales (ANFCT), les premiers représentants de l’État dans les régions et préfectures dressent le bilan du premier semestre 2026, partagent leurs expériences et définissent les priorités pour les mois à venir.

    Le préfet de Blitta, M. Mani Anakpa, a souhaité la bienvenue aux participants au nom des populations, saluant le choix de sa localité pour abriter cette rencontre stratégique.

    Ouvrant les travaux, le ministre Col. Hodabalo Awaté a inscrit le séminaire dans la dynamique de transformation de l’État impulsée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. Pour lui, il ne s’agit pas d’une simple réunion administrative mais d »un véritable exercice de responsabilité collective ».

    _ »Nous sommes venus regarder lucidement le chemin parcouru, mesurer objectivement nos performances et identifier sans complaisance nos insuffisances »_, a-t-il déclaré.

    Dans un contexte de consolidation de la Ve République et de montée de la décentralisation, il a rappelé que les gouverneurs et préfets sont les principaux artisans de la présence de l’État. Il a plaidé pour _ »une République de proximité où l’État est présent, attentif et à l’écoute des réalités locales »_.

    Le ministre a salué les efforts en matière d’ordre public, d’accompagnement de la décentralisation et de prévention des crises, tout en appelant à plus d’écoute, de responsabilité et de propositions.

    Au programme : communications techniques, rappel des procédures, partage de bonnes pratiques et table ronde sur les nouveaux défis du pilotage territorial. Les travaux se poursuivent jeudi et s’achèveront par l’adoption d’une feuille de route avec des recommandations pour renforcer la coordination, harmoniser les pratiques et rapprocher l’administration des citoyens.

    À travers ce séminaire, le Gouvernement réaffirme sa volonté de bâtir une administration territoriale moderne, réactive et centrée sur les attentes des populations.

    La rédaction

  • Carte Brune CEDEAO : Lomé accueille la réflexion sur la digitalisation des sinistres

    La capitale togolaise accueille depuis le lundi 3 août 2026 la deuxième réunion zonale de l’année du Système d’assurance Carte Brune de la CEDEAO. Pendant trois jours, responsables des bureaux nationaux, compagnies d’assurance, experts et partenaires techniques des États membres sont réunis à Lomé pour plancher sur la numérisation de la gestion des sinistres en prélude à une modernisation globale du dispositif d’indemnisation. L’objectif visé est de rendre le règlement des sinistres plus rapide, plus transparent et adapté à la mobilité croissante dans l’espace communautaire.

    Dans son discours d’ouverture, le ministre chargé de l’Assurance maladie universelle, Jean-Marie Koffi Ewonoulé-Tessi, a salué la Carte Brune comme l’un des instruments les plus concrets au service de la libre circulation des personnes, des biens et des services au sein de la communauté. « Le système des assurances Carte Brune de la CEDEAO est devenu au fil des années un pilier de l’intégration régionale, garantissant une indemnisation rapide aux victimes d’accidents transfrontaliers de la circulation tout en renforçant la confiance des automobilistes qui circulent à travers notre région », a-t-il souligné. Selon le membre de l’exécutif togolais, la transformation numérique constitue désormais un passage incontournable pour améliorer le règlement des sinistres, fluidifier les échanges entre les bureaux nationaux et renforcer la lutte contre les fraudes. Avant de conclure, il a invité les acteurs des assurances à s’inspirer des efforts du Togo en matière de digitalisation des services.

    Le président du Conseil des Bureaux, Habib Dia, a pour sa part plaidé pour une accélération de la digitalisation, un renforcement de la gouvernance et une coopération plus étroite avec le COMESA, en cohérence avec la Vision 2050 de la CEDEAO. Représentant le président de la Commission de la CEDEAO, Dweh Emily Gray a insisté sur l’enjeu stratégique de la modernisation. Elle a appelé à consolider les dispositifs institutionnels, la cybersécurité, les compétences techniques et les partenariats. De son côté, Koffi Assignon, président du Bureau national du Togo et pays siège du Système Carte Brune, a rappelé le rôle central de Lomé dans la coordination des sinistres transfrontaliers.

    Les travaux de cette rencontre zonale doivent aboutir à des recommandations concrètes pour faire de la digitalisation un véritable levier de modernisation du système, au profit de l’intégration régionale et d’une meilleure protection des usagers de la route.

    La Rédaction