• Rapport Annuel ONU 2025 : Le Togo progresse malgré les crises

    Publié en mai 2026, le Rapport Annuel 2025 du Système des Nations Unies au Togo dresse le bilan d’une année marquée par des défis sécuritaires et climatiques. Résultat : plus de 1,2 million de personnes touchées directement à travers le pays.

    Malgré la persistance de l’insécurité dans la région des Savanes et un contexte de transition institutionnelle, le Système des Nations Unies a maintenu son appui au Togo. En 2025, plus de 1,2 million de personnes, y compris réfugiés et déplacés internes, ont bénéficié des interventions conjointes avec le Gouvernement.

    _ » Les partenariats fondés sur la confiance et la solidarité peuvent produire des changements durables », a souligné Mme Coumba D. Sow, Coordonnatrice Résidente de l’ONU au Togo.  »Nous contribuons à bâtir un Togo plus résilient, plus inclusif et mieux préparé aux défis de demain ».

    Des résultats sur 3 axes majeurs

    Les actions s’inscrivent dans le Cadre de Coopération 2023-2027 autour de 3 priorités.

    1. Croissance et résilience : Plus de 50 000 personnes, majoritairement des femmes et des jeunes, ont été appuyées. Modernisation agricole, digitalisation, renforcement entrepreneurial et accès aux marchés via la ZLECAf ont permis aux coopératives de recouvrer plus d’1 milliard FCFA de crédits intrants, soit 71%.

    2. Capital humain : Le Togo est devenu pionnier en Afrique avec l’introduction du vaccin contre le paludisme. Le programme « Zéro Dose » a réduit de 25% le nombre d’enfants non vaccinés. 2 000 agents de santé communautaires ont été équipés, 21 nouveaux centres SONU installés et 5 millions de repas servis dans les cantines scolaires. Résultat : 64 000 enfants maintenus à l’école.

    3. Gouvernance et climat : 5 plans régionaux d’adaptation validés, 1,5 million de plants mis en terre et 110 000 hectares restaurés. Côté gouvernance : 130 centres d’état civil modernisés, 2 commissariats remis à Cinkassé et Mango, 216 femmes élues locales et un taux record de 92% pour la médiation judiciaire.

    Cap sur 2030

    Avec 53,6 millions USD mobilisés en 2025, l’ONU note des progrès : amélioration de l’IDH, du climat des affaires et passage du Togo en pays à revenu intermédiaire tranche inférieure.

    Pour le prochain cycle, l’accent sera mis sur la jeunesse, l’emploi, le numérique et le financement, en cohérence avec la vision Protéger, Rassembler, Transformer.

    La rédaction

  • UCRM : l’artisanat togolais a un nouveau visage, ADEWA Sondou

    Les nouveaux élus consulaires de l’Union des Chambres Régionales de Métiers du Togo – UCRM ont été officiellement installés le vendredi 31 juillet 2026 à Lomé par le Ministre de l’Économie et de la Veille Stratégique, M. Badanam PATOKI.

    Cette cérémonie clôt le processus national de renouvellement des instances des chambres de métiers, lancé en mars 2026 avec la mise en place d’un comité national de supervision. Des élections ont été organisées dans les préfectures, les communes du District Autonome du Grand Lomé et les régions.

    À l’issue du scrutin, M. ADEWA Sondou a été élu à la tête de l’UCRM. Il succède à M. ISSA Mouhamed, arrivé au terme de son deuxième mandat consécutif. La mission des nouveaux responsables : représenter les artisans et renforcer le poids des chambres de métiers dans le développement économique du Togo.

    Dans son discours, le ministre PATOKI a rappelé le rôle stratégique de l’artisanat dans l’économie nationale. Il a salué les initiatives du Gouvernement sous l’impulsion du Président du Conseil, M. Essozimna GNASSINGBE, et félicité les acteurs pour le bon déroulement du processus électoral.

    Il a invité les nouveaux élus à aligner leurs actions sur la politique nationale de développement de l’artisanat, la stratégie nationale et les projets de la Feuille de Route Gouvernementale 2026-2031.  »Chaque chambre de métiers devra élaborer un plan d’actions pour les quatre prochaines années », a-t-il exigé.

    Le ministre a aussi appelé les artisans à préserver  »la paix, la sécurité et la cohésion sociale, indispensables au développement du pays ».

    Pour M. ADEWA Sondou, les 4 prochaines années seront décisives. L’objectif : accélérer la professionnalisation des artisans, améliorer leur compétitivité et accroître leur contribution à la croissance du Togo.

    Le Souverainiste

  • ACTS : 84 apprenants diplômés et un projet d’université privée à Lomé

    Africa Career Training School a procédé, ce samedi 1er août 2026 au Palais des congrès de Lomé, dans une ambiance de fierté et de satisfaction, à la remise de diplômes à ses apprenants. Un moment historique pour certains de ces diplômés, célébré avec faste.

    Pour M. AMETPE Kodjo Amedome, Directeur de l’établissement, il s’agit de la consécration d’un parcours.  »C’est un plaisir pour nous de nous retrouver aujourd’hui pour célébrer l’aboutissement et la réussite de nos apprenants », a-t-il déclaré. Une réussite qui constitue, selon lui, la principale motivation de l’institution.

    Au-delà du diplôme, ACTS revendique une approche axée sur l’employabilité. L’école forme dans 4 domaines : administration, gestion, technologie et audiovisuel.
    Son objectif : doter les jeunes de compétences pratiques pour répondre aux exigences du marché.  »Notre souhait, c’est de voir les jeunes Togolais équipés et pouvoir faire face à leurs responsabilités », a expliqué le Directeur.

    Dans sa vision de développement des jeunes, l’ACTS mise sur l’accessibilité de ses offres de formation à sa cible. Ainsi, les formations de 3, 6 et 9 mois sont ouvertes à tous, sans condition d’âge ni de niveau scolaire. Seule exigence : maîtriser le français ou l’anglais.  » Toute personne désireuse d’avoir un métier, d’avoir une compétence peut venir », a précise M. AMETPE.

    Il cite l’exemple d’un jeune de niveau 5ᵉ devenu professionnel après sa formation :  » Il s’exprime correctement, donc il a fait la formation et aujourd’hui il exerce  ».

    Sur le plan financier, l’école se veut compétitive.  » Là où certaines formations coûtent 500 000 ou 600 000 FCFA, nous sommes à moitié prix ». La formation en anglais de 6 mois est par exemple proposée à 50 000 FCFA. La prochaine rentrée est prévue pour le 19 octobre 2026 à Adidogomé, près du lycée Adidogomé 2.

    Fort consciente de ses années précédentes couronnées de succès et d’expériences engrangées, l’administration de l’ACTS se fixe un nouvel objectif: créer un établissement d’enseignement supérieur.  »D’ici un an, un an et demi, nous allons ouvrir notre université », a annoncé le Directeur.

    Avec cette nouvelle promotion et ce projet universitaire, ACTS veut se positionner durablement dans le paysage de la formation professionnelle au Togo.

    Le Souverainiste

  • UCAO-UUT : 105 diplômés honorés et lancement du jubilé des 20 ans à Lomé

    L’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest – Unité Universitaire au Togo (UCAO-UUT) a célébré samedi 1er août 2026 à Lomé une journée historique marquée par la collation solennelle des grades et le lancement officiel des festivités de son jubilé des 20 ans. Cette double cérémonie a permis d’honorer les étudiants ayant achevé leur parcours universitaire et d’ouvrir une année placée sous le signe de l’excellence, de l’innovation scientifique et du rayonnement institutionnel.

    Présidée par Tegnama Ewezima, représentant du ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, la cérémonie a réuni autorités administratives, responsables universitaires, partenaires, enseignants, parents et étudiants. Plus de 105 diplômés de Licence et de Master ont reçu leurs parchemins et les majors de promotion ont été distingués pour leurs performances académiques.

    Dans son allocution, le représentant du gouvernement a souligné le rôle stratégique de l’enseignement supérieur dans le développement du Togo, appelant les universités à former des professionnels compétents mais aussi des citoyens capables d’innover, de s’adapter aux mutations du monde et de contribuer à la transformation économique et sociale du pays. Il a salué l’organisation du colloque scientifique international du jubilé autour du thème : _« L’Afrique et les reconfigurations idéologiques dans le monde : normes, valeurs, politiques publiques et transformations socio-économiques »_, destiné à nourrir la réflexion sur les défis du continent, et a invité les nouveaux diplômés à la formation continue pour rester compétitifs.

    Le président de l’UCAO-UUT, le Révérend Père Anicet Tounwendsida Kaboré, a rappelé la vocation de l’université, membre du réseau sous-régional UCAO, qui allie formation de qualité et valeurs d’intégrité, de service, de responsabilité, d’humilité et de solidarité. Il a annoncé un programme jubilaire riche en colloques, concours académiques, activités sportives et culturelles, actions de promotion et valorisation de la gastronomie africaine.

    Au nom des diplômés, Yohanès Akoli, titulaire d’un Master en Communication publique et politique, a insisté sur les défis de l’intelligence artificielle et des nouvelles technologies pour les métiers de la communication et du journalisme, plaidant pour un usage responsable et éthique.

    L’université a également présenté l’évolution de son offre de formation adaptée au marché : droit, informatique, ingénierie informatique, sciences économiques et de gestion, avec des spécialisations en cybersécurité, intelligence artificielle, big data, génie logiciel, communication, marketing digital, finance, GRH, comptabilité, économie appliquée, droit maritime, propriété intellectuelle et fiscalité.

    L’UCAO-UUT invite les bacheliers et étudiants à la rejoindre et réaffirme, après 20 ans, son ambition de se positionner parmi les universités de référence en Afrique de l’Ouest en rapprochant recherche, formation et besoins socio-économiques.

    La Rédaction

  • Éducation/English School of Lomé, l’école de marque qui veut révolutionner l’apprentissage de l’anglais au Togo

    L’English School of Lomé a été officiellement lancée ce samedi 1er août 2026 à l’Université de Lomé. En partenariat avec Imperial University English du Royaume-Uni, le centre propose aux Togolais une formation linguistique de standard international, sans quitter le pays.

     »L’anglais, la clé de votre employabilité et de votre avenir ». C’est autour de ce thème que l’English School of Lomé – ESL a ouvert ses portes ce samedi 1er août 2026 à l’Université de Lomé.

    L’ambition est claire : offrir aux jeunes Togolais et à tous ceux qui souhaitent perfectionner leur anglais une formation de haute facture, à moindre coût et sans avoir besoin de visa pour aller à l’étranger.

    En partenariat avec Imperial University English du Royaume-Uni, ESL se positionne comme un centre de référence pour répondre à un déficit longtemps pointé au Togo.

    Combler un déficit national

    Pour Dr Guelly ISIDORE, Directeur de l’ESL, le constat est sans appel.  »Le Togo compte en son sein des compétences avérées. Et pourtant notre pays demeure trop peu représenté au sein des instances internationales faute de maîtrise suffisante de l’anglais », a-t-il déploré.

    Le même problème se pose dans les universités.  »De nombreux étudiants, au terme de leur formation au sein même du département d’anglais, peinent encore à s’exprimer avec aisance  », a-t-il ajouté. Même difficulté pour les professionnels, entrepreneurs et hommes d’affaires confrontés à la barrière linguistique.

    Il a salué à cet effet l’adhésion du Togo au Commonwealth en 2022. Un choix, selon lui, _ »assumé pour sortir du monolinguisme » et faciliter les échanges universitaires, académiques, culturels et administratifs avec les pays anglophones voisins.

    Une formation alignée sur les standards internationaux

    La mission de l’ESL est d’offrir une formation linguistique de qualité internationale aux étudiants, professionnels et enseignants du Togo et d’ailleurs, afin de valoriser leur intégration dans un monde où l’anglais est devenu indispensable.

    Située à Agoè Téléssou, non loin du Complexe Scolaire Galicia, l’école dispose d’un cadre confortable et d’un corps enseignant rigoureusement formé.

    Conformément aux standards internationaux, l’inscription est conditionnée à un test de niveau, réalisé par son partenaire Imperial English. L’objectif : proposer un parcours adapté à chaque apprenant.

    Le Commonwealth soutient l’initiative

    Point focal du Commonwealth au Togo, Mme Louise ADAM-TSAR a réaffirmé la disponibilité de son organisation à accompagner le centre.

     »L’anglais étant la clé pour le développement, nous voulons encourager tous les participants, surtout les élèves et les étudiants, à saisir l’opportunité de l’existence de l’ESL pour s’inscrire et développer les compétences attendues », a-t-elle exhorté.

    Le Souverainiste

  • Forum Horizon Éducatif:  HeartSeed mise sur l’écoute et le dialogue pour transformer l’école

    La 3ᵉ édition du Forum Horizon Éducatif s’est ouverte à Lomé le jeudi 31 juillet 2026. Porté l’Association HeartSeed, ce forum a pour objectif de sécuriser les apprenants, fédérer tous les acteurs de l’éducation et adapter le système scolaire aux défis du XXIᵉ siècle.

    Au cœur des débats, la culture de l’écoute, du dialogue et de la maîtrise des émotions.

    Pendant plusieurs jours, conférences, panels et ateliers se succèdent autour d’une ambition : repenser l’école pour qu’elle protège, rassemble et prépare mieux les jeunes.

    Parmi les priorités affichées figurent trois axes : garantir aux apprenants un environnement sûr, rassembler les différents acteurs de l’éducation autour d’un projet commun, et transformer le système éducatif pour l’arrimer aux exigences du XXIᵉ siècle.

    Pour le représentant du ministre, le temps est à l’action.  »Tirez pleinement profit des conférences, panels et ateliers, afin que les connaissances acquises se traduisent en actions concrètes dans les établissements scolaires, les familles et les communautés », a-t-il exhorté.

    L’humain au cœur de l’école

    Au-delà des aspects techniques, cette édition 2026 place l’humain au centre. Le forum entend promouvoir une culture de l’écoute, du dialogue et de la maîtrise des émotions.

    Désormais considérées comme un levier essentiel, ces compétences relationnelles doivent améliorer durablement le climat scolaire, prévenir les violences et instaurer la confiance entre élèves, enseignants et parents.

    L’idée est simple : une école apaisée est une école où l’on apprend mieux. En privilégiant le dialogue à la sanction et l’écoute à l’autorité, les organisateurs veulent poser les bases d’une réussite scolaire plus durable et plus inclusive.

    Du débat à l’action

    Cette 3ᵉ édition se veut moins théorique et plus opérationnelle. Les recommandations issues des travaux doivent nourrir les politiques publiques et inspirer des initiatives dans les écoles.

    Pour les initiateurs, la transformation du système éducatif passe d’abord par un changement de posture : celle d’adultes et d’institutions capables d’entendre, de comprendre et d’accompagner.

    La rédaction

  • Dunenyo Zã 2026 : le Grand Lomé célèbre sa culture autour de la jeunesse et de la femme

    La 8ᵉ édition de Dunenyo Zã, fête traditionnelle des communautés Aflao, Bè et Agoènyivé, a été officiellement lancée samedi 25 juillet 2026 à la Maison des Jeunes de Lomé. La cérémonie a réuni les garants des us et coutumes du Grand Lomé, des cadres, des natifs des trois communautés et plusieurs groupes folkloriques.

    Prévue du 06 au 16 août 2026, cette rencontre culturelle vise à rassembler les populations du Grand Lomé, de la diaspora et les partenaires pour renforcer les liens communautaires et culturels.

    Placée sous le thème « AVEC DUNENYO ZÃ, VALORISONS LA JEUNESSE ET LA FEMME, ACTEURS DE DEVELOPPEMENT DURABLE », l’édition 2026 entend mettre en avant le rôle des jeunes et des femmes dans le développement.

    « C’est une joie pour nous d’avoir initié cette fête qui regroupe les trois communautés fondatrices du Grand Lomé », a déclaré Togbuigan Dzidzoli Detu X, chef canton d’Aflao Gakli. Pour lui, Dunenyo Zã invite à la paix, à la tolérance et à la cohésion sociale.

    La particularité de cette année, selon la présidente du comité d’organisation, Asoupui Victoire Gozo épouse Apezouke, est l’accent mis sur la jeunesse et la femme à travers des formations, des démonstrations et une campagne de sensibilisation sur le cancer du col de l’utérus.

    Au programme : manifestations culturelles, prestations artistiques, activités sportives, conférences-débats, concours de dictée, journée de cultes et traditions, prière, retraite aux flambeaux et démonstration de pagne Aʋɔdadaɖe abɔ.

    L’apothéose est prévue le 15 août 2026 sur le terrain Franciscain d’Avédji à Aflao.

    La rédaction

  • GEDEC : Un bilan encourageant pour la gestion des déchets dans 5 communes du Togo

    Le 4ᵉ comité national de pilotage du projet GEDEC s’est réuni vendredi 24 juillet 2026 à Lomé avec pour objectif d’évaluer les acquis et assurer la pérennité du système de gestion des déchets et des boues de vidange dans les chefs-lieux de région.

    Lancé en février 2023, le projet de Gestion des déchets et décentralisation dans les chefs-lieux de région (GEDEC) a présenté un bilan jugé encourageant.

    Selon le comité, le projet a permis de passer d’un secteur largement informel à un système structuré. Il a mis en place des acteurs formels, des stratégies communales et des services opérationnels pour la collecte des déchets solides et des boues de vidange dans 5 communes : Zio 1, Ogou 1, Tchaoudjo 1, Kozah 1 et Tône 1.

     » Les objectifs ont été globalement atteints », a relevé Fafaadé Lokossou, chef projet GEDEC. Il a appelé les autorités nationales à doter les communes de moyens suffisants.  » Les communes doivent assurer une meilleure gestion des fonds, planifier leurs services et renforcer leurs actions de transfert et de gestion des déchets  ». Il a aussi invité les populations à adopter de bonnes pratiques.

    Le représentant de l’ambassade de France, M. Lionel Vignacq, a salué une coopération réussie entre acteurs publics et privés qui a  » amélioré durablement la gestion des déchets  » et fixé des objectifs ambitieux pour 2025 en matière de collecte et de valorisation.

    Mme Silvia Favret, représentante de l’Union européenne, a elle aussi félicité l’engagement des acteurs. Pour elle, GEDEC a renforcé les capacités des communes, amélioré la salubrité urbaine et promu une gouvernance locale durable.

    Le comité a formulé des recommandations pour assurer la durabilité de la filière à l’échéance du projet.

    La rédaction

  • RRSA : La CEDEAO révise sa stratégie et crée des guichets Financement des risques

    La CEDEAO a ouvert ce mercredi 29 juillet à Lomé un atelier de deux jours pour élaborer les guichets « Financement des risques » de la Réserve régionale de sécurité alimentaire. Objectif : adapter l’instrument régional aux crises alimentaires, climatiques et sanitaires qui touchent plus de 52 millions de personnes en Afrique de l’Ouest.

    La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à travers son Agence régionale pour l’Agriculture et l’Alimentation (ARAA), a procédé ce mercredi 29 juillet à Lomé au lancement du processus d’élaboration des guichets  »Financement des risques » du mécanisme global de financement des interventions de la Réserve régionale de sécurité alimentaire (RRSA).

    S’inscrivant dans le cadre de la révision de la Stratégie régionale de stockage de sécurité alimentaire (SRSSA), cet atelier de deux jours réunit plus de 70 représentants des États membres, des institutions régionales, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des organisations impliquées dans la sécurité alimentaire et la gestion des risques en Afrique de l’Ouest et du Sahel.

    Cette rencontre vise à permettre aux États de l’espace ouest-africain d’adapter la Réserve régionale aux nouveaux défis liés aux crises alimentaires, nutritionnelles, pastorales, climatiques et sanitaires.

     »La région ouest-africaine est confrontée à de nombreuses crises alimentaires récurrentes. Le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire augmente. De plus de 22 millions en 2020, nous sommes passés à plus de 52 millions de personnes en 2026 », a souligné M. Konlani Kanfitin, Directeur exécutif de l’ARAA.

    Pour la représentante résidente de la CEDEAO au Togo, Deweh Emily Gray,  »face à ces défis, la CEDEAO a fait de la résilience du système alimentaire une priorité stratégique ».
     »À ce jour, plus de 27 interventions ont été conduites au bénéfice des populations les plus vulnérables, démontrant ainsi la pertinence, l’efficacité et l’impact de cet instrument régional au service de la sécurité alimentaire et de la résilience des populations ouest-africaines », a-t-elle précisé.

    Ouvrant les travaux, le Directeur de cabinet du Ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire (MAPRASA), Konlani Dindiogue, a salué l’engagement constant des partenaires techniques et financiers aux côtés des États membres.
     »La tenue de cette rencontre illustre à suffisance la volonté partagée de renforcer notre action collective afin d’apporter des réponses innovantes et solidaires aux défis alimentaires auxquels notre région est confrontée », a-t-il appuyé.

    Organisés en sessions plénières et en groupes de travail, les travaux permettront de partager les expériences nationales et régionales en matière de financement des risques agricoles et alimentaires. Il s’agira aussi de parvenir à une compréhension commune des objectifs de la réforme et de convenir de l’approche méthodologique devant guider l’élaboration du manuel de procédures du guichet  »Financement des risques ».

    Les échanges porteront également sur l’identification des principales thématiques du manuel : critères de déclenchement, mécanismes de suivi-évaluation et dispositifs de communication.

    Jacob Koffi ATALI

  • PAISPHT : Le Togo affiche 80% de réalisation pour l’insertion des personnes handicapées

    Le gouvernement togolais, à travers le ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, a présenté le 24 juillet 2026 à Lomé les résultats du Projet d’appui à l’insertion socioprofessionnelle des personnes handicapées au Togo (PAISPHT).

    L’initiative s’inscrit dans la politique nationale de promotion d’une société plus inclusive et de réduction des inégalités.

    Dans son intervention, la ministre Martine Moni Sankarédja a souligné que le projet  »traduit la ferme volonté du Gouvernement de bâtir une société plus inclusive, plus équitable et résolument solidaire ».

    Selon elle, les personnes handicapées représentent 1 023 270 citoyens au Togo, y compris les personnes atteintes d’albinisme et celles de petite taille.  »Leur inclusion constitue non seulement un impératif de justice sociale, mais également un levier stratégique de développement durable », a-t-elle affirmé.

    Des résultats concrets depuis 2023

    Opérationnel depuis septembre 2023 et financé par l’État togolais, le PAISPHT intervient dans l’accessibilité des infrastructures, la fourniture de technologies d’assistance, la formation professionnelle et l’accompagnement à l’installation.

    Le coordonnateur du projet, M. Noel Tchédjiko Komadan, a dressé un bilan positif. Sur l’objectif de 350 personnes à mettre en apprentissage, 576 ont déjà été formées dans les 39 préfectures.

    Pour les technologies d’assistance, 303 équipements ont été distribués sur 700 prévus : fauteuils roulants, tricycles, béquilles et cannes blanches. Concernant l’installation, 515 personnes ont été accompagnées sur 750 prévues. Enfin, 80 rampes d’accès aux centres d’examen ont été construites sur 100 programmées.

     »À cette étape, nous sommes à 80% de réalisation physique », a-t-il indiqué. Le reste est programmé pour fin 2026 et 2027.

    Le communautaire, clé du succès

    Le coordonnateur a retenu une leçon majeure : l’approche communautaire.  »Le fait d’avoir formé et enrôlé les formateurs endogènes au sein des communes a été une force. Sans eux, le suivi rapproché des bénéficiaires serait voué à l’échec ».

    La ministre a conclu en lançant un appel aux partenaires :  »Les besoins sont immenses ». Elle a invité à soutenir davantage les actions pour offrir à plus de personnes handicapées des opportunités d’insertion et de participation pleine à la vie économique et sociale.

    Le Souverainiste