• Togo: face aux critiques, Alain Foka et ses pairs de Manssah prennent du recul

    Les pressions exercées par les activistes et opposants politiques togolais ont eu raison de l’initiative du célèbre journaliste camerounais, Alain Foka. Dans un communiqué en date du 17 juin 2025, l’ancien journaliste de la Radio France Internationale (RFI) et ses cofondateurs du ‘groupe Manssah’ ont annoncé le report de la conférence Manssah prévue du 26 au 28 juin prochain à l’hôtel du 2 Février de Lomé. Ils soutiennent leur décision par des tentatives de récupération et une instrumentalisation de l’événement destiné à célébrer les 140 ans de la Conférence de Berlin dans un esprit d’unité africaine.

    Une mobilisation contre Manssah

    Cette conférence prévue pour se tenir dans la capitale togolaise n’est pas du goût de certains Togolais, notamment certains opposants, activistes des réseaux sociaux et membres des organisations de la diaspora. À travers une lettre en date du 28 mai dernier, le front ‘Touche pas à Ma Constitution’, un regroupement d’une vingtaine d’organisations de la société civile et de partis politiques, dirigé par l’opposant Nathanaël Olympio, président de la formation politique, ‘Le Parti des Togolais’, a saisi l’un des conférenciers en la personne de Madame Christiane Taubira, ex-députée française, sur sa participation à la conférence qui serait interprétée comme une caution au pouvoir togolais.
    ‘Le régime togolais, la plus vieille dictature de l’Afrique de l’Ouest, peut-il bénéficier de la caution de Madame Christiane Taubira qui ne cesse de défendre les libertés partout où elles sont bafouées ?

    Le Panafricanisme porte les valeurs de liberté, de droits humains fondamentaux, d’Etat de droit et de souveraineté, à commencer par la souveraineté du peuple. Au Togo, tous ces droits sont refusés aux citoyens’, peut-on lire dans le courrier.

    Le 2 juin 2025, une correspondance similaire a été adressée par La Coalition de la Diaspora Togolaise pour l’Alternance et la Démocratie (CODITOGO), à l’ex-président ivoirien, Laurent Koudou Gbagbo, lui demandant de décliner sa participation en tant que conférencier à cet événement. ‘Vous avez donc l’impérieux devoir idéologique et la responsabilité historique de décliner cette invitation dont l’objectif premier vise à se servir de votre image pour blanchir un régime sexagénaire massivement décrié…’, écrit l’organisation des Togolais de la diaspora, ajoutant par ailleurs que la participation de Laurent Koudou Gbagbo à cette conférence serait ‘une grande déception, voire une trahison’ de ses ‘propres idées’ et de ses ‘engagements aux yeux de la jeunesse panafricaine’.

    Dans la même optique, des activistes politiques et tiktokeurs ont aussi pris d’assaut différentes plateformes pour appeler à la mobilisation contre la conférence, qui, selon eux, vise à polir l’image du régime togolais.

    Alain Foka, une renommée entachée de soupçons au Togo

    Adulé autrefois pour son talent qui constitue une source de motivation pour la jeunesse et aussi pour son engagement en faveur du panafricanisme, le Camerounais est de plus en plus affublé de critiques pour son présumé rôle trouble au côté du pouvoir togolais. Il lui est reproché par certains d’être l’un des cerveaux de la nouvelle constitution faisant basculer le pays du régime semi-présidentiel au régime parlementaire avec son implication : le passage de la Ve à la VIe République n’est pas mentionné mais plutôt de la IVe à la Ve. Ces soupçons sont bien alimentés par la présence de M. Foka Alain dans le cercle très fermé du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. D’ailleurs, lui-même n’a jamais caché d’entretenir de très bonnes relations avec le pouvoir, et ce, depuis le temps du feu Général Etienne Gnassingbé Eyadema. Pour certains, Alain Foka devient une persona non grata. Sa réputation et sa notoriété au sein de l’opinion nationale sont de plus en plus entachées pour le soupçon de rôle trouble qu’il jouerait dans le sérail du pouvoir.

    Une mauvaise coïncidence.

    Alors que l’opinion nationale ne leur est plus totalement favorable, Alain Foka et ses collaborateurs de Manssah ont aussi le malheur de voir leur conférence coïncidée avec les tensions en cours dans le pays marquées par les manifestations des 5 et 6 juin derniers. Ce qui relance de la plus belle manière les supputations.

    Jacob

  • Benin: une démocratie en vie

    Le Bénin est souvent cité comme un exemple de démocratie. Le président de ce pays de l’Afrique de l’Ouest a une nouvelle fois réaffirmé sa volonté de quitter le pouvoir à la fin de son second mandat. Patrice Talon, lors d’un séminaire sur la décentralisation tenu le 13 juin dernier, qui a rassemblé les membres du gouvernement, les élus et autres responsables de l’administration du pays, a été on ne peut plus clair. ‘Je crois que je n’aurai plus l’occasion d’avoir une telle rencontre avant de passer la main’, a-t-il laissé entendre avec beaucoup de sourire.

    Cette déclaration vient mettre fin au doute qui subsiste dans la tête de certains de ses concitoyens quant à la sincérité du président Talon à laisser le pouvoir dans un espace ouest-africain de plus en plus miné par la boulimie du pouvoir des dirigeants.

    Arrivé à la magistrature suprême du pays en 2016 et réélu en 2021, Patrice Talon boucle en 2026 son deuxième mandat. Bien qu’il ait procédé à une révision constitutionnelle, un argument solide pour les assoiffés du pouvoir à s’accrocher indéfiniment au fauteuil présidentiel, l’homme est resté fidèle à son intention, celle de ne pas briguer un troisième mandat, dominant ainsi la tentation et consolidant la vitalité démocratique du pays.

    Jacob

  • Medias: RFI et France 24 écopent d’une suspension de 3 mois au Togo

    Au Togo, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) reproche des manquements professionnels à deux médias français. Il s’agit de la Radio France Internationale (RFI) et de la chaîne de Télévision France 24. Les deux organes du groupe <> sont suspendus de diffusion sur le territoire togolais pour une durée de 3 mois.
    Selon le président de l’instance de régulation des médias au Togo, Pitalounani TELOU, qui a signé ce communiqué en date du 16 juin 2025 dont nous vous proposons l’intégralité, cette décision fait suite à des « manquements répétés, déjà signalés et formellement rappelés, en matière d’impartialité, de rigueur et de vérifications des faits ».

    Lire le communiqué ci-dessous !

    COMMUNIQUE DE LA HAAC N° 013/HAAC/25/P

    Dans le cadre de sa mission de régulation et de protection de l’espace audiovisuel national, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a, en sa séance du 16 juin 2025, décidé de suspendre pour une durée de trois (03) mois la diffusion de France 24 et de Radio France Internationale (RFI) sur le territoire togolais.

    Cette mesure fait suite à des manquements répétés, déjà signalés et formellement rappelés, en matière d’impartialité, de rigueur et de vérification des faits. Plusieurs émissions récentes ont relayé des propos inexacts, tendancieux, voire contraires aux faits établis, portant atteinte à la stabilité des institutions républicaines et à l’image du pays.

    La HAAC rappelle que le pluralisme des opinions n’autorise pas la diffusion de contre-vérités ni la présentation partiale de l’actualité. Les règles qui encadrent le journalisme au Togo s’appliquent à tous, sans distinction.

    La liberté de la presse ne saurait être synonyme de désinformation ou d’ingérence. C’est pourquoi cette décision s’inscrit dans une logique de régulation responsable, soucieuse de préserver l’ordre public, la cohésion nationale et la dignité des institutions.

    Le Togo réaffirme son attachement à une presse libre, responsable et professionnelle, au service de l’information juste et équilibrée.

    Fait à Lomé, le 16 juin 2025

    Le Président de la HAAC

    Pitalounani TELOU

  • D2/Play-off: le président de Maranatha, Gabriel AMEYI dévoile l’ambition du Club

    Le président du club de Fiokpo, M. Gabriel AMEYI Komlan Kouma Mawoulawoè, a souligné à l’issue de la phase régulière du championnat national de football de deuxième division (D2) que l’ambition de Maranatha est de retrouver l’élite quatre ans après sa relégation. Se félicitant du déroulement normal de la compétition jusqu’à présent et du parcours à mi-chemin des Messagers de Fiokpo, l’ancien président de la Fédération Togolaise de Football (FTF) rend grâce à Dieu, espérant que l’étape des play-off devrait permettre au club de réaliser son souhait, à savoir le retour en première division.

    Et pour M. AMEYI, l’équipe dispose des atouts pour assurer cette montée en division d’élite. « Les atouts reposent sur le jeu de l’équipe de Maranatha. Ce n’est pas si mal. Il suffit de revoir ça un peu et je crois que ça pourra aller », a-t-il indiqué.

    Le Coach de la formation de Womé, Anoham Kpéma AKPALWAR, a fait savoir, à l’issue du match nul le samedi dernier contre DYTO FC qui assure à son club une place au tour prochain, qu’après avoir parcouru l’étape de la phase des poules, l’ambition n’est plus de dire qu’on vise le maintien. Tout en restant modéré dans ses propos, estimant que « l’appétit vient en mangeant », il compte sur « le petit temps de trêve pour faire revenir certains pions afin d’étoffer l’équipe ».

    Club ayant fait ses preuves en première division du championnat national de football togolais durant plusieurs années, Maranatha FC de Fiokpo devra se battre durement lors des play-off au milieu de cinq autres clubs : DYTO, AGAZA, SEMASSI de Sokodé, US KOZAH et KAKADL de Défalé pour assurer une place qualificative afin de retrouver l’élite.

    Jacob

  • Sports/football: décès de Bassa Djéri Sabirou

    C’est avec une vive émotion que le public sportif togolais a appris ce vendredi 13 juin 2025, le décès de l’ancien international, gardien de but des Eperviers du Togo. Agé de 37 ans, Bassa Djéri Sabirou a joué dans le championnat togolais avant de rejoindre le Cameroun où il a évolué sous les couleurs de Coton Sport. Il a ensuite rejoint le championnat de première division du Nigeria où il a décroché avec le Club de Enymba Abba en 2023, le titre de champion.

    En équipe nationale du Togo, il a porté la tunique jaune pour la première en 2017. Ses performances étant en dents de scie, il perdra sa place de titulaire après seulement quelques matchs disputés.

    Pour certains acteurs, cette disparition est un coup dur pour la jeune génération qui peut s’inspirer non seulement de son talent mais aussi de son exemplarité.

    Jacob

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