• Religion/la préfecture de l’AVÉ engagée pour la paix au Togo à travers une séance de prière à Kévé

    La préfecture de l’Avé a organisé une grande séance de prière pour la paix au Togo, le dimanche 13 juillet 2025, à Kévé. Cette séance, placée sous le thème « Que la paix soit avec vous ! », a rassemblé des apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs et enseignants, ainsi que des chefs traditionnels. L’Apôtre Koffi Esaw, président national de Compassion Groupe de Réveil, a délivré un message tiré du livre de 2 Chroniques 7:13-16, soulignant l’importance de la prière et de la repentance pour obtenir la paix et la prospérité dans le pays.

    Selon l’Apôtre Koffi Esaw, nul ne peut nier l’existence de problèmes au Togo. « Si quelqu’un dit que tout va bien au Togo, il est un menteur. Qu’il soit un homme de Dieu ou non, c’est un gros menteur, et Dieu tourne sa tête comme ça (de côté) », a-t-il déclaré. Il a laissé entendre qu’après avoir parcouru plusieurs pays, il a compris que tous les pays ont des problèmes, mais que les problèmes surgiront toujours dans nos vies si nous ne prions pas et ne nous détournons pas de nos mauvaises voies.

    L’Apôtre Koffi Esaw a souligné l’importance de la repentance et de la prière pour obtenir la paix et la prospérité. « Dieu veut des personnes qu’il connaît, qui s’humilient devant lui pour intercéder en faveur de la nation », a-t-il déclaré. Il a exhorté la foule de croyants rassemblée dans les locaux de la préfecture de l’Avé à désirer la paix, citant comme référence : « Psaumes 122:6-8 (LSG) : ‘Demandez la paix de Jérusalem. Que ceux qui t’aiment jouissent du repos ! Que la paix soit dans tes murs, et la tranquillité dans tes palais ! À cause de mes frères et de mes amis, je désire la paix dans ton sein ;’ ».

    L’Apôtre Koffi Esaw a également fait savoir que Dieu a un projet de bonheur pour tout un chacun, mais que ces projets ne peuvent pas se réaliser si ceux sur qui est invoqué son nom continuent de mener une vie de péché. Il a appelé donc tous à la repentance, à se préparer et à se tenir prêts pour le Seigneur.

    Après sa prédication, l’Apôtre Koffi Esaw a prié pour tous ceux qui souffrent de diverses sortes de maladies afin qu’ils reçoivent les guérisons divines. La séance a débuté et s’est terminée par des prières pour la nation, les institutions de la République et les citoyens togolais.

    L’Apôtre Koudolo Kossi Emmanuel Stéphane, coordonnateur du Groupe d’Intercession des pasteurs Compassion pour la Nation, a déclaré que la vision qui sous-tend cette révélation reçue par l’Apôtre Évangéliste Koffi Esaw est de rechercher le bonheur pour la nation. « Nous recherchons l’union du Corps du Christ. Nous avons mené nos actions à Kara, Dapaong, Mango Cinkassé, Kpalimé, Tsevié et bien d’autres villes et localités du pays. Nous estimons que si le pays prospère, nous serons aussi prospères, et si Dieu soutient toutes les démarches, nous jouirons de la paix », a-t-il déclaré.

    Certains participants ont exprimé leurs impressions quant au déroulement de la séance. Woglo Koffi, fidèle chrétien venu d’Assahoun, a déclaré : « C’est une grande joie pour nous, population de l’Avé, d’avoir reçu notre ministre qui est venu nous prêcher. Cela est bénéfique pour nous, car cela fera en sorte qu’aucun esprit maléfique ne pourra dominer le Togo. Pour moi personnellement, vu la façon dont les choses sont difficiles et ne changent pas, il est plus qu’important de faire ces genres de prières pour le changement et la paix dans notre pays ».

    Madame Ekouwonou Mireille, venue de Sogbossito (Lomé), a indiqué : « La séance de prière de ce jour à Kévé s’est bien passée. La joie est entrée en chacun de nous, et le Saint-Esprit a ôté nos fardeaux. J’exhorte les jeunes pasteurs en formation à prendre la relève de cette initiative dès qu’ils auront fini, pour l’avancement du Togo. Nous implorons par la même occasion paix pour la nation togolaise. Que nous ayons la victoire et que la grâce de Dieu repose sur la nous au Togo. Il faut sincèrement ces prières pour la nation afin que les choses aillent mieux dans le pays et que nous soyons prospères. »

    Il faut souligner qu’avant le début de cette séance, les pasteurs membres de Compassion Groupe de Réveil de la préfecture de l’AVÉ ont été félicités par l’Apôtre Koudolo Kossi Emmanuel Stéphane et oints d’huile pour leur engagement dans cette mission d’Intercession en faveur de la nation.

    Jacob

  • La HAPLUCIA commémore la 9e Journée Africaine de Lutte contre la Corruption

    Le 11 juillet 2025, la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA) a célébré la 9e édition de la Journée africaine de lutte contre la corruption à Lomé. Cette journée a été marquée par une conférence débat sur le thème « Promouvoir la dignité humaine dans la lutte contre la corruption ».

    Le Togo est résolument engagé dans la lutte contre la corruption sous le leadership de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil. Selon Aba Kimelabalou, président de la HAPLUCIA, « notre pays s’est engagé dans un processus de transformation profonde, fondé sur les valeurs d’éthique, de transparence, de responsabilité et de bonne gouvernance ».

    Pour lutter contre la corruption, la HAPLUCIA a mis en œuvre plusieurs actions, notamment un Plan stratégique 2019-2023 pour prévenir la corruption, une vaste campagne nationale de sensibilisation pour informer les citoyens sur les dangers de la corruption et des sessions de formation pour les acteurs publics et privés sur la lutte contre la corruption.

    La HAPLUCIA travaille en étroite collaboration avec les autorités judiciaires compétentes et les organes étatiques de contrôle et de régulation pour renforcer les capacités d’intervention et lutter efficacement contre la corruption.

    Le président de la HAPLUCIA a souligné que le thème de cette année est un appel à recentrer les politiques de lutte contre la corruption autour de l’humain, de sa valeur intrinsèque, de ses droits fondamentaux et de sa place dans la société. « Il est essentiel de promouvoir la dignité humaine dans la lutte contre la corruption pour bâtir une société plus juste et équitable », a-t-il déclaré.

    Jacob

  • Lancement de CECISPORT 2025 : Un Partenariat pour l’Inclusion

    Le 10 juillet 2025, la 5e édition de CECISPORT et Culture a été lancée à Lomé, lors d’une conférence de presse. À un mois de l’événement, qui se tiendra du 12 au 18 août à Kara, l’association LICETA a reçu un soutien majeur de l’entreprise Choco Togo. Ce partenariat vient renforcer les préparatifs de l’événement et apporter un soutien crucial à l’association.

    Un Don pour le Développement du Sport Adapté

    Choco Togo a offert un lot de huit ballons de sport adaptés aux personnes vivant avec un handicap visuel, dont quatre ballons de Goalball et quatre ballons de Cecifoot. Ce don, d’une valeur de plus de 700 000 FCFA, permettra aux clubs de disposer de leur propre matériel et de développer ces disciplines sportives. Selon Pariou Mandenesso, secrétaire général de LICETA, ce soutien répond à un besoin urgent et réel.

    Un Engagement pour la Responsabilité Sociale

    Le directeur général de Choco Togo, Komi Eric Agbokou, a souligné que cette action s’inscrit dans la politique de responsabilité sociale de l’entreprise. « Le sport est un outil puissant pour le développement personnel, la cohésion sociale et l’affirmation identitaire », a-t-il déclaré. L’entreprise a décidé d’agir pour permettre aux clubs de disposer de leur propre matériel et de développer ces disciplines sportives.

    Un Événement pour la Visibilité et l’Inclusion

    CECISPORT et Culture se tiendra du 12 au 18 août 2025 à Kara et rassemblera des athlètes et artistes déficients visuels autour de compétitions sportives et d’activités culturelles. Cette édition se veut à la fois un moment de visibilité, de célébration du talent et de plaidoyer pour l’inclusion. Le partenariat entre LICETA et Choco Togo est un exemple inspirant de collaboration pour un sport inclusif et accessible à tous.

    Jacob

  • Formation des acteurs l’AOCTAH sur le Schéma de Libéralisation des Echanges de la CEDEAO

    Environ une cinquantaine de participants, venus essentiellement du Togo, prennent part les 10 et 11 juillet à Lomé à un atelier de formation sur le schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO (SLEC). La rencontre, organisée par l’Association Ouest-Africaine du Commerce Transfrontalier des produits alimentaires, agro-sylvo-pastoraux et halieutiques (AOCTAH), s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme de commerce agricole de la CEDEAO. Financé par la coopération allemande à travers la GIZ, cet atelier vise à permettre aux organisations professionnelles de mieux comprendre le schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO (SLEC) afin qu’elles puissent maîtriser les procédures et bénéficier de ses opportunités.

    « La libre circulation des personnes et des biens constitue un grand défi pour la région. C’est dans cette logique que l’AOCTAH a initié une opération Fluidité routière afin de permettre aux acteurs du commerce de vaquer le plus aisément possible à leurs occupations et que la communauté puisse parvenir à un commerce fluide et intégré qui tient compte de la femme dans le commerce transfrontalier », a indiqué Motchosso Justin MATITOMA, Secrétaire permanent de l’AOCTAH. Et d’expliquer le schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO : « Le SLEC est cet outil qui donne un cadre réglementaire à la région afin de permettre à un commerçant de quitter son pays pour un autre pays sans subir autant de tracasseries routières et administratives et qui allège le commerce aux acteurs dans la région ». Cela permettrait, dit-il, de faire passer des denrées alimentaires des pays où il y a de l’excédent à des pays où il y a un déficit, sachant qu’au-delà des questions de denrées alimentaires, les États sont interdépendants et intercomplémentaires.

    Détenu par les femmes à hauteur de plus de 90 % selon les études, le commerce transfrontalier des produits alimentaires présente des conditions peu favorables pour les femmes du secteur. D’après le Secrétaire permanent, ces conditions de commerce offrent plus d’opportunités aux hommes qu’aux femmes, ce qui justifie la prise en compte de l’approche genre avec un accent particulier sur les femmes et aussi les jeunes et les personnes à mobilité réduite. Cet atelier de formation intervient à un moment où la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest célèbre ses 50 ans d’existence.

    Jacob

  • Politique : Nouvelle Vision propose six mesures pour une sortie de crise honorable

    Le parti Nouvelle Vision, dirigé par Dr Kodjovi Atna Thon, propose une sortie de crise pour le Togo, dont le régime en place est véritablement secoué par des manifestations publiques liées à l’augmentation du coût de la vie, l’adoption non consensuelle d’une nouvelle constitution etc… Le parti du jeune acteur politique dresse un état des lieux alarmant : climat de peur, crispations sociales, répression de la liberté d’expression et violences. Il propose deux options au Président du Conseil :

    1. Le statu quo, qui risque d’aggraver la tension sociale et de mettre en péril la stabilité nationale.
    2. L’audace de la réforme, qui consiste en une transition ordonnée et inclusive avec six mesures clés : suspension des élections municipales, dissolution du Parlement, amnistie, gouvernement de transition, convocation d’une Constituante et organisation d’un référendum pour voter une nouvelle constitution et des élections générales.

    Le parti appelle à une prise de conscience collective pour éviter un chaos généralisé et suggère que le régime démarre un travail de fond pour une alternance démocratique, pacifique et productive.

    Jacob

  • Togo: le gouvernement dénonce un projet de déstabilisation du pays organisé depuis l’étranger

    Lors d’une conférence de presse tenue le mercredi 9 juillet à Lomé, des membres de l’exécutif togolais, notamment le Colonel AWATE Hodabalo, Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie Coutumière ; Calixte Batossi MADJOULBA, Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile ; Pacôme Yawovi ADJOUROUVI, Ministre des Droits de l’Homme, de la Formation à la Citoyenneté, chargé des Relations avec les Institutions de la République ; et Isaac TCHIAKPE, Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Apprentissage, ont dénoncé des tentatives de déstabilisation des institutions de la République par certains concitoyens vivant à l’étranger.

    À travers une compilation de vidéos projetée aux professionnels des médias, le gouvernement met en lumière des appels à la haine, au tribalisme, à la violence et aux actes de vandalisme qui ont contribué aux récentes manifestations non autorisées des 6, 26, 27 et 28 juin derniers au Togo.

    ‘Nous pouvons retenir et affirmer avec force que nous sommes dans un état de droit et que le respect de la loi n’est pas une option. La loi s’impose à tous ceux qui habitent la République. Les manifestations publiques non déclarées, les actes de vandalisme et les appels au désordre ne peuvent en aucun cas être considérés comme des formes acceptables d’expression démocratique’, a martelé le Ministre Colonel AWATE Hodabalo, rappelant que les manifestations au Togo sont encadrées par la loi N°2011-010 du 16 mai 2011, modifiée par la loi n° 2019-010 du 12 août 2019.

    Conformément aux dispositions légales en vigueur, le gouvernement entend poursuivre les auteurs, commanditaires et complices devant les tribunaux. ‘Le gouvernement utilisera les cadres légaux pour traduire devant la loi tous ceux qui sont impliqués dans ces actes’, a indiqué le Ministre des Droits de l’Homme, Me Pacôme Yawovi ADJOUROUVI, qui a également fait appel à la conscience de la jeunesse face aux tentatives de manipulation contre la nation.

    Les ministres ont souligné l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur tous les événements survenus au cours de ces manifestations, qui devrait permettre d’émettre des mandats d’arrêt contre tous les fauteurs de troubles résidant hors du pays. Les autorités togolaises attribuent ces manifestations à des ‘tentatives de déstabilisation planifiées contre le pays et ses voisins du Sahel’. ‘Nous ne devons pas séparer ces événements de ce que nous vivons dans le Sahel tout comme dans la région des Savanes. C’est effectivement du terrorisme quand on invite les gens à la violence gratuite’, a déclaré le Ministre de l’Administration Territoriale.

    Jacob

  • La 2e édition de la Grande Rencontre des Compliance et Risk Officers s’ouvre à Lomé

    Lomé accueille à l’hôtel du 2 Février, depuis ce mardi 8 juillet et ce jusqu’au 9 juillet 2025, la Grande Rencontre des Compliance et Risk Officers. Placée sous le thème « La conformité, le risque et l’audit : les garanties d’un système financier résilient face au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme en Afrique », la rencontre organisée par l’Association Togolaise des Compliance Officiers (ATCO) a été ouverte ce jour par M. Georges Essowè Barcola, Ministre togolais de l’Économie et des Finances.

    Elle rassemble des experts de la conformité et de la gestion des risques pour débattre des enjeux liés à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. À cette occasion, le membre de l’exécutif togolais a lancé un appel aux participants pour mener des réflexions qui puissent aider à contrer le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

    « Le partage de compétences et les meilleures pratiques permettront aux représentants de tous les secteurs impliqués de redéfinir le cadre en vue d’une meilleure efficacité. L’ère digitale en plein essor aujourd’hui impose à tous les acteurs des mesures de sécurité proactives afin de réduire les vulnérabilités. Pour endiguer le mal posé par les groupes armés terroristes et les importantes pertes financières associées aux activités illicites des délinquants, je vous invite à converger vos efforts pour freiner les activités malveillantes des malfaiteurs dans une synergie d’action continue », a indiqué le Ministre Barcola.

    Cette rencontre, jugée cruciale par les organisateurs pour renforcer la sécurité financière en Afrique, notamment en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, a entre autres pour objectifs d’échanger sur les meilleures pratiques et solutions innovantes en matière de lutte contre les crimes financiers, de renforcer la coopération entre les acteurs du secteur financier, les régulateurs et les organisations impliquées dans la sécurité financière, et de mettre en œuvre les recommandations du GAFI/GIABA au Togo et dans la sous-région.

    « Si les activités financières illicites sont un problème mondial, elles sont particulièrement préjudiciables aux pays en développement. Selon le rapport du panel de haut niveau sur les Flux Financiers Illicites (FFI) mis en place par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) en 2015, l’Afrique a perdu au cours des cinquante dernières années plus de 1 000 milliards de dollars en Flux Financiers illicites (FFI). La Banque africaine de développement (BAD) indique pour sa part que les pertes annuelles du continent liées aux FFI sont passées de 50 milliards de dollars par an en 2020 à 90 milliards en 2025, soit l’équivalent de 3,7 % du PIB africain, ce montant équivaut au total des investissements étrangers et de l’aide au développement reçus chaque année par nos pays », a expliqué le ministre.

    C’est aussi l’occasion pour les professionnels de la conformité et de la gestion des risques de se tenir informés des dernières tendances, de partager leurs connaissances et de collaborer pour mettre en place des stratégies efficaces. Des ateliers, des sessions de formation, des conférences et des échanges d’expériences vont meubler les deux jours de rencontre.

    Jacob

  • Littérature/dédicace de l’œuvre ‘Pouvoir et Illusion du Pouvoir en Afrique Noire’

    Ce livre a été dédicacé ce mardi 17 juin à l’Université de Lomé. Dans cet ouvrage d’environ 300 pages, subdivisé en 13 chapitres, publié aux éditions L’Harmattan, l’auteur, Amouzou Essè Aziagbédé, professeur émérite en sociologie du développement à l’Université de Lomé et consultant d’organisations internationales basées en Afrique, dresse un réquisitoire contre la gouvernance politique en Afrique. Il met en lumière le détournement des deniers publics par les dirigeants, au grand dam d’une jeunesse en manque d’emploi.

    Face aux conséquences d’une telle gouvernance politique, l’auteur se dit interpellé. ‘La situation de la jeunesse africaine en perpétuelle souffrance m’a interpellé. C’est ce qui m’a amené à écrire un ouvrage sur les pouvoirs politiques en Afrique noire et les illusions qui se trament derrière ces pouvoirs’, dit-il.

    ‘Cet ouvrage met en évidence deux contradictions fondamentales en Afrique noire : la dilapidation des fonds publics et leur expédition vers les pays nantis, et l’extrême souffrance d’une jeunesse en perpétuel chômage. Cette jeunesse est continuellement en quête d’emploi, et dans la plupart des pays au sud du Sahara, la misère a atteint un seuil à partir duquel l’émigration s’entretient elle-même. Le phénomène du chômage a pris une ampleur dramatique.

    Les fonds envoyés dans les banques européennes, américaines et asiatiques sont, dans la plupart des cas, irrécupérables à la période post-mortem des dirigeants, alors que l’on pourrait bien mettre à profit ces capitaux pour la jeunesse qui est en crise d’emploi ici même en Afrique. Voilà ce qui entretient l’illusion de la réalité, a expliqué l’auteur.

    Pour le professeur de lettres, Guy Kokou Missodey, critique littéraire qui a assuré la présentation de l’ouvrage, l’œuvre sort du cadre de la fiction littéraire et rend compte d’une réalité qui se vit : ‘Malheureusement, ici, il ne s’agit pas de fiction littéraire, puisque le corpus étudié est un phénomène au sens de fait observable et vérifiable, c’est-à-dire mesurable : des chefs d’État d’Afrique qui ont enrichi à hauteur de milliards de dollars des institutions bancaires européennes et américaines et qui, pour diverses raisons, n’ont pas été en mesure de restituer leurs biens aux populations pillées’, déplore-t-il.

    Parmi les multiples détournements de fonds publics par les gouvernants du continent, documentés, l’auteur a fait de celui de l’ex-président nigérian Sani Abacha un cas d’école. ‘Il y a des cas concrets dont je ne peux pas tout énumérer, ni rentrer dans les détails. Vous prenez le cas du Nigeria où Sani Abacha a envoyé des milliards de dollars dans les banques européennes et américaines. Aujourd’hui, très peu de ces sous sont revenus au Nigeria. Ces fonds sont restés en Europe, et ce sont ces pays qui continuent de les utiliser, alors que nos jeunes filles et garçons ici se retrouvent dans l’ornière. Son seul cas suffit pour donner un exemple concret’, a expliqué le professeur émérite Amouzou Essè Aziagbédé.

    Cet ouvrage d’ordre sociologique, selon le critique littéraire, professeur Guy Kokou Missodey, est une sorte de plaidoyer qui analyse d’une part les pouvoirs politiques en Afrique noire, avec en toile de fond le pillage des deniers publics et leur expédition vers l’extérieur, et propose d’autre part des pistes en tant que voies par lesquelles les sociétés pourraient faire justice pour pouvoir récupérer ces fonds pillés nécessaires à leur développement.

    Pour ce professeur de lettres, le livre est d’une dimension pédagogique qui donne au ‘lecteur qui n’est pas un sociologue, qui ne veut pas s’adonner à une lecture sociologique’, la possibilité de comprendre qu’il faut changer de comportement et savoir que bien gouverner, c’est agir dans l’intérêt de tous. ‘D’ailleurs, les fonds volés ne sont même pas dans l’intérêt de celui qui a volé, et finalement tout le monde perd. Ce n’est que l’étranger qui gagne’, a-t-il expliqué en déplorant une situation fondamentalement et foncièrement absurde.

    Jacob

  • Le FMI encourage le Togo à poursuivre les efforts d’assainissement budgétaire

    Le Fonds monétaire international (FMI) a organisé jeudi 19 juin 2025 à Lomé, un atelier sur les perspectives économiques régionales de l’Afrique subsaharienne, placé sous le thème: ‘Une reprise interrompue’. Le rapport du FMI souligne une reprise économique encourageante en 2024, avec une croissance régionale de 4%, mais met en garde contre les menaces pesant sur cette croissance, notamment les bouleversements dans les politiques commerciales des grandes puissances économiques mondiales.

    Le FMI recommande aux pays de la région de poursuivre l’assainissement macroéconomique, de mettre en œuvre des réformes structurelles et d’améliorer le climat des affaires. M. Maximilien Kaffo, représentant résident du FMI au Togo a salué le Togo pour sa stabilité macroéconomique relative. Toutefois, le FMI avertit que la dette publique togolaise, qui dépasse 70% du PIB, nécessite une rigueur budgétaire accrue pour rétablir un équilibre soutenable et préserver la stabilité économique du pays.

    ‘Il est impératif de poursuivre les efforts d’assainissement budgétaire afin de rétablir un équilibre soutenable et préserver la stabilité économique du pays’, a conseillé M. Kaffo.

    Les autorités togolaises se sont engagées à ramener le déficit budgétaire à 4% du PIB d’ici 2026.

    Jacob

  • Togo/éducation: 100303 jeunes à la conquête du précieux sésame

    Ils sont au total 100 303 candidats, dont 43 435 (43,30 %) filles et 56 868 (56,69 %) garçons, à prendre d’assaut les salles d’examens depuis mardi 17 juin 2025 pour le démarrage des épreuves du baccalauréat deuxième partie (BAC 2) au Togo. Pour le compte de cette année 2025, on note une augmentation de 29 642 candidats, soit un taux d’accroissement de 29,55 % par rapport à l’année 2024, dont le nombre de candidats se chiffrait à 70 661. Le plus jeune candidat cette année est une fille âgée de 15 ans, tandis que le candidat le plus âgé, qui est aussi de sexe féminin, a 61 ans. Les examens de BAC de cette année marquent l’ère de la mise en oeuvre du système éducatif Approche Par Compétence, communément appelé APC.

    Jacob