
Lors d’une conférence de presse tenue le mercredi 9 juillet à Lomé, des membres de l’exécutif togolais, notamment le Colonel AWATE Hodabalo, Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie Coutumière ; Calixte Batossi MADJOULBA, Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile ; Pacôme Yawovi ADJOUROUVI, Ministre des Droits de l’Homme, de la Formation à la Citoyenneté, chargé des Relations avec les Institutions de la République ; et Isaac TCHIAKPE, Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Apprentissage, ont dénoncé des tentatives de déstabilisation des institutions de la République par certains concitoyens vivant à l’étranger.
À travers une compilation de vidéos projetée aux professionnels des médias, le gouvernement met en lumière des appels à la haine, au tribalisme, à la violence et aux actes de vandalisme qui ont contribué aux récentes manifestations non autorisées des 6, 26, 27 et 28 juin derniers au Togo.
‘Nous pouvons retenir et affirmer avec force que nous sommes dans un état de droit et que le respect de la loi n’est pas une option. La loi s’impose à tous ceux qui habitent la République. Les manifestations publiques non déclarées, les actes de vandalisme et les appels au désordre ne peuvent en aucun cas être considérés comme des formes acceptables d’expression démocratique’, a martelé le Ministre Colonel AWATE Hodabalo, rappelant que les manifestations au Togo sont encadrées par la loi N°2011-010 du 16 mai 2011, modifiée par la loi n° 2019-010 du 12 août 2019.
Conformément aux dispositions légales en vigueur, le gouvernement entend poursuivre les auteurs, commanditaires et complices devant les tribunaux. ‘Le gouvernement utilisera les cadres légaux pour traduire devant la loi tous ceux qui sont impliqués dans ces actes’, a indiqué le Ministre des Droits de l’Homme, Me Pacôme Yawovi ADJOUROUVI, qui a également fait appel à la conscience de la jeunesse face aux tentatives de manipulation contre la nation.
Les ministres ont souligné l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur tous les événements survenus au cours de ces manifestations, qui devrait permettre d’émettre des mandats d’arrêt contre tous les fauteurs de troubles résidant hors du pays. Les autorités togolaises attribuent ces manifestations à des ‘tentatives de déstabilisation planifiées contre le pays et ses voisins du Sahel’. ‘Nous ne devons pas séparer ces événements de ce que nous vivons dans le Sahel tout comme dans la région des Savanes. C’est effectivement du terrorisme quand on invite les gens à la violence gratuite’, a déclaré le Ministre de l’Administration Territoriale.
Jacob
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