Lomé accueille à l’hôtel du 2 Février, depuis ce mardi 8 juillet et ce jusqu’au 9 juillet 2025, la Grande Rencontre des Compliance et Risk Officers. Placée sous le thème « La conformité, le risque et l’audit : les garanties d’un système financier résilient face au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme en Afrique », la rencontre organisée par l’Association Togolaise des Compliance Officiers (ATCO) a été ouverte ce jour par M. Georges Essowè Barcola, Ministre togolais de l’Économie et des Finances.

Elle rassemble des experts de la conformité et de la gestion des risques pour débattre des enjeux liés à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. À cette occasion, le membre de l’exécutif togolais a lancé un appel aux participants pour mener des réflexions qui puissent aider à contrer le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

« Le partage de compétences et les meilleures pratiques permettront aux représentants de tous les secteurs impliqués de redéfinir le cadre en vue d’une meilleure efficacité. L’ère digitale en plein essor aujourd’hui impose à tous les acteurs des mesures de sécurité proactives afin de réduire les vulnérabilités. Pour endiguer le mal posé par les groupes armés terroristes et les importantes pertes financières associées aux activités illicites des délinquants, je vous invite à converger vos efforts pour freiner les activités malveillantes des malfaiteurs dans une synergie d’action continue », a indiqué le Ministre Barcola.

Cette rencontre, jugée cruciale par les organisateurs pour renforcer la sécurité financière en Afrique, notamment en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, a entre autres pour objectifs d’échanger sur les meilleures pratiques et solutions innovantes en matière de lutte contre les crimes financiers, de renforcer la coopération entre les acteurs du secteur financier, les régulateurs et les organisations impliquées dans la sécurité financière, et de mettre en œuvre les recommandations du GAFI/GIABA au Togo et dans la sous-région.

« Si les activités financières illicites sont un problème mondial, elles sont particulièrement préjudiciables aux pays en développement. Selon le rapport du panel de haut niveau sur les Flux Financiers Illicites (FFI) mis en place par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) en 2015, l’Afrique a perdu au cours des cinquante dernières années plus de 1 000 milliards de dollars en Flux Financiers illicites (FFI). La Banque africaine de développement (BAD) indique pour sa part que les pertes annuelles du continent liées aux FFI sont passées de 50 milliards de dollars par an en 2020 à 90 milliards en 2025, soit l’équivalent de 3,7 % du PIB africain, ce montant équivaut au total des investissements étrangers et de l’aide au développement reçus chaque année par nos pays », a expliqué le ministre.

C’est aussi l’occasion pour les professionnels de la conformité et de la gestion des risques de se tenir informés des dernières tendances, de partager leurs connaissances et de collaborer pour mettre en place des stratégies efficaces. Des ateliers, des sessions de formation, des conférences et des échanges d’expériences vont meubler les deux jours de rencontre.

Jacob

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