
C’est par un atelier d’échanges que le Togo a célébré, ce 8 juin 2026 à Lomé, sous le thème « Des aires marines protégées (AMP) solides pour notre planète bleue », la Journée mondiale de l’océan. Cette célébration a été organisée par l’Organisme national chargé de l’action de l’État en mer (ONAEM).
C’est le ministre conseiller à la Mer auprès du président du Conseil, également secrétaire général du gouvernement, Stanislas Bamouni Baba, qui a ouvert les travaux de cet atelier. Celui-ci a rassemblé les cadres du Haut Conseil pour la Mer, du ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, des représentants de la Marine nationale, des universitaires, des organisations de la société civile, des responsables de syndicats des pêcheurs du Togo. L’atelier a servi de cadre d’échanges sur la préservation des ressources marines, dont la contribution à l’économie est de plus en plus non négligeable.
Dans son discours, le ministre conseiller à la Mer, Stanislas Bamouni Baba, a salué d’entrée la mobilisation des acteurs autour de l’événement cette année et leur a exprimé sa gratitude pour leur implication dans la sensibilisation ces derniers jours.
Il a souligné que »la protection des océans, du littoral et des ressources marines ne peut être une activité ponctuelle limitée à une journée de célébration ».
»Elle doit devenir un engagement permanent, une responsabilité quotidienne et un réflexe citoyen partagé par tous », a-t-il rappelé, ajoutant : »La protection des océans ne saurait être l’affaire des seules administrations publiques. Elle exige une alliance permanente entre les pouvoirs publics, les collectivités territoriales, les communautés côtières, le secteur privé, les chercheurs, les organisations de la société civile et les partenaires techniques et financiers ».
Le gouvernement entend, pour sa part, malgré les nombreux défis, poursuivre ses efforts en faveur de la gouvernance durable des espaces maritimes et de la préservation des ressources marines.
S’étendant sur une cinquantaine de kilomètres, de la frontière de Kodjoviakopé jusqu’à Aného, l’océan en bordure des côtes togolaises abrite à la fois des navires commerciaux, des chalutiers, des embarcations de servitude, des tankers, des pêcheurs artisanaux, etc. Un espace assez restreint dont l’usage commun entre ces différents acteurs pose souvent des difficultés.
»Notre côte n’est pas aussi grande. Donc nous utilisons le même habitat. Autrement dit, là où nous, les pêcheurs artisanaux, sommes censés travailler, les chalutiers aussi, faute de poissons au large, tentent d’utiliser les mêmes espaces que nous. Et généralement, ils déchirent nos filets. Ce qui entraîne des problèmes », a mentionné Koudouvor Pierre, secrétaire général de la Communauté des pêcheurs du littoral, membre de la Fédération nationale des pêcheurs du Togo (FENUCOPETO).
Face à ces difficultés, M. Koudouvor suggère une cohabitation pacifique entre les différents acteurs, dont les activités sont nécessaires pour l’économie nationale.
»Nous devons collaborer. Ces navires sont en train d’exercer des activités économiques pour le compte du pays. Nous aussi, nous contribuons énormément au PIB, avec les 4 % », a-t-il martelé.
Plusieurs communications ont meublé la célébration de cette Journée mondiale de l’océan.
Jacob
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