11e réunion annuelle des réseaux régionaux de santé animale de la CEDEAO : Lomé au cœur de la riposte contre les maladies transfrontalières
L’hôtel Sarakawa a abrité ce jeudi 8 octobre 2026, la cérémonie d’ouverture de la 11e réunion annuelle des réseaux régionaux de santé animale de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Cette rencontre de Lomé constitue une étape décisive dans le renforcement de l’action collective en matière de prévention, de surveillance, d’alerte précoce et de lutte contre les maladies animales transfrontalières.
Les pays de l’espace communautaire font face à une même réalité : les animaux, les produits d’origine animale, les populations et, malheureusement, les agents pathogènes ignorent les frontières administratives. La mobilité pastorale, la transhumance transfrontalière, les échanges commerciaux de bétail et l’intensification des systèmes de production demeurent des piliers essentiels des économies rurales et de l’intégration régionale, mais exposent la sous-région à des risques sanitaires accrus.
Dans son intervention, le ministre délégué togolais chargé de la Santé, le Professeur Tchin Darré, a relevé que « notre région connaît aujourd’hui de profondes transformations liées aux changements climatiques, à l’évolution des systèmes d’élevage, à l’urbanisation, à l’intensification des échanges et aux déplacements transfrontaliers, qui créent de nouveaux défis sanitaires ».
Pour lui, l’adoption des stratégies soumises à examen ne saurait être une fin en soi. Elle doit marquer le début d’une phase de mise en œuvre effective, coordonnée et durable.
Ouvrant les travaux, le ministre sénégalais de l’Élevage, Me Ousmane Diagne, a rappelé le rôle stratégique de l’élevage dans l’économie ouest-africaine : « Il contribue à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à la lutte contre la pauvreté, à la création de revenus et d’emplois, notamment chez les femmes et les jeunes, et à l’amélioration des conditions de vie des familles ».
Il a toutefois alerté sur les menaces persistantes, citant la fièvre aphteuse, l’influenza aviaire hautement pathogène et l’abattage massif et incontrôlé des ânes pour le commerce de leurs peaux.
« La présente rencontre s’inscrit dans une dynamique d’intégration régionale. Il nous incombe d’examiner et d’adopter avec la plus grande attention les stratégies régionales qui nous sont soumises. La réussite de cette démarche reposera sur notre volonté politique commune et la solidité de nos partenariats », a-t-il conclu.
Le Ministre délégué, Professeur Tchin Darré, a rappelé que pour le Togo, les ambitions de ces trois stratégies s’inscrivent pleinement dans les réformes politiques, économiques et sociales engagées par le Gouvernement à travers la mise en œuvre du Programme de modernisation de l’agriculture au Togo (ProMAT 2025-2034) et dont l’un des objectifs est d’accroître la productivité et la résilience des systèmes de production agricole.
Le Souverainiste
