Grand Lomé : l’opération de libération des emprises publiques se poursuit jusqu’au 20 novembre
Lancée le 2 novembre 2026 dans le Grand Lomé, notamment dans les préfectures du Golfe et d’Agoè-Nyivé, l’opération de libération du domaine public et des emprises des voies publiques se poursuivra jusqu’au 20 novembre 2026. Deuxième du genre après le déguerpissement des occupants du littoral, elle est conduite par le Comité ad hoc chargé de la lutte contre l’occupation anarchique du domaine public.
Ses objectifs et ses modalités ont été présentés le 4 novembre à Lomé, lors d’une conférence de presse en présence du ministre-maire Koami Gomado et de la gouverneure du District autonome du Grand Lomé (DAGL), Zouréhatou Kassah-Traoré, présidente du Comité ad hoc.
L’opération consiste à rendre les principaux axes de la capitale plus sûrs, à garantir une circulation plus fluide et à améliorer l’assainissement de la ville. Elle vise à mettre fin à l’étalage commercial sur les trottoirs, à la construction de baraques et points de vente non réglementés, à l’installation de conteneurs commerciaux, au stationnement anarchique de véhicules, au dépôt de gravats, sable et matériaux de construction, à l’affichage publicitaire non réglementé et au dépôt d’ordures.
« Notre capitale est le poumon économique et administratif de notre pays. Nous le constatons tous les jours : les piétons sont contraints de marcher, parfois sur la chaussée, au péril de leur vie. Les véhicules de secours et les services de nettoyage ont parfois du mal à circuler », a déclaré Mme Kassah-Traoré.
Pour les autorités, ces pratiques provoquent des accidents, des retards d’intervention des secours, des embouteillages, des inondations dues aux caniveaux bouchés et une dégradation de l’esthétique urbaine.
« Cette opération n’est pas une simple mesure de nettoyage, c’est un projet de société. C’est une question de sécurité, de salubrité et de dignité. Nous ne sommes pas contre les commerces, mais nous voulons une capitale plus attrayante et qui préserve la vie des piétons », a-t-elle précisé.
L’opération a été précédée d’une phase de sensibilisation depuis le 18 septembre, avec des courriers adressés aux maires pour un déguerpissement volontaire. « L’opération qui est conduite aujourd’hui n’est pas une opération policière. C’est une opération qui se fait dans l’ordre et qui répond à un impératif d’intérêt général », a ajouté le préfet du Golfe, Kossivi Agbodan.
Au-delà du dégagement, les autorités veulent éviter la réoccupation, comme après l’opération de février 2023. Un dispositif de surveillance sera mis en place, avec la mobilisation des commissariats des 13 communes du Grand Lomé.
Répondant aux critiques sur la compétence du District, la gouverneure a invoqué la législation sur la décentralisation : le DAGL assure une mission de coordination sur son ressort territorial.
Jacob
