• OHADA: le Togo assure la présidence du conseil des ministres

    Maître Pacôme Yawovi ADJOUROUVI, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits humains, a pris la tête de la présidence du Conseil des ministres de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA). C’était ce vendredi 13 février 2026 à Lomé au cours d’une cérémonie à laquelle ont pris part d’autres membres du gouvernement togolais à savoir : Georges Essowè BARCOLA, Ministre des Finances et du Budget; Badanam PATOKI, Ministre de l’Economie et de la veille stratégique et Arthur Lilas Trimua, Ministre délégué auprès du Ministre de l’Economie et de la veille stratégique, chargé de la promotion des investissements et de la souveraineté économique.

    Après un an à la tête de l’OHADA, le Tchadien Youssouf Tom, le président sortant a officiellement transmis le flambeau à son homologue togolais.

    Le ministre togolais, nouvel entrant a promis que sous la vision du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, la mandature togolaise se déclinera sous trois axes que sont: la revitalisation de la gouvernance interne; la mise en place d’un financement durable et la modernisation des outils opérationnels.

    Créée il y a une trentaine d’années, l’OHADA regroupe 17 pays du continent. Le Togo, l’un des membres fondateurs, avait déjà occupé en 2010, la tête de cette institution.

    Le Souverainiste

  • RN°1: un adolescent fauché mortellement ce samedi à Bafilo

    Au Togo, la série noire continue sur la route nationale numéro un (RN1). Un véhicule de marque HYUNDAI a écourté la vie d’un adolescent d’environ 13 ans dans l’après-midi du samedi 7 février 2026 à Bafilo, à la sortie de la ville (dans la direction Kara-Lomé) autour de 15h40.

    Le conducteur, qui se rendait de Sokodé à Kara, aurait été surpris et a violemment percuté l’enfant qui tentait de traverser la route. Le choc a été fatal à la victime sous le regard impuissant de quelques habitants et passants qui ont vu la scène.

    L’excès de vitesse en pleine agglomération et le manque de concentration pourraient être la cause de ce drame. Ces derniers jours, la nationale N°1 affole les statistiques avec ses cas d’accidents meurtriers. L’excès de vitesse, le manque de concentration ou de vigilance, l’usage du téléphone portable au volant sont souvent cités comme quelques facteurs à l’origine de ces drames qui endeuillent les familles.

    Les usagers de la route sont appelés au respect du code de la route et à faire preuve de vigilance accrue sur nos voies.

    Le Souverainiste

  • Décès du Pasteur Docteur Luc Russel Adjaho: un homme de foi, un entrepreneur de talent et un artiste exceptionnel s’en est allé

    Le Révérend Docteur Luc Russel Adjaho, fondeur de  »l’Église de Dieu de la prophétie (EDP) Zion-To » est entré dans le repos éternel. Il a été rappelé à Dieu le 5 février 2026 des suites d’une maladie. L’homme a marqué l’histoire de l’église non seulement par sa prédication mais aussi par l’interprétation comique qu’il faisait des films d’origine nigériane, communément appelés  »Ibo films ». Mais son talent ne s’est pas limité à cela. Il avait une façon unique à lui d’expliquer les rêves sur son complexe médiatique, Radio-Télé Zion.

    Il s’est également distingué par la musique chrétienne, devenant avec sa voie unique, artiste gospel sous le nom  »Ibo Boy ».

    Grand entrepreneur, le Pasteur Docteur Luc Russel Adjaho a créé une agence immobilière pour location, vente et bail de maisons et de terrains. Il avait également mis sur pied des centres de formation en menuiserie, maçonnerie et autres.

    Huissier de justice de profession, Docteur Luc Russel Adjaho n’a jamais abandonné cette profession bien qu’il soit devenu fondateur de la communauté chrétienne, Zion-To qui a plusieurs paroisses à travers le pays. Au dernier trimestre de l’année 2021, l’homme fut brièvement interpelé par les forces de sécurité pour port illégal d’arme dans un litige foncier. Les images et vidéos qui avaient circulé à l’époque sur les réseaux sociaux le montrait porter une arme en bandoulière pour aller déloger sur un terrain la partie adverse. Cet acte a suscité indignations de plusieurs internautes et lui a valu des moqueries sur la toile. Certains internautes voient mal un homme de Dieu, qui prêche la foi, la puissance du feu du Saint-Esprit avec la formule sacrée: ‘Edzo wou edzo, Zion-To nakpoé lé », (pour signifier que le Feu qui surpasse tout autre feu se trouve dans son ministère Zion-To).

    Il avait également réussi à mettre sur le point une initiative de voyage en Israël où il amenait les fidèles chrétiens de son ministère et d’autres dénominations, visiter certains lieux historiques et sacrés décrits dans la Bible.

    Docteur Luc Russel Adjaho était un homme au talent exceptionnel. Il ne manquait pas d’idées ni d’initiatives. Il est souvent décrit par ses proches comme un homme rigoureux dans la gestion de ses différentes affaires et même dans le ministère. Mais c’est un homme simple qui pouvait même tenir des discussions avec les autres peu importe leur rang social.

    Donné pour mort en Avril 2025, il est sorti de son silence avec beaucoup d’humour comme à son habitude pour recadrer  »ceux qui étaient pressés de le voir mourir ». Mais moins d’un an après cette fausse rumeur, le natif de Kpélé est finalement rappelé par son Créateur.

    C’est la fin d’une vie engagée non seulement au service de Dieu mais également pour le développement social et économique de sa communauté. Il laisse derrière lui le ministère Église de Dieu de la Prophétie Zion-To, la Radio-Télé Zion et bien d’autres structures qu’il a réussi à mettre sur pied durant son parcours terrestre. Une grande tristesse et perte pour sa famille biologique et chrétienne et pour la communauté chrétienne au Togo.

    Hommage à  »Novi vevié le xosé mé », (bien-aimé dans la foi).

    Jacob Koffi ATALI

  • FlSA 2025: le Togo confirme son leadership à Bamako avec deux prix

    Le Secrétariat et l’Assistanat du Togo ont réalisé un véritable exploit pour la deuxième année consécutive au cours de la troisième édition du Forum International du Secrétariat et de l’Assistanat (FISA) qui s’est déroulé du 24 au 28 novembre 2025 à Bamako au Mali. Le Togo, qui prenait part à ce « concours panafricain Coffret d’Or », s’est illustré de belle manière en décrochant le premier et le troisième prix.

    Une performance exceptionnelle que l’organisation nationale du secteur, le Cercle des professionnels du Secrétariat et de l’Assistanat du Togo (Ceprosat), a célébrée le samedi 31 janvier 2026 lors d’une cérémonie de remise de trophées aux lauréates.

    Alors que le Togo avait remporté lors de l’édition précédente (2024) deux prix (2e et 3e places), il a confirmé en 2025, à travers ses ambassadrices, son statut professionnel et son savoir-faire dans ce domaine en pleines mutations au fil des décennies.

    Lors de la cérémonie, le représentant du Contre-amiral Fogan ADEGNON, Directeur Général du Port Autonome de Lomé, soutien aux candidats togolais, a salué le sens de responsabilité et de devoir des secrétaires et assistants. « Vous êtes souvent dans l’ombre mais vous êtes le premier visage de nos services, gardiens et gardiennes de nos organisations », a-t-il déclaré, se félicitant de leur rigueur administrative, professionnalisme, sens d’accueil, discrétion et engagement constant qui constitue un pilier fondamental de la performance des différentes administrations.

    Blaza Awesso, président du Ceprosat, n’a pas caché sa joie au regard des performances des candidats togolais. « Nous avons eu des candidats qui ont démontré que le professionnalisme togolais peut rivaliser et s’imposer sur la scène africaine. Les résultats nous donnent le premier et le troisième prix pour un seul pays pour une compétition africaine. Cela vaut la peine de les encourager et porter cette prouesse à l’attention du public », s’est-il réjoui.

    Monsieur Blaza Awesso a souligné qu’avant d’envoyer ses candidats représenter le pays, le Ceprosat organise dans un premier temps un concours régional suivi du préliminaire sur le plan national. Ce qui permet de dégager, à l’occasion de la journée internationale du secrétariat, les meilleurs sur le plan national qui représentent le Togo.

    « Ce prix représente pour moi mon engagement au travail, la discipline et le professionnalisme », a indiqué Madame Adama Kayissan, lauréate du premier prix du concours panafricain Coffret d’Or, édition 2025, nominée également championne du Togo sur le plan national.

     »Nous avons eu comme épreuves la dictée, la mise au net et la culture générale. Et il fallait aussi se préparer dans le métier du secrétariat. C’est donc à la base des recherches et des compétences dans le secrétariat qu’on a pu être lauréates », a expliqué Madame AHADO Eya Jeanne, lauréate du troisième prix au FISA 2025 à Bamako.

    C’est le Cameroun qui sera le pays hôte de l’édition 2026 de ce concours à Yaoundé au mois de juin prochain. 15 pays dont le Togo y prendront part. Et la nation togolaise aura à cœur de défendre sa place de leadership dans le domaine.

    Jacob

  • 2 Février: Adéwui célèbre le retour triomphal au rythme de la danse Kamou

    Le 2 février, les Togolais ont célébré le retour du Général Gnassingbé Eyadema, quelques jours après être sorti indemne du crash d’avion de Sarakawa le 24 janvier 1974. Ce retour, qualifié de « triomphal », continue de marquer les esprits plus de vingt ans après le décès du miraculé.

    Ce lundi 2 février 2026, des Togolais se sont rassemblés sur le terrain derrière le marché du quartier Doumasséssé, communément appelé Adéwui, pour honorer à travers la danse traditionnelle Kamou, la mémoire du défunt et saluer sa vision du nationalisme et son sens patriotique.

    « Nous avons organisé cette danse pour commémorer un évènement particulier pour nous les Togolais. Le 2 février marquait le retour de Papa Eyadema après le crash d’avion à Sarakawa. Il avait été victime d’une conspiration du fait qu’il ne voulait pas céder le phosphate togolais aux blancs. Raison pour laquelle on avait cherché à le tuer », a souligné Madame AFO Salibatou, l’une des organisatrices de la danse Kamou.

    « J’étais encore enfant. Ce jour-là, maman et moi, nous étions allées au bord de la rivière à Blitta pour laver les habits lorsque nous avons commencé à écouter des cris et pleurs dans le village et nous nous sommes précipitées pour revenir. À notre retour, on nous annonçait que Papa Eyadema était mort dans un accident. Ce n’est que quelques heures plus tard que Papa Eyadema avait annoncé qu’il n’était pas décédé », s’est-elle souvenue.

    Pour elle, cette célébration est le signe de l’unité des fils et filles du Togo et la marque d’un climat de paix qui prévaut. C’est pourquoi elle rend hommage aux artisans de cette paix: « Nous remercions le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé pour son engagement en faveur de la paix. Nous disons également merci à nos soldats qui se sacrifient pour que nous dormions paisiblement durant la nuit », dit-elle.

    52 ans après ce crash d’avion, les souvenirs restent encore vivaces dans les mémoires.

    Le Souverainiste

  • Enseignement supérieur: ESGIS intègre une formation certifiante à son programme

    Dans le but de faire de ses diplômés les profils les plus recherchés sur le marché de l’emploi, l’Ecole Superieure de Gestion, d’lnformatique et des Sciences (ESGIS) n’a de cesse d’apporter des innovations à sa palette de formations. Ce samedi 31 Janvier 2026, cette université de référence dans l’univers de l’enseignement supérieur privé au Togo a présenté à ses étudiants, une nouvelle offre de formation certifiante qui fera d’eux des profils prisés. Grâce à son partenariat avec Project Management Institute Togo (PMI-Togo), ESGIS entend doter ses apprenants de nouvelles compétences susceptibles de répondre aux besoins du marché de l’emploi. Selon Marcel Macy AKAKPO, Président Directeur Général de l’ESGIS, ce nouveau partenariat vient s’ajouter à d’autres précédemment conclus.

     »ESGIS qui a une longue tradition en matière de partenariats vient encore d’ajouter un plus à son répertoire. Nous avons signé un accord avec PMI qui est une institution mondiale la plus cotée en management des projets », a-t-il expliqué, soulignant que ce nouveau partenariat va offrir plus d’opportunités aux étudiants de l’ESGIS.

     »D’abord ça va améliorer leur employabilité, ensuite leur donnera accès à des certifications internationales et enfin leur permettra d’avoir des carrières de dimension mondiale », a-t-il ajouté.

    Généralement confrontés aux difficultés d’emploi après l’obtention de leurs diplômes, parfois pour cause de manque d’expérience, les étudiants constituent une cible privilégiée que le Project Management Institute (Togo) veut doter de nouvelles compétences à travers cette formation sanctionnée par une certification.

     »Ce partenariat vise trois grandes composantes: connecter les étudiants à l’écosystème de la gestion de projets, leur offrir des formations et la délivrance de la certification CAPM (Certified Associate in Project Management), et leur permettre de bénéficier d’un mentorat pour devenir des chefs de projets bien outillés », a indiqué Léon Kokou Amouzou, président du PMI-Togo.

    La première étape de ce partenariat consistera à former dans un premier temps, les formateurs qui administreront les cours aux apprenants.

    Le PDG Marcel Macy AKAKPO a rassuré que cette formation certifiante se fera à un coût très réduit comparativement à leurs valeurs sur le plan international.

    L’école compte ainsi donc adosser son programme sur les standards internationaux pour former les  »bâtisseurs de l’Afrique ».

    Jacob

  • Transport routier: deux camions-grues pour renforcer la sécurité sur les corridors togolais

    Ce 29 janvier 2026, l’Union Nationale des Transporteurs Routiers du Togo (UNATROT) a réceptionné à son siège à Lomé, deux camions-grues. Ces engins de dernière génération, fabriqués en Chine, ont la capacité de soulever chacun une charge de 50 tonnes et permettront de dégager les gros camions en panne ou accidentés sur les corridors du pays, garantissant ainsi la fluidité de la circulation.

    Le président de l’UNATROT, l’honorable Sena FOMBO, a souligné que l’acquisition de ces camions marque une étape importante pour faire de l’UNATROT une référence dans le transport routier. « Aujourd’hui, nous ne présentons pas seulement des engins de remorquage, mais nous célébrons un investissement stratégique qui témoigne de notre volonté d’améliorer nos services et de répondre aux exigences croissantes des transporteurs. Grâce à leur technologie de pointe, ces camions nous permettront de remorquer des véhicules en toute sécurité », a-t-il déclaré.

    Le conseil des chargeurs du Burkina Faso au Togo, représentant les transporteurs des pays de l’interland, a salué l’arrivée de ces deux engins qui viennent aider leurs chargeurs. « Nous avons constaté que lorsqu’il y a un accident, ça prend beaucoup de temps pour les dégager et cela est aussi coûteux », a-t-il déploré, exprimant son espoir que ce renforcement du dispositif va contribuer à remédier à ce problème.

    Le représentant du ministère des Transports, Dermane Tadjoudine, Directeur des Transports Routiers, a félicité le bureau de l’UNATROT pour cette action qui vient régulariser encore plus la circulation des corridors et des nationales. Selon l’honorable député FOMBO, ces camions sont le fruit de l’engagement de l’UNATROT envers la sécurité routière au Togo.

    Cette cérémonie s’est déroulée en présence des représentants des ministères des transports et de la sécurité, du District Autonome du Grand Lomé, des responsables et membres des syndicats.

    Le Souverainiste

  • Environnement: le Togo lance le programme BIOFIN

    Le Togo a lancé officiellement le programme Biodiversity Finance Initiative (BIOFIN) le 21 janvier 2026 à Lomé, en présence de représentants du Ministère de l’Environnement, des Ressources Forestières, de la Protection Côtière et du Changement Climatique, de partenaires techniques et financiers, ainsi que de membres de la société civile. Ce programme vise à mobiliser des ressources durables pour la conservation de la biodiversité en élaborant un plan national de financement, structuré en trois étapes clés : analyse des politiques, examen des dépenses et évaluation des besoins financiers.

    Amouzouvi Kokouvi Messmer Abel, Coordonnateur du programme BIOFIN au Togo, a rappelé que ce programme est une initiative du système des Nations Unies lancée depuis 2012 et qui est dans sa phase pilote dans 41 pays. « Dans sa phase pilote, BIOFIN a regroupé 41 pays, ce qui leur a permis de développer des plans de financement de la biodiversité qui sont déjà en exécution », a-t-il indiqué. Il a souligné que plus de 2,7 milliards de dollars ont été mobilisés pour financer la conservation de la biodiversité dans le monde.

    Le Togo a intégré cette initiative depuis 2024. En lançant ce projet, le pays vient de démontrer son engagement à préserver ses écosystèmes uniques et une biodiversité remarquable constituée de plus de 3 491 espèces végétales et plus de 4 201 espèces animales. Ces espèces soutiennent des secteurs clés comme l’agriculture, la foresterie et la pêche, qui mobilisent près de 60% de la population.

    Face à une dégradation très poussée de sa biodiversité, le Togo devra tirer d’énormes avantages de son adhésion au BIOFIN. En effet, le pays pourra bénéficier d’une mobilisation financière accrue auprès du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), soutenue par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et plusieurs autres partenaires internationaux, dont l’Union Européenne, la Norvège, la Suisse, la Belgique, le Canada, la France, le Royaume-Uni, la Flandre et l’Allemagne.

    Durant ces cinq dernières années, plus de 15 millions de dollars ont été mobilisés par le PNUD et ses partenaires au profit du Togo. Cette initiative vient donc en appui aux efforts déjà en cours.

    La rédaction

  • Économie: le marché des titres publics, un pilier du financement souverain en monnaie locale

    Lomé accueille les 27 et 28 janvier 2026 à l’hôtel du 2 Février, la 8ᵉ édition des Rencontres des Marchés des Titres Publics (REMTP). C’est Georges Essowè BARCOLA, ministre togolais des Finances et du Budget, qui a ouvert les travaux. Il a souligné que la rencontre se tient dans un contexte macroéconomique exigeant, marqué par une hausse soutenue des besoins d’investissements publics, une intensification des pressions sociales et la persistance de contraintes budgétaires élevées, dans un environnement international incertain.

    Durant les deux jours, les principaux acteurs du marché financier régional réunis dans la capitale togolaise vont mener des réflexions autour d’un objectif majeur, à savoir le renforcement de la capacité des États de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) à s’autofinancer de façon durable en monnaie locale.

    La Directrice générale de UMOA-Titres, Oulimata Ndiaye Diassé, a soutenu que le marché des titres publics s’est imposé au cours de la décennie comme un pilier du financement souverain en monnaie locale ainsi qu’un instrument essentiel de la gestion de la dette des États membres de l’UEMOA. « Les résultats illustrent une croissance continue au fil des années. En 2025, les ressources mobilisées sur le marché des titres publics ont atteint 11 858 milliards de francs CFA, avec un encours de 21 629 milliards de francs CFA à la même date », a-t-elle indiqué.

    La rencontre de Lomé vise également à renforcer la transparence et la qualité de l’information financière, grâce aux actions d’accompagnement menées par UMOA-Titres.

    Le gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean-Claude Kassi Brou, a salué les performances réalisées, contribuant à une expansion significative depuis la création de UMOA-Titres en 2013. « En 2000, environ 2 000 milliards de francs CFA étaient mobilisés sur le marché. En 2025, ce montant dépasse 11 000 milliards. Ces ressources servent à financer les projets et les activités des États. UMOA-Titres constitue donc un instrument clé pour le financement des budgets et le développement économique de la région », a-t-il affirmé.

    Ces assises permettront également de faire l’évaluation de l’état du marché des titres publics, le partage d’un diagnostic commun et l’élaboration de solutions concrètes pour améliorer la performance et la résilience de ce marché stratégique.

    La rédaction

  • UL : l’IA au cœur du débat à la conférence de rentrée du LAMPES

    Les enseignants de l’Université de Lomé ont souligné que l’Intelligence Artificielle (IA), bien qu’utile et importante pour les recherches universitaires, ne saurait se substituer aux réflexions humaines. Réunis le vendredi 23 janvier 2026 à l’occasion d’une conférence de rentrée du Laboratoire d’Analyse des Mutations politico-juridiques, économiques et sociales (LAMPES), sous le thème « L’Afrique et l’intelligence artificielle : enjeux, opportunités et risques », les universitaires ont ouvert le débat sur la contribution d’une technologie qui suscite à la fois admirations et craintes.

    Le Docteur BALOUKI Tchilabalo Joseph, Assistant administratif du LAMPES et enseignant vacataire à l’UL, a expliqué que le choix du thème n’est pas anodin. Il répond à une tradition qui consiste à débattre d’un sujet d’actualité ou d’un thème d’intérêt. « Au LAMPES, nous avons une tradition depuis près de 13 ans. Il s’agit de choisir un thème d’actualité ou un sujet qui passionne un membre du Laboratoire, dont il fait un projet d’article ou un projet de thèse de doctorat, pour en faire une conférence grand public », a-t-il souligné.

    L’objectif de cette conférence est de susciter la réflexion au sein du grand public pour s’approprier un sujet d’actualité et proposer la contribution du chercheur dans la résolution des problèmes qui se présentent à lui à travers le sujet. « Depuis un certain moment, la question de l’Intelligence Artificielle mobilise les attentions des médias, des chercheurs, des utilisateurs des réseaux sociaux, etc., parce que nous l’utilisons au jour le jour à travers nos portables et autres. Au niveau du Laboratoire, on se pose la question de savoir comment en faire un outil important pour le développement de l’Afrique. La question principale qu’on s’est posée est de savoir si l’Afrique doit être en marge de cette révolution numérique ou si elle doit l’épouser, tout en tenant compte de ses risques et des opportunités qui s’offrent à elle pour pouvoir booster son développement économique, politique et social », a-t-il expliqué.

    Le Docteur SONHAYE Napo, enseignant-chercheur à l’Institut des Sciences de l’information et de la Communication et des Arts (ISICA) de l’Université de Lomé, a souligné les avantages que pourrait tirer le continent africain de l’usage de l’IA. Il a notamment évoqué l’utilité de l’IA sur les plans scientifique, économique, social, linguistique, culturel, etc. « L’Intelligence Artificielle permet, tout comme l’arrivée du web, d’avoir des éléments de connaissances qui vont être générés en cas de besoin. Lorsqu’on interroge un système comme si on interrogeait un être humain on pourrait avoir des réponses », a-t-il indiqué.
    Il a souligné que le continent dispose des prérequis qui sont des données endogènes mais peu connues mondialement.

    À travers ces genres de rencontres, le LAMPES entend apporter des réflexions susceptibles de mûrir et d’aider les décideurs politiques à enclencher le processus de développement à partir des réponses apportées.

    Du 6 février à fin mars, le Laboratoire se réunira pour débattre de divers sujets d’actualité et également des mémoires de master et de thèses de doctorat. Un colloque international en hommage à Edem KODJO est aussi prévu pour le mois de juin 2026.

    Jacob