Au Togo, le gouvernement se préoccupe de la qualité et de la durabilité des équipements et structures sanitaires. Un document de stratégie nationale de maintenance est en cours d’adoption en ce sens. L’atelier réunit, du 16 au 18 septembre 2025 à Lomé, avec l’appui de la coopération allemande (GIZ), les acteurs du monde de la santé. S’alignant sur la feuille de route gouvernementale Togo 2020-2025, la Politique nationale de santé (PNS) horizon 2030 et le Plan national de développement sanitaire (PNDS) 2023-2027, la nouvelle stratégie vise à réduire les dépenses liées aux réparations d’urgence et aux remplacements prématurés des équipements et infrastructures de santé. Elle opte pour une durée de vie plus longue des équipements, constituant ainsi une meilleure protection des investissements publics.
Selon Mbanawe Desama-Esso, Chef de la division des équipements médico-techniques, de la logistique et de la maintenance au Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, il s’agit d’un document important pour le domaine de la santé à l’horizon 2026-2030. ‘C’est un document d’orientation et de référence nationale en matière de maintenance hospitalière. C’est en quelque sorte une feuille de route qui va dorénavant guider les actions du Ministère de la santé en ce qui concerne les efforts de maintenance des équipements dans les structures hospitalières’, a-t-il indiqué.
La stratégie en cours d’adoption repose sur cinq axes, à savoir :
Axe 1 : Gouvernance, leadership et coordination de la maintenance.
Axe 2 : Renforcement des capacités d’intervention des structures de maintenance.
Axe 3 : Amélioration de la qualité des prestations de maintenance.
Axe 4 : Mise en place d’un système d’information de la maintenance.
Axe 5 : Partenariats engagés avec toutes les parties prenantes.
Elle reflète la volonté du Gouvernement de professionnaliser la maintenance, de bien utiliser les ressources publiques et d’assurer, sur l’ensemble du territoire, des soins de qualité pour toutes et tous.
À l’occasion de la rentrée scolaire 2025-2026 entamée officiellement le 15 Septembre, le Président de l’Assemblée nationale du Togo, Sévon-Tépé Kodjo Adédzé a, dans un post sur Instagram, souhaité une bonne rentrée aux élèves, saluant par la même occasion les efforts du gouvernement et l’engagement précieux des enseignants.
Lire ci-dessous le message :
En cette rentrée scolaire, je souhaite une excellente année académique à tous les acteurs du système éducatif togolais. Que l’année soit, pour nos enfants, un temps d’apprentissages fructueux, de découvertes et de réussites. Je salue les efforts constants déployés par le gouvernement sous le leadership du Président du Conseil, S.E.M. Faure Essozimna Gnassingbé, pour garantir une rentrée scolaire sereine et apaisée, ainsi que l’engagement précieux des enseignants et l’appui indispensable des parents, piliers de la formation et de l’épanouissement de nos enfants. Ensemble, soutenons l’école de la République afin de bâtir un avenir prometteur pour notre jeunesse.
L’actualité togolaise ces dernières heures reste marquée par une rencontre d’échanges entre le Chef de la diplomatie togolaise, Professeur Robert Dussey, et le Chef de la délégation de l’Union Européenne (UE), Gwilym Ceri Jones, que certains désignent abusivement par le vocable ‘convocation’.
Abondamment relayée par les médias nationaux et internationaux, l’entrevue entre les deux personnalités fait suite à une résolution adoptée le 10 septembre 2025 par le Parlement européen où il appelait Lomé à libérer les prisonniers politiques, dont Abdel Aziz Goma, disposant d’une double nationalité: Irlandaise et togolaise, condamné à 10 ans de prison en début d’année par la justice togolaise pour ‘destruction des biens publics et atteinte à la sûreté de l’État’.
Par cet acte, le Togo entend défendre sa souveraineté nationale et proclamer l’indépendance de son appareil judiciaire. En effet, le Togo considère la réaction de l’Union Européenne comme ‘une ingérence manifeste dans un dossier purement judiciaire et souverain’. ‘Dans un souci de réciprocité diplomatique, le chef de la diplomatie togolaise entend obtenir des explications claires sur le sens de cette démarche européenne et rappeler fermement que la justice togolaise s’exerce en toute indépendance, conformément aux lois nationales et aux standards internationaux’, précise-t-il dans un communiqué diffusé en masse par la presse.
Mais cette réaction de Lomé laisse plus d’un, notamment les analystes, perplexes. Comment un pays dont la survie et le fonctionnement de certains services de l’administration publique dépendent de l’aide financière et technique des institutions des pays membres de l’UE, notamment la GIZ et l’Agence Française de Développement (AFD) (pour ne citer que ceux-là), peut-il parler d’ingérence manifeste dans ses dossiers ? Peut-on être indépendant sur le plan judiciaire et dépendant financièrement et techniquement ? Comment un pays qui se réclame indépendant et souverain peut-il se sentir obligé de réunir les diplomates accrédités auprès de lui pour leur expliquer sa stratégie de gestion d’une crise socio-politique interne comme ce fut le cas le 04 juillet dernier à Lomé ?
On comprend simplement qu’en ce 21e siècle, où le mot d’ordre en Afrique semble être le panafricanisme, le Togo aussi tente de prouver aux yeux des autres nations qu’il dispose d’une souveraineté qui n’existerait en réalité que dans des discours et écrits. Être souverain, c’est être capable de financer sur fonds propres ses projets de développement. C’est parvenir à prouver aux partenaires que sans eux, le pays peut avancer.
Dans une tribune publiée le 16 février 2020 par le site du journal Le Monde Afrique, Amadou Sadjo Barry, professeur de philosophie, qui faisait le bilan de gouvernance de soixante ans d’indépendance des États africains, laissait entendre : ‘Si l’Afrique veut se décoloniser, elle doit sortir de la tutelle dans laquelle elle s’est installée’. Cette pensée illustre de la plus belle manière la situation qui caractérise les États africains qui espèrent prouver leur souveraineté nationale sans toutefois être en mesure de prendre en charge leurs propres destins.
Tant qu’en Afrique, les gouvernants et ceux qui rôdent autour du pouvoir ne comprendront pas la nécessité de bien gérer les deniers publics et d’en faire de véritables moyens pour le développement de leurs pays, espérant compter sur les aides des partenaires techniques et financiers pour se développer, qu’ils souffrent de recevoir aussi des ordres. L’esclave peut-il prétendre s’affranchir du maître tout en dépendant de lui financièrement ?
Somme toute, le Togo opte pour le buzz en voulant affirmer aux yeux du monde sa souveraineté nationale.
Du 10 au 12 septembre 2025, se tient à Lomé, la capitale togolaise, la seconde édition du forum Maritimafrica Week. Placé sous le thème : ‘Pour un avenir bleu rayonnant en Afrique’, le forum vise à promouvoir un meilleur cadre d’échanges des experts, décideurs et spécialistes afin de renforcer le secteur maritime sur le continent africain. C’est M. Ismaël Kodjo Komi, Directeur de Cabinet du Ministère de l’Économie Maritime, de la Pêche et de la Protection côtière, qui a ouvert les travaux au nom du Ministre de tutelle.
Il a souligné dans son intervention que ce rendez-vous constitue un cadre d’échanges de haut niveau et une plateforme stratégique pour réfléchir, ensemble, aux défis, aux opportunités et aux solutions innovantes qui permettront à l’Afrique, et au Togo en particulier, de tirer pleinement profit des richesses offertes par l’économie bleue. ‘Le développement de l’économie bleue repose donc sur une meilleure connaissance de notre milieu marin, une gestion durable des activités en mer, une surveillance maritime intégrée et des stratégies adaptées à chaque bassin, prenant en compte les dimensions climatiques, économiques, sociales et culturelles’, a-t-il ajouté, soutenant que ‘face à la dégradation des écosystèmes côtiers et marins, cette approche offre une voie permettant d’assurer la croissance économique tout en préservant la santé de nos océans’.
De son côté, la fondatrice de Maritimafrica, Pascaline ODOUBOUROU, a exprimé à l’entame de son mot de bienvenue, sa gratitude aux autorités togolaises et aux responsables du Port Autonome de Lomé pour le soutien. ‘Le choix du Togo pour accueillir à nouveau ce Forum n’est pas le fruit du hasard. Il témoigne des progrès concrets réalisés par le pays pour consolider son rang de port leader en Afrique, ainsi que des efforts déployés dans le secteur de l’économie bleue, notamment la protection côtière, la ratification de nombreuses conventions et l’investissement dans les infrastructures et équipements. Dans ce contexte, le Togo se tient debout en tant qu’hôte de cette rencontre exceptionnelle, démontrant son engagement envers la promotion d’une économie bleue durable et prospère, au service du développement durable, économique et social de l’Afrique’, a indiqué Madame Pascaline ODOUBOUROU.
Elle a par ailleurs invité les participants à profiter pleinement de ces journées de partage, d’apprentissage et de networking, en faisant preuve de curiosité, d’innovation et de collaboration.
‘Ensemble, nous avons la capacité de transformer l’économie bleue en un véritable pilier du développement africain’, a-t-elle confié. Et de conclure : ‘Que cette 2e édition du Forum Maritimafrica Week soit mémorable, riche en échanges et en initiatives concrètes, et qu’elle contribue à bâtir un avenir bleu rayonnant pour l’Afrique’.
Alassane Ouattara, candidat à sa propre réélection pour un quatrième mandat
Le verdict vient de tomber ce lundi 8 Septembre 2025. Selon la sentence, prononcée par Madame Chantal Nanaba Camara, présidente du Conseil constitutionnel, cinq candidatures ont été retenues pour la prochaine élection présidentielle en Côte d’Ivoire prévue pour le 25 octobre 2025. Il s’agit des listes tenues par Alassane Ouattara ; Ehivet Simone épouse Gbagbo ; Lagou Adjoua Henriette ; Billon Jean Louis Eugène ; et Don Melo Senan Ahoua Jacob.
Le Conseil Constitutionnel a rejeté les candidatures de Laurent Koudou Gbagbo et de Tidjane Cheikh Thiam, deux grands adversaires du Président Alassane Ouattara, en lice pour un quatrième mandat. À part ces deux prétendants, Pascal Afi Nguessan a été également écarté pour défaut de parrainage.
Alors que Gbagbo Laurent et Tidjane Thiam ont mis en ébullition le pays à travers de gigantesques manifestations quelques jours avant le dépôt de leurs candidatures, il y a lieu de s’interroger sur les conséquences que pourrait entraîner leur mise à l’écart de la course à la présidence de la République. La décision du Conseil Constitutionnel de confirmer l’exclusion des deux opposants les plus populaires du pays ne favoriserait non seulement la réélection du candidat sortant mais également, elle peut ressusciter les vieux démons de division dans une nation habituée aux crises post-électorales ces dernières décennies.
Une campagne de sensibilisation sur l’organisation du système de prestation de soins et services de santé au Togo a été lancée ce lundi 8 septembre 2025 à Lomé. Portée par l’Association des Gestionnaires et Administrateurs des Services de Santé du Togo (AGASSTO), l’initiative vise un objectif de renforcement de la compréhension de l’organisation du système de prestation de soins et services de santé au Togo afin d’améliorer l’efficacité, la qualité et l’accessibilité des soins pour la population.
Selon Madame AWATE Abidé, présidente de l’AGASSTO, ce projet permettra de limiter le flux des patients vers les Centres Hospitaliers Universitaires (CHU). ‘Aujourd’hui, nos hôpitaux de référence, notamment les CHU, sont véritablement envahis par des patients souffrant de pathologies ordinaires. Toutes les personnes souffrant de maux de tête, de paludisme simple, des abcès et tout autre malaise ont tendance à se diriger directement vers les CHU. Cette situation n’est pas sans conséquence pour ces Centres. Ils ont en effet des difficultés pour gérer ces flux de patients qui arrivent de toute part, alors qu’ils sont censés prendre en charge des cas graves, des cas référés par des structures de niveau inférieur ou des cas qui sont en situation d’urgence médicale ou chirurgicale’, a-t-elle expliqué.
C’est donc pour répondre à ce problème récurrent que l’AGASSTO a décidé de porter le présent projet, dont la campagne a été lancée ce jour, en vue de permettre à tous les citoyens de s’approprier du mécanisme « de référence et de contre-référence interhospitalier » qui ferait en sorte que les patients puissent se diriger vers les centres appropriés pour une prise en charge rapide.
Pour mener à bien sa mission, l’Association entend se lancer dans une sensibilisation de masse dans chaque région du Togo, en s’appuyant sur les médias et les leaders communautaires qui serviraient de relais auprès des populations. Ces actions, estiment les membres de l’AGASSTO, contribueront d’une part à désengorger nos centres de référence et permettront d’autre part aux acteurs qui animent les hôpitaux de disposer du temps matériel pour s’occuper des cas graves.
Les fils et filles de l’ethnie Éwé, venus du Ghana, du Bénin et du Togo, rassemblés ce samedi 6 septembre 2025 à Notsè, chef-lieu de la préfecture de Haho (Togo), ont célébré dans une gigantesque mobilisation et une grande démonstration culturelle, l’édition 2025 de leur fête traditionnelle dénommée Agbogboza. Placée autour du thème : ‘Peuple Éwé, avec Agbogboza, renforce la culture du vivre ensemble et de la paix, gages du développement durable’, cette célébration s’est déroulée en présence de Gilbert Bawara, Ministre de la Réforme du service public, du Travail et du Dialogue social, représentant du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé ; des anciens Premiers Ministres Professeur Selom Komi Klassou et Me Joseph Kokou Koffigoh ; des Ministres, Professeur Kokoroko Komla Dodzi, des enseignements primaire et secondaire, et Edem Kokou Tengué, Ministre-Conseiller à la Présidence du Conseil ; du Gouverneur de la région des Plateaux, le Général Dadja Manganawé ; du président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), Me Kwao Ohini SANVEE ; des membres du corps diplomatique tels que les ambassadeurs de l’Égypte et de la Chine ; des Sénateurs ; des députés à l’Assemblée nationale, des maires, des vénérés chefs traditionnels venus en masse du Ghana, du Bénin et du Togo, des autorités militaires et bien d’autres.
Prenant la parole au nom de Togbui AGOKOLI IV de Notsè, Chef supérieur des peuples Éwé, pour souhaiter la cordiale bienvenue à l’assistance, Togbui Adela Aklassou IV, chef canton de Bè, vice-président exécutif de l’Union Éwéto, a souligné l’importance de cette fête pour les Éwé. ‘Agbogboza n’est plus qu’une simple fête. Elle est l’âme vivante de notre peuple, l’expression d’un pacte ancestral avec nos valeurs, nos traditions et notre histoire. Elle est un moment de ressourcement collectif, un moment de rappel à la mémoire de l’exil, fondateur de la solidarité et de la résistance qui a forgé notre destin commun’, a-t-il déclaré.
Pour l’honorable AMOUDJI Komlan, député de la circonscription de Haho à l’Assemblée nationale, le thème d’Agbogboza 2025 entre en ‘parfaite adéquation avec les idéaux du Président du Conseil’. ‘Ces idéaux que nous partageons tous sont la paix, la sécurité, le vivre ensemble et le développement durable’, a-t-il rappelé. Et d’expliquer : ‘Même si nous sommes tous de même ethnie, nous ne sommes pas tous au même lieu. Aujourd’hui, le peuple Éwé est réparti sur l’ensemble du territoire national togolais, au Ghana, au Bénin et ailleurs dans le monde entier. Nous faisons donc de cette fête un moment de réflexion où ensemble nous échangeons, nous nous sensibilisons et éduquons pour que nous puissions être unis et demeurés ensemble afin de valoriser le vivre ensemble et la paix au sein de nos communautés d’ici et d’ailleurs’.
Le Ministre Gilbert Bawara, après avoir transmis les salutations du Président du Conseil à l’assistance, a salué au nom du gouvernement, la ‘pertinence du thème choisi’. ‘En ce moment de retrouvailles, de ressourcement et de célébration du peuple Éwé de son histoire, je voudrais vous rendre hommage pour ce que vous avez toujours été dans notre pays et dans les autres pays qui nous environnent. Vous avez toujours cherché à ce que cette fête soit un facteur d’unité, de cohésion sociale et de solidarité, un moment de vous rappeler de vos racines, pour magnifier vos cultures, vos rites, vos traditions’, s’est-il enchanté, encensant par la suite la coexistence pacifique entre les Éwé et d’autres peuples à la cité historique de Notsè.
En phase avec le thème choisi pour l’édition 2025 d’Agbogboza, les délégations des Éwé venues du Ghana et du Bénin, conduites par des chefs coutumiers, ont souligné dans leurs différentes interventions l’importance de renforcer l’unité du peuple Éwé et de poursuivre les initiatives de développement durable pour les communautés.
Fête de retrouvailles, Agbogboza est aussi une occasion de rassemblement pour les peuples Éwé de faire le bilan de l’année écoulée et de définir une nouvelle ligne directrice pour l’année à venir. Elle marque l’expression de l’identité du peuple Éwé et de ses richesses cultuelles et culturelles.
Le gouvernement s’active à éduquer les coeurs dès le bas âge aux valeurs d’intégrité et d’honnêteté. Il s’agit d’une étape nécessaire dans le cadre de sa politique de lutte contre la corruption au Togo. Réunis à Kpalimé ce 3 Septembre 2025 dans le cadre d’une formation de 3 jours organisée par la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre les lnfractions Assimilées (HAPLUCIA), les inspecteurs de l’enseignement secondaire général et technique de la région se familiarisent aux outils pédagogiques et aux méthodes d’enseignement spécifiques à la lutte contre la corruption, ceci dans le but d’un meilleur encadrement des enseignants pour la transmission du cours aux apprenants.
Ainsi donc, pour le compte de l’année académique 2025-2026 qui démarre dans quelques jours, des établissements pilotes ont été retenus à Lomé comme à l’intérieur du pays. On note le lycée technique d’Adidogomé, le lycée technique de Légbassito, l’École nationale d’administration et l’Université de Lomé ainsi que d’autres dans la région de Kara à savoir le lycée de Kara Sud, le CRETFP et l’Université de Kara.
Les cours qui vont être intégrés dans des disciplines comme l’histoire-géographie et l’éducation civique et morale au niveau du secondaire, prendront la forme de modules autonomes à l’étape de l’université. Après la phase pilote au sein de ces établissements secondaires et universitaires, les cours vont s’étendre à d’autres établissements.
Le gouvernement ambitionne à travers ce projet établir les fondements d’une société plus juste, plus responsable et résolument tournée vers l’intérêt général.
La diplomatie togolaise a effectué sa rentrée ce mercredi 3 Septembre. C’était au cours d’une rencontre solennelle qui s’est tenue à l’hôtel Sarakawa devant un parterre de personnalités. Dans son discours de circonstance, le Chef de la diplomatie togolaise, Professeur Robert Dussey a livré un vibrant message dans lequel il appelle le continent africain à s’affirmer au regard de ses multiples atouts. ‘L’Afrique, toujours au centre des convoitises, doit s’assumer comme un continent d’avenir et se positionner en actrice qui compte pour elle-même’, a indiqué le Ministre togolais des Affaires Etrangères. ‘Le monde d’aujourd’hui caractérisé par des bouleversements profonds et une résurgence des rivalités géopolitiques obligent l’Afrique à se mettre en capacité d’interagir de façon autonome avec les différents acteurs’, a-t-il clarifié.
L’ancien ministre tchadien de la diplomatie, Abderaman Koulamallah qui a assuré la conférence inaugurale a, quant à lui, insisté sur la nécessité pour les pays africains de mettre l’accent sur les technologies notamment l’lntelligence Artificielle (lA) pour assurer les progrès dans les domaines agricole, scientifique et en matière de la recherche.
Aussi a-t-il prôné la prise en compte des réelles préoccupations de la jeunesse africaine.
‘Aucun développement économique réel en 2025 ne peut se faire sans démocratie réelle et sans qu’on écoute la voix de la jeunesse. Celui qui n’écoute pas la voix de sa jeunesse est voué à l’échec’, a-t-il averti.
Cette cérémonie, placée sous le thème : ‘Nouvelles rivalités géopolitiques et autonomie stratégique de l’Afrique’, marque le top départ pour les douze mois d’activités diplomatiques à venir.
Un festival de musique chrétienne se profile à l’horizon au Togo. Il concerne les groupes musicaux des églises. L’événement a été annoncé ce mardi 2 septembre 2025 au cours d’une conférence de presse tenue sur le site de la Foire Adjafi à Lomé. Dénommé ‘Le Duel de la Harpe 228’, l’initiative portée par JC events et l’Association Chrétienne pour la Gestion des Églises (ACGE) a pour objectif général de promouvoir la musique chrétienne au sein des églises en créant un cadre compétitif permettant aux participants d’apprendre, d’échanger et de concilier la technique et la spiritualité des chants. ‘Nous voulons informer les musiciens dans les églises qu’il y a un cadre compétitif dans lequel ils peuvent se mettre pour échanger entre eux, concilier, apprendre et s’améliorer afin de devenir des meilleurs chantres’, a expliqué M. Emmanuel Kodjo Attigan, président de l’ACGE.
Selon lui, l’amélioration des prestations des groupes musicaux dans le service des églises s’avère importante. ‘Ce que l’on est en train de faire dans les églises mérite d’être amélioré parce que nous servons un Dieu qui aime la qualité et nous devons rendre compte de la qualité de ce que nous faisons’, a-t-il précisé. Pour Bernard Laré, responsable de JC events, ce concours va permettre une certaine émulation au niveau des groupes musicaux et orchestres qui participeront à cette compétition. ‘Ils iront à la quête de l’excellence pour mieux faire et se rendre utiles de façon très efficiente au Seigneur en matière de louanges et d’adoration’, a-t-il souligné.
D’après les organisateurs, 16 groupes musicaux seront présélectionnés au départ. Après la phase éliminatoire, 8 groupes musicaux seront retenus pour la suite de la compétition et bénéficieront de l’encadrement de 4 coachs (à raison d’un coach pour 2 groupes musicaux) désignés par l’organisation. Un SMS voting est organisé à chaque étape du concours. Les groupes désireux de participer à ce concours rempliront une fiche de candidature accompagnée d’une liste nominative des membres du groupe. Chaque membre doit prouver son appartenance à l’église par sa carte de membre. Les candidats seront départagés à chaque étape par un jury composé de personnes ressources dans le domaine musical. Pour assurer la transparence dans la gestion et la conformité des dossiers de candidature, un cabinet d’huissier de justice a été commis par le comité d’organisation de ce concours.
Après la conférence de presse tenue ce mardi, la période des candidatures est ouverte du 2 septembre au 1er octobre 2025. S’en suivent la publication des candidatures présélectionnées le 8 octobre et l’éliminatoire (audition et séminaire) du 25 au 26 octobre. La grande finale est programmée le 15 mars 2026.
Le premier remportera une cagnotte de 1 000 000 F CFA ; 800 000 F CFA pour la deuxième place ; le troisième empoche 700 000 F CFA et le quatrième gagne 500 000 F CFA.