• OHADA : Le Comité des Experts prépare la 61ème session ministérielle qui s’ouvre le lundi prochain à Lomé

    Lomé, la capitale togolaise, accueille les 27 et 28 juillet 2026 la 61ème session ministérielle de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA).

    En prélude à cet événement d’envergure continentale, le Comité des Experts des pays membres se réunit du 23 au 25 au Centre international des conférences de Lomé pour examiner les dossiers inscrits à l’ordre du jour afin de préparer les décisions qui seront soumises aux ministres.

    Durant les trois jours d’échanges, les experts auront à adopter les synthèses et recommandations consignées dans un rapport général. Un document qui servira de feuille de route aux ministres de la Justice et des Finances lors de la session ministérielle à partir du lundi prochain.

    Pour l’OHADA, le Comité des Experts constitue une véritable instance technique qui joue un rôle déterminant dans le processus décisionnel. Il procède à l’analyse approfondie des projets de textes, à l’évaluation des questions institutionnelles et à la formulation des recommandations.

    Pour rappel, depuis le mois de février 2026, c’est Me Pacôme ADJOUROUVI, Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’homme du Togo, qui assure la présidence tournante du Conseil des ministres de l’Organisation.

    Jacob

  • 10ᵉ Journée anti-corruption : Le Togo parie sur l’éducation et les réformes

    À l’occasion de la 10ᵉ Journée africaine de lutte contre la corruption, célébrée vendredi 10 juillet 2025 à Lomé, le Togo a réaffirmé sa volonté de bâtir une gouvernance fondée sur l’intégrité, la transparence et la redevabilité.

    Placée sous le thème : »Intensifier la promotion de l’intégrité et les actions de lutte contre la corruption à travers l’Afrique  », la rencontre a réuni autorités, partenaires techniques et société civile autour d’un constat : la corruption reste un frein majeur à la démocratie et au développement.

    Le président de la HAPLUCIA, Aba Kimelabalou, a rappelé les exigences de la Convention de l’UA de Maputo de 2003 : renforcer la prévention, la répression et la coopération judiciaire. Mais pour lui, les organes de contrôle ne suffisent pas.  »La lutte contre la corruption se gagne aussi dans les écoles, les universités et les familles », a-t-il insisté.

    Le Togo met en avant plusieurs réformes : un cadre juridique renforcé, des institutions de contrôle plus efficaces et la création prochaine de la HATIC prévue par la Constitution de mai 2024. La HAPLUCIA a déjà élaboré une stratégie nationale, mené des campagnes et intégré l’éducation à l’intégrité dans les programmes scolaires.

    La coopération avec la CEDEAO, l’ONUDC, le PNUD, la Banque mondiale et l’UE a été saluée. Un appel a été lancé pour faire de l’intégrité un véritable levier de développement.

    La rédaction

  • Lomé, capitale de la conformité en Afrique les 8 et 9 juillet

    Environ 1000 experts et régulateurs venus de 46 pays se sont réunis à Lomé les 8 et 9 juillet pour la 3e édition de la Grande Rencontre des Compliance et Risk Officers – GRCRO. Pendant deux jours, ils  se penchent sur l’avenir de la conformité et de la lutte contre la criminalité financière sur le continent.

    Organisée par l’Association Togolaise des Compliance Officers – ATCO, avec la CENTIF-TG, l’Africa Compliance Academy et la HAPLUCIA, la rencontre ambitionne de bâtir une réponse collective face aux nouveaux risques. Objectif 2025 : prévenir les menaces et anticiper les mutations de la criminalité financière pour préserver l’intégrité des économies africaines.

    Au centre des échanges : _“La fraude, la corruption et autres infractions sous-jacentes au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme à l’ère de l’intelligence artificielle”_.

    L’IA au cœur de la riposte

    Durant 48h, les travaux portent sur 5 axes majeurs : l’usage de l’intelligence artificielle pour le KYC et la due diligence, la détection proactive grâce aux outils innovants, la prise en compte des PPE et des bénéficiaires effectifs dans l’évaluation des risques, la rédaction des procédures de contrôle interne, et l’harmonisation des législations pour endiguer les flux financiers illicites.

    L’enjeu est clair : renforcer la transparence, la stabilité et l’attractivité des économies du continent à travers le partage d’expériences entre compliance officers, magistrats et institutions financières.

    « Aucun État ne peut lutter seul »

    À l’ouverture, le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam PATOKI, a affirmé que la conformité n’est plus une simple contrainte. Elle est devenue un levier de gouvernance, de compétitivité et de souveraineté nationale.

    S’appuyant sur les données du GAFI, il a rappelé que 2 à 5% du PIB mondial sont blanchis chaque année. L’Afrique perd d’importantes ressources à cause des flux illicites, au détriment de son développement.

    Le Togo, a-t-il ajouté, poursuit ses réformes pour renforcer son dispositif de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. _« Notre engagement vise plus de transparence, plus d’efficacité institutionnelle et une meilleure coopération »_. Il a salué le leadership du Président du Conseil, Faure Essozimna GNASSINGBÉ, pour sa vision d’un Togo moderne, compétitif et offrant aux investisseurs un climat d’affaires sûr et prévisible.

    Un héritage à moderniser et une distinction pour le Togo

    Pour Me Nikada BATCHOUDI, président de l’ATCO, la conformité puise ses racines dans les valeurs africaines de rigueur et d’éthique, bien avant leur codification. Il a appelé les professionnels à jouer pleinement leur rôle dans la détection et le signalement des opérations suspectes.

    En marge de l’événement, un Prix panafricain de lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent a été remis au Président du Conseil Faure Essozimna GNASSINGBÉ. Une distinction qui consacre aussi la sortie du Togo de la liste grise. Le prix a été réceptionné par le ministre PATOKI.

  • Canal+:  »On ne peut pas vendre un bouquet à 100% et livrer 80% », fustige le Pasteur Edoh Komi

    Le Pasteur Edoh Komi, président du Mouvement Martin Luther King (MMLK) est monté au créneau suite à la décision de Canal+ de retirer certaines chaînes de télévision de son bouquet. Dans son communiqué en date du mercredi 08 Juillet 2026, le mouvement de la société civile togolaise livre une analyse pointue sur la situation, dresse un constat on ne peut plus pertinent, formule des exigences et appelle les abonnés lésés à lutter pour leur dignité et leur droit. Pour lui,  »On ne peut pas vendre un bouquet à 100% et livrer 80%. »

    Lire l’intégralité du communiqué du MMLK

    RETRAIT DES CHAÎNES TF1 DE CANAL+ : LE MMLK EXIGE JUSTICE POUR LES ABONNÉS TOGOLAIS

    Le Mouvement Martin Luther King – MMLK prend acte du retrait des chaînes du groupe TF1 : TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films, LCI, Ushuaïa TV et Histoire TV du bouquet CANAL+ Afrique, suite à l’échec des négociations.

    CONSTAT DU MMLK
    Des milliers de ménages togolais paient chaque mois le même prix pour un bouquet désormais amputé. C’est une baisse de service sans baisse de tarif. C’est une rupture unilatéral du contrat avec le consommateur que le Mouvement Martin Luther King vient dénoncer. C’est inacceptable et c’est juridiquement pénal.

    LE MMLK EXIGE DE CANAL+ AFRIQUE

    1. TRANSPARENCE : Une communication officielle et claire à tous les abonnés sur les raisons du retrait et sur les mesures prises.
    2. COMPENSATION IMMÉDIATE : Soit une baisse du prix de l’abonnement, soit le remplacement par des chaînes de valeur équivalente, soit des jours d’abonnement offerts.
    3. LIBERTÉ DE CHOIX : La possibilité de résilier sans frais ni pénalité pour tout abonné lésé.
      Le consommateur africain a droit au respect.
      On ne peut pas vendre un bouquet à 100% et livrer 80%.

    Le MMLK appelle tous les abonnés lésés à être exigeants dans la lutte pour la DIGNITÉ ET LE DROIT DES CONSOMMATEURS.
    DÉNONCER – PLAIDER – PROPOSER

    Pour le MMLK
    Pasteur Edoh K. KOMI
    Président

  • Fonction publique: le Ministre Georges Essowè BARCOLA rappelle la probité aux 1205 nouveaux agents

    Au Togo, 1205 lauréats du dernier concours de recrutement du ministère de l’Économie et des Finances ont pris contact avec les réalités de l’administration à l’occasion d’une réunion d’information organisée les 1er et 2 juillet 2026.

    La cérémonie d’ouverture s’est tenue au Palais des Congrès de Lomé, sous la présidence de Georges Essowè BARCOLA, Ministre des Finances et du Budget, aux côtés de Badanam Patoki, Ministre de l’Économie et de la Veille Stratégique.

    Dans son allocution, M. BARCOLA a d’abord félicité les admis.  »Vous êtes les élus parmi beaucoup de candidats. C’est pour cela que nous avons le devoir de vous féliciter et de vous souhaiter une bonne carrière », a-t-il déclaré.

    Il a ensuite insisté sur les valeurs cardinales de la fonction publique : la probité, l’intégrité, l’honnêteté, le sens du service public et la discrétion.
     »Les fonds publics sont publics et les fonds privés sont privés. Vous aurez à les manipuler. Mais la première valeur, c’est l’honnêteté. C’est ce qu’on appelle la probité. C’est, de façon générale et universelle, la première valeur que tout agent du ministère de l’Économie et des Finances doit avoir en tête », a-t-il souligné, avant d’ajouter : « Ces valeurs ne sont pas négociables ».
    Le ministre a également rappelé l’exigence du service public et la nécessité d’utiliser les ressources de l’État au bénéfice des citoyens, en invitant les recrues à se mettre elles-mêmes au service du public.

    Mme ADETOU AFIDENYIGBA Akou Mawussé, Directrice de Cabinet du ministère des Finances et du Budget, a indiqué que les nouveaux agents seront répartis entre le ministère des Finances et du Budget et le ministère de l’Économie et de la Veille Stratégique, issus de la scission de l’ancien ministère de l’Économie et des Finances.
     »Le message que nous voulons leur faire passer ce matin est la nécessité du respect des statuts de la fonction publique et la compréhension des valeurs de la fonction publique. Nous attendons d’eux un engagement, l’esprit d’équipe, la probité, l’intégrité, la loyauté et le sens de l’intérêt général », a-t-elle précisé.

    Les nouvelles recrues effectueront une période d’essai de 12 mois, au terme de laquelle leur intégration définitive sera examinée.

    Jacob

  • Journée mondiale de l’océan : un atelier d’échanges pour célébrer l’événement

    C’est par un atelier d’échanges que le Togo a célébré, ce 8 juin 2026 à Lomé, sous le thème « Des aires marines protégées (AMP) solides pour notre planète bleue », la Journée mondiale de l’océan. Cette célébration a été organisée par l’Organisme national chargé de l’action de l’État en mer (ONAEM).

    C’est le ministre conseiller à la Mer auprès du président du Conseil, également secrétaire général du gouvernement, Stanislas Bamouni Baba, qui a ouvert les travaux de cet atelier. Celui-ci a rassemblé les cadres du Haut Conseil pour la Mer, du ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, des représentants de la Marine nationale, des universitaires, des organisations de la société civile, des responsables de syndicats des pêcheurs du Togo. L’atelier a servi de cadre d’échanges sur la préservation des ressources marines, dont la contribution à l’économie est de plus en plus non négligeable.

    Dans son discours, le ministre conseiller à la Mer, Stanislas Bamouni Baba, a salué d’entrée la mobilisation des acteurs autour de l’événement cette année et leur a exprimé sa gratitude pour leur implication dans la sensibilisation ces derniers jours.
    Il a souligné que  »la protection des océans, du littoral et des ressources marines ne peut être une activité ponctuelle limitée à une journée de célébration ».
     »Elle doit devenir un engagement permanent, une responsabilité quotidienne et un réflexe citoyen partagé par tous », a-t-il rappelé, ajoutant :  »La protection des océans ne saurait être l’affaire des seules administrations publiques. Elle exige une alliance permanente entre les pouvoirs publics, les collectivités territoriales, les communautés côtières, le secteur privé, les chercheurs, les organisations de la société civile et les partenaires techniques et financiers ».

    Le gouvernement entend, pour sa part, malgré les nombreux défis, poursuivre ses efforts en faveur de la gouvernance durable des espaces maritimes et de la préservation des ressources marines.

    S’étendant sur une cinquantaine de kilomètres, de la frontière de Kodjoviakopé jusqu’à Aného, l’océan en bordure des côtes togolaises abrite à la fois des navires commerciaux, des chalutiers, des embarcations de servitude, des tankers, des pêcheurs artisanaux, etc. Un espace assez restreint dont l’usage commun entre ces différents acteurs pose souvent des difficultés.
     »Notre côte n’est pas aussi grande. Donc nous utilisons le même habitat. Autrement dit, là où nous, les pêcheurs artisanaux, sommes censés travailler, les chalutiers aussi, faute de poissons au large, tentent d’utiliser les mêmes espaces que nous. Et généralement, ils déchirent nos filets. Ce qui entraîne des problèmes », a mentionné Koudouvor Pierre, secrétaire général de la Communauté des pêcheurs du littoral, membre de la Fédération nationale des pêcheurs du Togo (FENUCOPETO).
    Face à ces difficultés, M. Koudouvor suggère une cohabitation pacifique entre les différents acteurs, dont les activités sont nécessaires pour l’économie nationale.
     »Nous devons collaborer. Ces navires sont en train d’exercer des activités économiques pour le compte du pays. Nous aussi, nous contribuons énormément au PIB, avec les 4 % », a-t-il martelé.

    Plusieurs communications ont meublé la célébration de cette Journée mondiale de l’océan.

    Jacob

  • Togo/Médias : le journal TOGORÉVEIL s’ouvre au continent par l’édition d’un magazine panafricain

    En plus de sa parution hebdomadaire, le journal TOGORÉVEIL va désormais être édité en magazine panafricain paraissant chaque fin de mois. L’information a été révélée ce samedi 06 juin 2026 lors d’une cérémonie de lancement du tout premier numéro du magazine. Édité en 24 pages, ce numéro spécial fait la part belle aux figures marquantes de l’histoire du Togo, de la période des indépendances jusqu’à nos jours. On y retrouve en effet des acteurs politiques, économiques, diplomatiques, culturels, sportifs, etc. Pour le patron de ce média, Germain Pouli, la nouvelle version du journal, le Magazine Panafricain TOGORÉVEIL, se veut  »une vitrine de tous les Africains et de toutes les Africaines qui impactent positivement leur peuple et leur pays ».

     »À l’heure où l’Afrique prend progressivement conscience de la nécessité de se développer en favorisant ses propres ressources, l’apport des médias dans la promotion des opportunités, des initiatives et du génie africain devient essentiel », a-t-il soutenu.

    La Une du tout premier Magazine Panafricain TOGOREVEIL

    La direction du Magazine Panafricain compte s’appuyer sur son réseau continental et surtout sur l’aura du Togo à l’international pour mener à bien cette nouvelle mission.
     »Désormais, à partir du Togo et avec l’appui et la contribution d’un vaste réseau de correspondants de plusieurs pays africains, le Magazine TOGORÉVEIL compte s’appuyer sur le positionnement et l’image positive de notre pays, le Togo, à l’international pour couvrir une large actualité continentale », a mentionné M. Pouli.

    Bénéficiant d’une expérience professionnelle de plus de 30 ans dans les arcanes des médias nationaux et internationaux, il a assuré depuis la création du journal TOGORÉVEIL, 666 publications à ce jour.

    Une expérience professionnelle enrichissante qui justifie l’ambition de s’ouvrir au continent pour la conquête de nouveaux marchés, où les médias sont appelés à être de puissantes entreprises qui impactent le développement de l’Afrique.

    Jacob

  • Tragédie: une panne de véhicule en plein désert à coûté la vie à 49 personnes

    Ces passants ne pourront plus jamais regagner leur famille. Ils ont perdu la vie dans des conditions assez pénibles et pitoyables. Selon les informations rapportées par le journal en ligne  »Actu Niger », une tragédie a coûté la vie à 49 personnes dans le désert nigérien, à plus de 80 kilomètres à l’ouest d’Assamaka, dans la zone frontalière entre le Niger, le Mali et l’Algérie. Un camion transportant une centaine de ressortissants nigériens en provenance du Mali est tombé en panne en pleine zone désertique, laissant ses passagers sans eau ni assistance.

    Selon les premières informations, le véhicule, parti de Telhandek, aurait perdu sa trajectoire avant de s’immobiliser après plusieurs jours de route. Malgré les tentatives des occupants, la situation a rapidement dégénéré dans des conditions extrêmes.

    Les autorités locales ont dépêché une mission d’intervention qui a procédé à l’inhumation de 49 victimes sur place. Deux survivants ont pu être retrouvés après avoir marché plusieurs dizaines de kilomètres pour donner l’alerte à Assamaka.

    Sur place, à proximité d’Assamaka, les équipes de la mission ont été confrontées à une scène d’une rare dureté. Plusieurs dizaines de corps sans vie ont été retrouvés autour et sous le camion immobilisé, abandonné en plein désert. Les premiers éléments recueillis indiquent que le véhicule, parti de la localité malienne de Telhandek, située à environ 300 kilomètres de la frontière nigérienne, se serait égaré avant de tomber en panne après plusieurs jours de progression dans des conditions extrêmes.

    Privés d’eau, d’orientation et de moyens de communication efficaces, les passagers ont tenté de réparer le camion sans succès. Dans cet environnement où les températures peuvent devenir rapidement insoutenables et où toute assistance est quasiment inexistante, la situation a rapidement dégénéré.

    Après constat, les autorités et les éléments déployés sur le terrain ont procédé à l’inhumation de 49 victimes dans des fosses communes aménagées sur place. Une opération menée dans des conditions particulièrement difficiles, marquée par la gravité du moment et l’ampleur du drame.

    Deux personnes ont toutefois survécu à cette tragédie. Il s’agit de Mohamed Bachir Souley, originaire de Say, et d’Issa Omar, natif de Bourbour Kabé à Niamey. D’après leurs témoignages, ils ont marché pendant plus de cinquante kilomètres dans le désert avant d’atteindre une zone d’eau, puis de rejoindre Assamaka où ils ont pu alerter les autorités.

    Au nom des autorités régionales et du gouvernement, la délégation conduite sur place a exprimé sa compassion aux familles endeuillées et formulé des prières pour le repos des disparus. Elle a également salué la résilience des survivants, dont le témoignage a permis de retracer les circonstances de cette tragédie.

    Au-delà du choc des chiffres, ce drame remet en lumière la vulnérabilité des voyageurs dans le désert sahélo-saharien, où les distances, l’absence de repères et les conditions climatiques extrêmes transforment chaque déplacement en risque majeur. Une réalité brutale qui continue de coûter la vie à des dizaines de personnes, souvent loin de tout secours.

    Le Souverainiste/Actu Niger

  • TOGO/Santé : les biologistes médicaux lancent le projet Élite

    L’hôtel Lébéné (ex-Ibis) a servi de cadre, ce jeudi 04 juin 2026, au lancement du projet Élite. Il s’agit d’une initiative portée par l’Association des biologistes médicaux du Togo (ABM-TOGO). Elle vise à promouvoir l’excellence dans le domaine de la biologie médicale au Togo. À travers ce projet, l’ABM-TOGO veut tirer un meilleur profit du talent de ses membres, qui sont appelés à mettre en avant leurs compétences et connaissances par une prise en charge adéquate des patients.

    Ce projet, dont la phase pilote est consacrée essentiellement à la région du Grand Lomé, vise également à doter chaque domaine de la biologie médicale d’un Élite.
     »L’objectif est d’avoir, au terme de ce projet, des Élites dans chaque domaine de la biologie médicale. En biochimie, on aura un Élite national. Il en sera de même pour les domaines comme l’hématologie, la parasitologie, la biologie moléculaire, etc. », a expliqué M. Attisso Kossi Mawufemo, Secrétaire administratif et financier de l’ABM-TOGO.

    Acteurs non négligeables dans la chaîne de traitement du patient, les biologistes médicaux voient souvent leurs rôles et efforts passer inaperçus devant le grand public. C’est donc pour lever le voile sur cette image ombrageuse et mettre en lumière leur travail que ce projet-concours télévisé vient à point nommé.
     »Il y a des gens qui ne connaissent pas les biologistes médicaux. Ce sont les docteurs qui leur donnent des produits et les infirmiers qu’ils connaissent. Mais le biologiste médical constitue le phare de la médecine. Sans lui, le diagnostic et le traitement se feront avec tâtonnement. Il est celui qui se bat nuit et jour dans les laboratoires pour le bien-être du patient », a-t-il expliqué.

    Pour Mme Tétégan Koko Véronique, Directrice générale adjointe d’EDIMAMEL GROUP, il va de soi que sa structure, chargée de la distribution des matériels et équipements biologiques, puisse soutenir ce projet Élite qui entend porter davantage la voix des biologistes médicaux.
     »Nous œuvrons tous dans le même domaine. Ils sont des praticiens et cliniciens et nous, nous sommes dans la distribution des équipements. Donc il n’y a pas de raison pour qu’on ne puisse pas travailler ensemble, qu’on ne se soutienne pas », a-t-elle déclaré.
    Pour elle, le domaine exige l’excellence, d’où la nécessité d’une synergie d’actions pour promouvoir le projet.

    Selon M. Alassane Agbaguede, Directeur du Centre hospitalier préfectoral (CHP) de Sotouboua, ce projet est à saluer car il promeut l’excellence dans la recherche en matière d’outils d’aide au diagnostic.
     »Les résultats que nous attendons de nos laboratoires doivent être des résultats certifiés. Ce projet va évidemment dans ce sens et nous offrira des résultats fiables et disponibles, susceptibles de servir à une meilleure prise de décision en matière de prise en charge de nos patients », dit-il.

    Lancé ce jeudi, le projet-concours Élite consacrera un lauréat au titre national, qui sera le représentant de l’ABM-TOGO dans les formations, les webinaires, les ministères et les réunions internationales. Ce concours prendra fin le 18 juillet prochain avec la tenue du congrès de la Fédération ouest-africaine des associations de biologistes médicaux.
    Les appels à candidature seront lancés à partir de la semaine prochaine. Les biologistes médicaux de nationalité togolaise, titulaires d’une licence ou d’un master et exerçant dans le privé comme dans le public, peuvent prendre part à ce concours.

    Jacob Koffi ATALI

  • Golfe de Guinée : Lomé accueille un dialogue régional sur la prévention des conflits

    Face aux menaces sécuritaires fragilisant la région du Golfe de Guinée, un dialogue régional sur la prévention des conflits se tient du 3 au 4 juin 2026 à Lomé. Gouvernements, organisations régionales, agences des Nations Unies, partenaires techniques et financiers et société civile y prennent part.

    La cérémonie d’ouverture a été présidée par le colonel Calixte Batossie Madjoulba, ministre togolais de la Sécurité qui a souligné à cette occasion, l’importance d’un dialogue stratégique soutenu pour prévenir l’escalade de la violence dans les pays du golfe de Guinée. Il a en outre appelé à des efforts concertés et coordonnés.

    Le thème,  »Élargir l’agenda de prévention pour le Golfe de Guinée : de l’engagement à l’impact », traduit l’ambition de la rencontre, celle de dépasser les déclarations pour obtenir des résultats mesurables et évoque l’insuffisance des engagements passés pour assurer la stabilité de la région.

    Les défis se cumulent : progression de l’extrémisme violent, criminalité transnationale organisée profitant des frontières poreuses, trafics illicites finançant des réseaux déstabilisateurs, déplacements forcés de populations, conflits liés aux ressources naturelles et effets du changement climatique qui aggrave les vulnérabilités.

    L’objectif central de ces travaux est l’élaboration d’une feuille de route régionale de prévention. Elle devra fixer les priorités communes, préciser les mécanismes de coordination entre États et définir les engagements financiers nécessaires. Le renforcement de la résilience des communautés locales figure aussi parmi les axes majeurs.

    Les participants misent sur la coopération régionale comme levier principal. Les menaces sécuritaires débordent les frontières et exigent des réponses coordonnées et rapides. Le PNUD, le HCR et le CIPLEV-Togo accompagnent le processus pour garantir un appui technique et financier aux recommandations.

    Accueillir ce dialogue confirme le rôle du Togo comme espace de concertation sur la paix et la sécurité en Afrique de l’Ouest, fort d’une longue tradition de médiation et de facilitation.

    Le Souverainiste