Le 16 avril 2026 à Lomé, la Compagnie Africaine de Pétrole (CAP) Togo a lancé officiellement « My CAP », son nouveau programme de fidélité conçu pour récompenser chaque passage en station. Accessible à tous, le dispositif concerne aussi bien les clients utilisant la solution de paiement électronique eCap que ceux réglant en espèces. L’objectif : renforcer la relation client en transformant chaque achat en avantage concret.
Le principe est simple. Chaque consommation dans le réseau CAP Togo génère des points, convertibles en cadeaux ou en réductions. « C’est un système de récompense basé sur le mérite », explique Aïda Bako Saibou, cheffe du service commercial. Plus la consommation est élevée, plus les avantages augmentent.
« My CAP » s’adresse à deux profils. Les détenteurs d’une carte eCap sont inscrits automatiquement. Pour les paiements en espèces, une carte de fidélité cash s’active dès 15 000 francs CFA d’achat pour les quatre-roues et 5 000 francs CFA pour les deux-roues. Tous les achats suivants alimentent ensuite le compteur de points.
Le programme propose quatre statuts. Gold, pour les cartes eCap Privilège, cible les clients historiques et réguliers. Silver, lié aux cartes eCap Business, s’adresse aux entreprises partenaires et à leurs collaborateurs. Bronze, pour les cartes eCap Standard, concerne les clients actifs ayant atteint un seuil défini. La carte Cash garantit les mêmes avantages aux clients payant en espèces.
Les récompenses couvrent le carburant, l’entretien avec des remises sur huiles et lubrifiants, et les produits des boutiques CAP.
Pour Kudzo Adenyo, directeur général adjoint, ce lancement traduit une reconnaissance envers la clientèle après vingt ans d’activité. Avec 49 stations au Togo, un dispositif structuré devenait nécessaire.
Porté par le slogan « Plus de litres, plus de points, plus de cadeaux », CAP Togo veut consolider sa place parmi les leaders du secteur. L’entreprise passe ainsi d’une relation transactionnelle à un véritable partenariat. Avec « My CAP », chaque litre devient une opportunité de récompense, alliant innovation, proximité et fidélisation durable.
Le Secrétaire Exécutif du Conseil de l’Entente par intérim, Son Excellence, Dr Idi Ali a exprimé ce samedi à Lomé, à travers une déclaration, la pleine adhésion de son organisation à la Nouvelle Stratégie du Togo pour le Sahel (2026-2028). Par cette déclaration, le Conseil de l’Entente adresse tout particulièrement ses chaleureuses félicitations à Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBÉ, Président du Conseil de la République togolaise et Président en exercice de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement du Conseil de l’Entente, pour son leadership régional, sa constance diplomatique et son engagement soutenu en faveur de la paix, de la stabilité, du dialogue et de la solidarité entre les États de notre sous-région, et au-delà, de notre continent. Lire ci-dessous l’intégralité de la déclaration !
DÉCLARATION DE SOUTIEN DU CONSEIL DE L’ENTENTE À L’OCCASION DE LA PRÉSENTATION DE LA NOUVELLE STRATÉGIE DU TOGO POUR LE SAHEL
C’est un honneur pour le Conseil de l’Entente de prendre part à cette réunion de haut niveau consacrée à la Nouvelle Stratégie du Togo pour le Sahel (2026-2028), initiative dont la portée dépasse le seul cadre national pour s’inscrire pleinement à l’échelle régionale. Je voudrais, au nom du Conseil de l’Entente, saluer cette initiative majeure de la République Togolaise, État membre de notre Organisation, qui procède d’une lecture lucide, responsable et anticipatrice d’un environnement régional marqué par l’intensification des menaces transnationales, les transformations politiques et géopolitiques en cours, ainsi que la redéfinition progressive des cadres de coopération. Cette stratégie intervient à un moment où notre sous-région est appelée à penser autrement ses instruments de sécurité, ses cadres de dialogue et ses mécanismes de solidarité. Elle témoigne, de la part de la République Togolaise, d’une volonté de prendre sa part de responsabilité dans la recherche de réponses adaptées à des défis qui, bien que diversement vécus selon les États, engagent en réalité le devenir collectif de toute l’Afrique de l’Ouest.
Je voudrais, à cet égard, adresser tout particulièrement les chaleureuses félicitations du Conseil de l’Entente à Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBÉ, Président du Conseil de la République togolaise et Président en exercice de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement du Conseil de l’Entente, pour son leadership régional, sa constance diplomatique et son engagement soutenu en faveur de la paix, de la stabilité, du dialogue et de la solidarité entre les États de notre sous-région, et au-delà, de notre continent. Sous son impulsion, la République Togolaise s’est affirmée comme un acteur de stabilité, de médiation et de dialogue, capable de bâtir des passerelles entre les différents espaces politiques et sécuritaires, dans un contexte où le besoin de concertation n’a jamais été aussi impérieux. Dans une sous-région où le Sahel s’impose désormais comme l’un des centres de gravité des enjeux ouest-africains, cette posture de dialogue et de responsabilité stratégique revêt une importance particulière.
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Le Conseil de l’Entente voit dans cette nouvelle stratégie une contribution importante à la stabilisation de notre espace régional. La République Togolaise est pleinement concernée par les évolutions du Sahel, au même titre que le Burkina Faso et la République du Niger, qui sont à la fois États membres du Conseil de l’Entente et États fondateurs de l’Alliance des États du Sahel, ainsi que la République du Mali, pays observateur de notre Organisation et également État fondateur de l’AES. Cette configuration illustre la profondeur des interdépendances sécuritaires, politiques et humaines qui structurent aujourd’hui l’Afrique de l’Ouest. Elle nous rappelle surtout que les lignes de séparation institutionnelle ne sauraient effacer la réalité des solidarités de fait, ni celle des responsabilités partagées entre nos États. Elle nous interpelle également sur l’urgence de redéfinir, de façon concertée, nos priorités stratégiques ainsi que nos modalités d’action face aux défis sécuritaires et de souveraineté. En clair, les dynamiques actuellement à l’oeuvre dans notre sous-région, quelles qu’en soient les formes et les cadres, traduisent toutes une même exigence : celle de repenser les mécanismes de coopération, de sécurité collective et de dialogue politique à l’aune des recompositions géopolitiques en cours. Dans ce contexte, la portée de l’initiative togolaise est double. Elle est d’abord nationale, en ce qu’elle traduit la volonté d’un État de se doter d’une vision stratégique cohérente face aux effets d’entraînement de la crise sahélienne. Elle est aussi régionale, en ce qu’elle vient nourrir une réflexion plus large sur la manière de bâtir des réponses articulées, complémentaires et politiquement soutenables dans un espace ouest-africain en profonde recomposition.
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Le Conseil de l’Entente se félicite, à cet égard, de voir émerger des initiatives qui prennent acte de ces mutations et qui cherchent à y répondre avec pragmatisme. Ces différentes dynamiques soulignent, chacune à leur manière, l’importance stratégique des États du Sahel, et plus particulièrement des États de l’AES, dans les processus de stabilité régionale, d’intégration politique, de coopération sécuritaire et de construction d’un avenir partagé. Le Conseil de l’Entente suit avec un intérêt soutenu l’ensemble des évolutions en cours dans la sous-région. Fidèle à sa vocation historique de dialogue, de rapprochement et de solidarité, il entend s’y affirmer comme un trait d’union, un espace de confiance et un cadre de facilitation au service des convergences utiles entre les États. Dans cet esprit, notre Organisation se tient disponible pour accompagner les dynamiques de dialogue et de coopération et contribuer, dans une logique de complémentarité avec les autres mécanismes régionaux et internationaux, au renforcement de la confiance et des synergies régionales. Le Conseil de l’Entente estime, en effet, que la période actuelle appelle moins des logiques de juxtaposition que des efforts patients de mise en cohérence ; moins des postures de fermeture que des capacités de médiation ; moins des lectures fragmentées que des approches capables de faire dialoguer les priorités de sécurité, les impératifs de souveraineté et les exigences de stabilité régionale. C’est en cela que notre Organisation peut offrir une valeur ajoutée spécifique : par sa souplesse, par sa légitimité historique, par la qualité des liens qu’elle entretient entre des États aux trajectoires parfois différentes, et par sa capacité à servir d’espace utile de rapprochement, d’écoute et de facilitation. Le Conseil de l’Entente n’entend pas se substituer aux autres cadres ; il entend contribuer, avec humilité mais avec détermination, à faire émerger des convergences là où elles sont possibles, et à préserver les passerelles là où elles deviennent nécessaires. En saluant la Nouvelle Stratégie du Togo pour le Sahel, le Conseil de l’Entente forme le voeu qu’elle contribue à renforcer les synergies régionales, à soutenir les pays les plus exposés et à faire émerger, au bénéfice de toute l’Afrique de l’Ouest, de nouvelles convergences au service de la paix, de la stabilité et de la coopération. Notre Organisation forme également le voeu que cette initiative, par son ambition et par son esprit, aide notre sous-région à avancer vers davantage de lucidité stratégique, de confiance politique et de coordination utile entre les acteurs, les institutions et les États. Le Conseil de l’Entente, pour sa part, réaffirme sa pleine disponibilité à accompagner tout effort allant dans le sens du dialogue, du rapprochement, de la coopération et de la stabilité durable dans notre espace commun.
Une réunion d’information et de sensibilisation s’est tenue le 15 avril dernier à l’Université de Lomé. Organisée par le Ministère de l’Environnement, des Ressources Forestières, de la Protection Côtière et du Changement Climatique à l’intention des chercheurs en bioscience, sciences omiques et laboratoires de bio-innovation sur la mise en œuvre du Protocole de Nagoya relatif au principe de l’accès et du partage des avantages (APA), la rencontre avait pour objectif de fournir aux parties prenantes des informations suffisantes et pertinentes sur le Protocole de Nagoya et son importance pour le pays afin de favoriser une meilleure appropriation de ses exigences fondamentales dans leurs travaux de recherche sur les éléments de la biodiversité.
En signant ce Protocole le 27 septembre 2011, suivi de sa ratification le 09 février 2016, le Togo a affiché sa grande volonté de contribuer à l’atteinte de ses objectifs, notamment établir un cadre juridique international contraignant pour favoriser l’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages de manière à encourager la bio-innovation et à lutter contre leur appropriation illicite par le biais des droits de propriété intellectuelle.
Pour atteindre ces objectifs, le Protocole fait obligation à chaque État Partie de prendre des mesures d’ordre politique, juridique, administratif et technique en vue de favoriser l’accès aux ressources génétiques se trouvant sur son territoire, tout en s’assurant que les utilisateurs de ces ressources génétiques partagent de façon juste et équitable les avantages qui découlent de leur utilisation.
Pour garantir l’efficacité du Protocole de Nagoya et pour renforcer les synergies en vue de maintenir la cohérence politique, juridique et institutionnelle, la mise en œuvre du Protocole de Nagoya doit se faire dans un esprit de complémentarité réciproque avec les autres régimes internationaux qui traitent des questions connexes.
Lors de son discours d’ouverture, le Lieutenant-Colonel Essodina Konzahou, inspecteur général de l’Environnement, des Ressources Forestières et du Littoral, représentant son ministre de tutelle, a souligné que « 10 ans après la ratification du Protocole de Nagoya, notre pays ne tire pas suffisamment, ou presque pas, des avantages découlant de la valorisation de ses ressources génétiques et des connaissances traditionnelles associées ».
« Au même moment, bon nombre de chercheurs de nos universités et centres de recherche éprouvent des difficultés pour échanger le matériel génétique avec les laboratoires étrangers du fait de l’absence d’une réglementation nationale encadrant les contrats de transfert des ressources génétiques vers les pays du Nord, notamment pour les analyses de séquençage génétique. Conscient de cette situation, le gouvernement s’engage à adopter des textes juridiques pour favoriser une mise en œuvre effective du Protocole de Nagoya », a-t-il indiqué, soulignant l’imminence d’une prise de mesures transitoires, à l’instar des pays voisins comme le Bénin et le Burkina Faso, pour faciliter les partenariats entre les laboratoires de recherche dans la bioscience et la bio-innovation où les exigences du Protocole de Nagoya doivent être respectées.
« C’est dans ce contexte peu reluisant que le Togo doit élaborer son 1er rapport de mise en œuvre du Protocole de Nagoya afin de remplir ses obligations au titre de l’article 29 dudit protocole », a-t-il dit. Et d’ajouter : « La réunion de ce jour est donc organisée dans le cadre de l’élaboration de ce 1er rapport qui s’élabore concomitamment avec le 7ème rapport national sur la biodiversité. Ce 1er rapport doit présenter la situation actualisée sur les mesures législatives, administratives et opérationnelles prises par le Togo pour assurer l’accès et le partage des avantages découlant de l’utilisation de ses ressources génétiques depuis l’élaboration en 2018 du rapport intérimaire de mise en œuvre du Protocole de Nagoya par le Togo ».
Le ministre togolais des Affaires Étrangères, Professeur Robert Dussey a indiqué, vendredi 17 Avril 2026 à Lomé, au terme d’une rencontre tenue avec ses homologues des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), que la nouvelle stratégie du Togo pour le Sahel 2026-2028 est importante. Il a souligné que la première stratégie 2021-2025 s’est déroulée dans un contexte géopolitique assez particulier. »Si nous parlons de 2021-2025, vous devez savoir que dans ce contexte géopolitique, il n’y avait pas encore la confédération des États du Sahel. Aujourd’hui nous avons cette confédération qui est totalement en dehors de la CEDEAO », a-t-il expliqué, précisant que cette nouvelle configuration justifie la mise en place de la nouvelle stratégie.
Cette deuxième stratégie repose sur 5 piliers dont le premier porte sur le dialogue politique entre le Togo et les pays de l’AES; le second est axé sur la lutte contre le terrorisme; le troisième fait référence à l’intégration des peuples; le quatrième pilier se décline autour de la croissance économique entre le Togo et l’AES et le cinquième et dernier touche à l’éducation, à la formation et au partage entre les deux parties.
Le Chef de la diplomatie togolaise a réitéré l’engagement du Togo, pays du dialogue et de la paix, à demeurer un pont, d’une part, entre l’AES et la CEDEAO et d’autre part, entre l’AES et la communauté internationale.
Lomé a accueilli du 14 au 17 Avril 2026, les travaux de la 18ᵉ réunion bilan du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA). Plusieurs pays du continent, notamment ceux d’Afrique de l’Ouest et du Centre y ont activement part. Voisin de l’Est de la République Togolaise, le Bénin ne s’est pas fait conter l’événement. Il a été représenté par une délégation. Au terme des travaux, Professeur SEKLOKA Emmanuel, Directeur de la recherche et des semences à l’Institut de recherche sur le Coton du Bénin sous l’Association Interprofessionnelle du Coton, poste qu’il occupe jusqu’à ce jour, a livré ses impressions sur les activités.
Après avoir salué la bonne organisation de la rencontre à Lomé, il a indiqué que cette réunion régionale annuelle est un cadre d’échange pour la plupart des acteurs autour des thématiques des filières cotonnières. »Je retrouve une fois de plus les collègues avec lesquels nous avons toujours travaillé. Nos discussions ont porté sur des thématiques de recherche développement qui sont communes à nos filières respectives », a mentionné l’universitaire.
Par ailleurs, le Professeur Titulaire des Universités du CAMES, spécialité Agronomie et Amélioration Génétique des plantes, ancien Coordonnateur de la composante Recherche Développement du projet d’appui à la Transition Agro écologique en Zones Cotonnières phase 2, a souligné que la culture cotonnière fait face à des défis importants au rang desquels on note en premier lieu, le changement climatique. »Nous sommes en face du climat qui est devenu très aléatoire et qui demande que les semences soient adaptées au fur et à mesure pour avoir des rendements appropriés », dit-il. À ce défi climatique, il ajoute d’autres: »Nous avons aussi des défis liés à l’émergence de nouveaux ravageurs qu’il faut combattre, des défis concernant la baisse de fertilité de nos sols à relever et les défis nés des crises que traverse le monde, des guerres qui rendent des intrants plus chers ».
En conséquence, le professeur Emmanuel SEKLOKA, président de la commission des chercheurs sélectionneurs coton au niveau du Programme Régional Intégré de Production du Coton en Afrique, propose une recherche adaptée aux contraintes énumérées ci-dessus pour le bonheur des différents acteurs de la filière.
C’est une personne de référence en matière du textile. Ingénieur Électromécanicien de formation, M. Sadio SISSOKO s’est forgé une réputation dans le domaine des Textiles en occupant dans son pays, le Mali, le poste de Directeur industriel de la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles (CMDT). Admis à la retraite il y a juste quelques mois, ses compétences en la matière l’ont une fois de plus propulsé au devant de la scène grâce à l’expertise dont il dispose. Il est de ce fait, sollicité par une structure belge, IDL BELGIUM, qui travaille pour l’amélioration de la production cotonnière à travers des appuis aux différentes sociétés. Meilleur profil de par sa connaissance du domaine et ses nombreuses années d’expérience, depuis le Mali, M. Sadio SISSOKO joue pour le compte de la structure européenne, le rôle stratégique de consultant. Présent dans la capitale togolaise où il prend part sous sa casquette de consultant, aux travaux de la 18ᵉ réunion bilan du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA), organisée du 14 au 17 Avril 2026. Cet ancien Directeur industriel, un homme rompu à la tâche, s’est confié à la rédaction. Dans cet entretien, il évoque les difficultés qu’éprouve la filière cotonnière sur la partie ouest du continent, propose des pistes de solutions et estime que la meilleure façon pour l’Afrique de profiter pleinement de sa production cotonnière reste la création des industries de transformation.
Selon le consultant, les problèmes que traverse la filière ne sont pas que d’ordre structurel. On note également de nos jours un parasitisme qui met à mal les efforts de production. Ces différents problèmes évoqués font diminuer la production de 30 à 50% selon les saisons, affectant énormément les producteurs. Dans la foulée, M. Sadio SISSOKO a mentionné qu’aujourd’hui, l’Afrique fait face à la montée en puissance du Brésil qui enregistre des rendements très forts dans la filière. »Ils ont multiplié par deux voire par trois le volume de leur production et sont plus proches des consommateurs », souligne-t-il, mettant l’accent sur la nécessité de recherche des moyens pour relever ces défis. D’après lui, en termes de solutions, il faudrait absolument que l’Afrique, en particulier l’Afrique de l’Ouest, puisse s’attaquer aux problèmes liés au parasitisme pour améliorer les rendements et revoir également la qualité de sa fibre. »Jadis notre fibre était de bonne qualité. Mais aujourd’hui avec le parasitisme, la production et la qualité sont affectées », reconnaît-il.
Dans la même veine, le consultant exhorte le continent à faire preuve de rigueur dans les différents mécanismes d’achat du coton graine pour améliorer son classement.
S’agissant de la transformation du coton produit en Afrique, l’ancien Directeur industriel du CMDT souligne que le continent est à l’étape de la »transformation primaire ». Cette étape pour la plupart des pays consiste à séparer la fibre de la graine. Si la graine est envoyée dans les huileries locales, la fibre par contre est exportée, à l’échelle de 95 à 98%, vers l’extérieur. Désormais, l’objectif visé à travers les différents programmes régionaux et sous régionaux est de transformer la fibre en tissu pour augmenter la plus value et créer de l’emploi.
Pour l’instant, mentionne le consultant, le Bénin s’est fait une référence en matière de la transformation de la fibre en tissu à travers sa Zone industrielle clé : La GDIZ (Glo-Djigbé Industrial Zone).
»Le pays est éligible au programme »Made in West Africa » de l’OMC et de la FIFA pour la fourniture des maillots pour la Coupe du Monde », a-t-il indiqué.
M. Sadio SISSOKO a exprimé son optimisme pour la transformation industrielle du coton africain. Il fonde son espoir sur des projets de transformation locaux en cours, indispensables pour faire vivre l’économie du continent. Des projets qui devraient permettre aussi la création des emplois pour les populations.
Le président de l’Union des Ressortissants de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) Togo, BAH Amadou Oury s’est félicité le samedi dernier à Lomé, du début de la CEDEAO des peuples, à l’issue du »Village de la CEDEAO », un évènement marquant les 50 ans d’existence de l’organisation sous régionale. Il s’est dit heureux du fait que la Représentation et la Commission de la CEDEAO ont donné toute la responsabilité de mobilisation des citoyens communautaires et nationaux à la société civile. »C’est un tournant. C’est la preuve que les Chefs d’État optent pour la CEDEAO des peuples », a-t-il dit.
Selon le guinéen, le mérite est aux Chefs d’État de l’organisation qui ont choisi d’amoindrir la souveraineté nationale de leur pays pour l’attribuer à la CEDEAO dans le but de favoriser l’intégration.
M. BAH Amadou Oury a en outre évoqué des projets dont la mise en œuvre pourrait favoriser davantage l’intégration régionale des pays de l’espace. Il a cité à juste titre, le projet visant à réduire des taxes sur le transport aérien; le projet routier du corridor Abidjan Lagos; le projet de mise en place des réseaux ferroviaires pour l’interconnexion de la région ouest-africaine ; et le projet énergétique.
Ces projets susmentionnés, fait-il noter, s’ils venaient à être exécutés, contribueront davantage à l’intégration et à la libre circulation des personnes et des biens.
Dans cet entretien accordé à notre rédaction, il a mentionné le rôle d’acteur clé du Togo, un véritable modèle qui favorise sans contraintes la circulation des ressortissants de l’espace régional sur son sol.
Au cours de cet événement populaire et festifs qui a rassemblé les ressortissants de tous les États membres de la CEDEAO, trois personnes très engagées par leur rôle clé dans la transhumance, favorisant la paix et le vivre-ensemble, ont été distinguées.
Le Togo a été au centre de la célébration du cinquantenaire de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). C’était ce samedi 11 Avril 2026, sur l’Esplanade du Palais des Congrès de Lomé, à travers un évènement singulier dénommé »Village de la CEDEAO ». Il s’agit d’une commémoration qui a rassemblé les ressortissants des États membres de l’organisation sous régionale.
Au-delà des discours officiels et la parade de chaque État membre, par ses ressortissants, cette célébration a donné aussi lieu à la distinction certaines figures engagées dans la médiation permanente entre éleveurs et agriculteurs pour une cohabitation pacifique. Parmi ces lauréats, figure Rugga Oumar Bokoum Arzouma, Président du Conseil national des Éleveurs pasteurs du Burkina Faso. Pour ce dernier, cette distinction honorifique vient renforcer son engagement dans sa mission de recherche de la paix entre éleveurs et agriculteurs. »Ce prix est un coup de fouet pour que je m’engage davantage dans cette dynamique. », a-t-il déclaré.
S’agissant de sa mission qui lui a valu ce prix »d’engagement remarquable en faveur de la paix et du vivre ensemble », Oumar Bokoum Arzouma, Rugga de Ouagadougou, a expliqué que son rôle est d’empêcher des débuts de crise, l’étouffer avant qu’elle ne naisse. » Mais lorsqu’une crise naît, nous faisons tout pour trouver un compromis entre les communautés pastorales et agricoles. Ainsi, on minimise les dégâts. Nous essayons de remonter à l’origine de la crise, de dissuader les parties pour que cette crise n’éclate pas. Car, lorsqu’il y a une crise, chacun l’interprète à sa manière », a indiqué ce leader de la communauté pastorale.
En termes de défis pour les 50 ans d’existence de la CEDEAO, Oumar Bokoum Arzouma a mis l’accent sur la nécessité d’œuvrer pour la libre circulation effective des personnes et des biens. »Si nous considérons que nous sommes dans une communauté des États et qu’on a des barrières, cela veut dire qu’il y quelque chose qui cloche quelque part », a-t-il indiqué, citant l’Espace Schengen sur le continent européen comme un modèle à imiter.
Membre de l’Union des Ressortissants de la CEDEAO, Rugga (titre donné à un leader de la communauté pastorale bien placé pour défendre les intérêts des éleveurs), s’est dit fier de ses années passées au Togo qui lui ont permis d’être imprégné des notions de la paix. »J’ai grandi ici au Togo, au pays de la paix et j’ai eu le sens des notions de la paix. C’est un pays de la paix que nous devons protéger à tout prix », a-t-il conseillé.
Ambassadeur de pastoralisme pour la paix, les compétences et les qualités de Rugga Oumar Bokoum Arzouma ont été saluées par le Président de l’Union des Ressortissants de la CEDEAO, BAH Amadou Oury. »Depuis 2017 que nous avons commencé des ateliers, conférences et fora sur le pastoralisme, il vient chaque fois démontrer des techniques pour nourrir les troupeaux afin d’amoindrir le risque d’aller dévaster les champs des producteurs. Il enseigne également la façon dont on peut construire des forages pour avoir de l’eau pour les animaux en saison sèche », a-t-il témoigné au sujet du leader Burkinabè en pastoralisme.
Ce montant a été avancé ce lundi 13 Avril 2026 par Docteur SORSY Dela à l’occasion d’une conférence sur la lutte contre la corruption, organisée par la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA), à l’intention des étudiants de l’Université de Lomé.
Axée sur le thème : »Problématique de la lutte contre la corruption : enjeux et défis », cette conférence a permis d’expliquer aux apprenants ce que c’est que la corruption, les degrés de corruption, les types de corruption et ses implications pour le développement d’un pays. Lors de sa présentation, le conférencier a souligné que les actes de corruption au Togo se chiffrent à plus de 10 milliards de francs CFA chaque année. Il s’est notamment basé sur des rapports d’enquêtes menées par l’institution chargée de la lutte contre la corruption dans le pays.
Futurs cadres et bâtisseurs du Togo de demain, les étudiants ont été appelés par le conférencier, SORSY Dela, Docteur en Éthique et Philosophie Politique, membre du Laboratoire des Mutations Politico-juridiques, Économiques et Sociales (LAMPES) de l’Université de Lomé, à cultiver l’intégralité (qui inclut d’après ses dires, la transparence, la vérité, l’honnêteté), laquelle doit être non seulement visible dans leurs comportements mais également dans leurs actions.
À l’entame de la conférence, Kimeabalou ABA, président de la HAPLUCIA, a indiqué que cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet d’intégration de la lutte contre la corruption dans les écoles et centres de formation au Togo. Un projet qui a pour objectif selon lui, d’inculquer »les valeurs d’éthique, d’intégrité, de responsabilité et de rectitude aux étudiants ».
Cette rencontre a reçu une adhésion massive des étudiants tant par la mobilisation que par les questions lors de la phase du débat qui a suivi la présentation du conférencier.
Au Togo, l’État ambitionne à travers cette institution, la HAPLUCIA, l’intégration des cours sur la corruption aux programmes d’études, du cours Primaire à l’Université en passant par le Secondaire, y compris également les centres de formation. Ce qui devrait permettre à long terme de former des générations de citoyens dotés de compétences et aussi des valeurs morales et d’éthique.
Au Cameroun, le Sénat est en deuil après le décès de son ancien président, Marcel Niat Njifenji, ce 11 avril 2026, à l’âge de 91 ans.
L’information a été rendue publique dans un communiqué officiel signé par Aboubakary Abdoulaye, actuel président de la haute chambre du Parlement.
Marcel Niat Njifenji avait occupé la présidence du Sénat du 12 juin 2013 au 17 mars 2026, marquant de son empreinte la vie institutionnelle du pays durant plus d’une décennie. Figure politique de premier plan, il était considéré comme l’un des piliers des institutions camerounaises.
Dans son communiqué, Sa Majesté Aboubakary Abdoulaye a exprimé « un profond regret » et a, au nom des membres du Bureau et du personnel du Sénat, adressé ses « sincères condoléances » à la famille du défunt, tout en leur témoignant sa compassion en cette période de deuil.
Le programme des obsèques de l’ancien président du Sénat sera communiqué ultérieurement, selon le président du sénat. Sa disparition suscite une vive émotion au sein de la classe politique et de l’opinion publique au Cameroun.